Direct Soir n°2 7 jun 2006
Direct Soir n°2 7 jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de 7 jun 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (285 x 380) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : Chirac dans le chaudron du foot

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 7 juin 2006 8 C.PLATIAU/REUTERS L’ACTU FRANCE Infos du jour Deutsche Börse veut encore y croire. Dans la course à la fusion avec Euronext, c’est pourtant le New York Stock Exchange qui semblait l’avoir emporté. Pour échapper à une fusion avec la Bourse allemande, le patron d’Euronext, Jean-François Théodore, s’était rapproché des Américains, signant un accord de principe sur leur fusion le 2 juin dernier. Hier, à l’issue d’une rencontre avec Angela Merkel, Jacques Chirac est venu mettre son grain de sel. Il s’est déclaré en faveur de Deutsche Börse et d’un accord franco-allemand qui permettrait à la Bourse de Paris de maintenir un minimum d’activité et d’emploi. Le ministre de l’Intérieur voit un autre ministre lui couper l’herbe sous le pied : 42% des Français préféreraient voir nommé Jean-Louis Borloo comme premier ministre, plutôt que Nicolas Sarkozy, selon le sondage CSA/Aujourd’hui en France/Le Parisien/i-télé. Par ailleurs, 57% des sondés jugent Nicolas Sarkozy capable de réformer le pays, contre 32% seulement pour le ministre de l’Emploi. Léon Veil avait 109 ans, et il était l’un des sept derniers poilus de 14-18. L’ancien combattant est mort hier, dans le Val-de-Marne. Il avait été mobilisé en 1917 lors de la bataille du « Chemin des dames », et s’était, lors de la deuxième guerre mondiale, engagé dans la Résistance. Les cours ont repris normalement ce matin au collège Anatole France de Marseille, au lendemain de l’agression de la principale de l’établissement. Elle avait été rouée de coups, avant de prendre la fuite. Les jeunes gens étaient venus effectuer une expédition punitive. Une jeune fille, à priori à l’origine de l’incident, a été mise en garde à vue. Les chasseurs majoritaires à l’assemblée ? Hier en tout cas, un pigeon a été abattu, à défaut d’avoir été capturé. Le volatile s’était introduit dans l’hémicycle en fin d’apres-midi, ce qui s’était produit il y a... quinze ans déjà. SOCIAL Merci Léon h C’était il y a soixante-dix ans, dans la nuit du 7 au 8 juin 1936. Léon Blum, alors président du Conseil – équivalent de notre Premier ministre version troisième République – s’était entouré de la Confédération générale du patronat et de la CGT afin d’apposer leurs paraphes sur les accords relatifs aux congés payés et la semaine de 40 heures. Innovation sociale majeure pour les travailleurs employés, l’obtention des congés payés est associée à l’avènement du Front populaire en France. Les douze jours prévus initialement n’ont cessé de s’allonger au fil des années : aujourd’hui, tout travailleur salarié ou assimilé peut jouir de cinq semaines de vacation annuelles, à la charge de son employeur. De quoi faire saliver les professions indépendantes ou libérales qui, elles, n’en bénéficient pas. Happy birthday les congés payés. Caroline Halazy, Samantha Szwec, Bérengère de Termont KEYSTONE-FRANCE/GAMMA AFP SANTE/Les urgences en bonne santé h Trois ans après la crise de la canicule, et de nombreuses embauches plus tard, les services d’urgences français se portent bien. C’est le constat qui s’impose alors que s’est ouvert ce matin le congrès « Urgences 2006 ». Cette réunion, qui rassemble durant trois jours 4 000 médecins propose d’examiner les différents aspects de la spécialité urgentiste : responsabilité, éthique, technique... Une spécialité à laquelle ont recours quinze millions de Français chaque année – dont un million pour des secours vitaux –, selon le ministère de la Santé. Et pourtant, à l’été 2003, la canicule mettait sous les projecteurs les carences du système. Résultat, un mois plus tard, le plan Urgences de Jean-François Mattei, alors ministre de la Santé, était activé pour une durée de cinq ans. « Ce plan a eu de réels effets positifs, constate Marc Giroud, président du Samu de France. Grâce à la h C’est une première. Hier, l’Etat et la SNCF ont été condamnés pour leur rôle dans la déportation de juifs à verser 62 000 euros aux plaignants : des membres de la famille du député Vert européen Alain Lipietz, déportés en 1944 vers le camp de Drancy. Le tribunal administratif a noté que la SNCF « n’a jamais émis ni objection ni protestation sur l’exécution de ces transports, facturés au tarif de troisième création de centaines de postes d’infirmiers et d’auxiliaires, les services d’urgence sont aujourd’hui dans une bien meilleure situation. » En 2004 et 2005, ce sont ainsi 330 millions d’euros qui ont été engagés dans ce plan, et 275 établissements en ont bénéficié. La publication de nouveaux décrets par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le 24 mai, « permettra la mise en réseau des services d’urgences », ajoute Marc Giroud. Le transfert des patients d’un service d’urgences à un autre, plus adapté à son problème, sera par exemple totalement pris en charge. Autant de bons points qui tranchent avec le discours de l’après-canicule. Marc Giroud met cependant un bémol en expliquant qu’un « manque de moyens demeure pour la formation ». La récente épidémie de chykungunya a par ailleurs montré que le délai de réaction à une crise n’est guère optimal. JUSTICE/SNCF le poids du passé classe », et qu’elle « a continué de réclamer le paiement de telles factures après la Libération ». La SNCF a décidé de faire appel de sa condamnation, jugée incompréhensible et « en complète contradiction avec les études faites par le CNRS » à qui elle avait ouvert ses archives. L’entreprise publique se défend en expliquant avoir « agi sous le régime de réquisition sans marge de manoeuvre ». GAMMA
www.directsoir.net POLITIQUE/A gauche toute mais pas tous Moins d’un an avant les élections présidentielles, le Parti socialiste présente un programme, à défaut d’un candidat. Quel qu’il soit, il devra se conformer à ce squelette clairement de gauche. « Un excellent climat », « sans crise de nerfs », « une réunion qui n’a pas tourné au procès de Mme Royal » … A écouter les commentaires des dirigeants socialistes, la réunion de validation du programme du Parti socialiste avait les allures d’une promenade de santé.Au terme de dix heures de discussions, seules trois abstentions ont été observées, dont celles d’Arnaud de Montebourg et de Jean- Luc Mélenchon,qui regrettait « des points essentiels ».Ségolène Royal, critiquée dans son camp depuis plusieurs jours après des annonces fracassantes,n’a proposé aucun amendement, et affirme : « Le projet socialiste sera le mien ».Car il s’agit bien de cela : donner un cadre au futur candidat du parti de l’opposition, et quel qu’il soit. Les propositions du Parti socialiste ressemblent à un ancrage volontariste à gauche. C’estdit Si les Français, et les Européens d’une manière générale, pensent qu’ils vont pouvoir vivre tranquilles en continuant à ignorer la situation des gens en Afrique, ils se trompent. Ici, c’est la galère ! » Youssou n’Dour, chanteur sénégalais (Humanité Dimanche) Caroline Halazy, Bérangère de Termont, « Le projet socialiste sera le mien » Ségolène Royal Le Smic à 1 500 euros La première mesure est de fixer le SMIC à 1 500 euros d’ici à 2012. Le Parti socialiste a aussi inscrit dans son programme le terme de « bouclier logement ». Le projet propose aussi une refonte des institutions, pour se rapprocher d’une république parlementaire. Il est question d’y inclure une procédure d’ » impeachment », formule américaine qui donne la possibilité de destituer le président de la République en cas de « faute politique lourde ». Ceci pour mettre un terme à l’irresponsabilité politique du chef de l’Etat.Aucune allusion à l’encadrement militaire dans le projet du Parti socialiste validé cette nuit.Mais rien qui ne l’exclue. Pour Roland Cayrol, directeur général de l’institut de sondages CSA,les programmes du PS ont tendance à surtout apaiser les tensions. « L’un des grands classiques socialistes, lors de ses synthèses, c’est de donner à chacun un point de texte qui va lui faire plaisir.Cela sauvegarde l’image d’unité du parti. Et on remet à plus tard les problèmes. » Il restera de la latitude à chacun des présidentiables pour imposer ses vues. Exemple avec Ségolène Royal qui, dès ce matin, sur RTL,émettait encore des réserves sur les 35h, « qui doivent être mieux pilotées ». « Elle sera obligée de se conformer au programme jusqu’à la désignation du candidat officiel du PS,explique Roland Cayrol. Elle doit montrer qu’elle est disciplinée,et dire qu’elle se retirera si un meilleur candidat se présente... Mais par petites touches,elle montrera à l’opinion extérieure au parti qu’elle rejoint les préoccupations des Français ». Ce matin toujours sur RTL, la président de la région Poitou- Charentes a aussi parlé du respect à l’intérieur du parti. « Je suis l’une des seules à ne jamais dire de mal d’autres socialistes. C’est une question de respect. » C’est une remontrance explicite envers les présidentiables du PS,actuellement que des hommes qui, pour réussir dans la course à l’Elysée, devront changer de registre vis-à-vis de celle que les électeurs de gauche solicitent à 62% (sondage LH2/Libération). Roland Cayrol est formel : « Les candidats à la candidature doivent se faire admettre par les adhérents. Ségolène Royal les froisse, parfois, mais plaît aux autres.C’est un jeu habile ».Les fabiusiens ont tenté de faire inscrire le refus de la « militarisation de la société ».Y Roudy s’est rangée aux côtés de Ségolène Royale, en rappelant l’une des décisions de François Mitterand, en 1981. Le président socialiste avait alors avait demandé lors d’un conseil des ministres que « l’armée intervienne dans certains quartiers pour faire faire du sport aux jeunes gens". Pour S. Royal, « il ne faut pas se focaliser sur un mot.Je suis contente »,a-t-elle conclu ce matin sur RTL,en rajoutant « Je conserve toute ma liberté de parole ». « Mme Royal peut nous rejoindre. Bienvenue au club ! Surtout qu’elle vient sur nos idées ». Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur. « A 26 ans, on ne récupère pas aussi vite qu’à 17 ans. La fraîcheur entre en jeu. » Martina Hingis P.ANDRIEU/AFP V. KESSLER/REUTERS M BUREAU/AFP FRANCE INVESTISSEMENT/France, on t’aime h Bonne nouvelle : la France confirme son troisième rang des pays d’accueil pour les investissements directs étrangers, derrière le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Entre 2003 et 2005, l’Hexagone a ainsi reçu 32,4 milliards d’euros de l’extérieur. Christine Lagarde, la ministre déléguée au Commerce extérieur, a salué l’augmentation du nombre de cadres étrangers en France. Selon elle, la qualité des infrastructures de transport, ainsi que l’efficacité et la qualité de la main-d’œuvre française constituent les points forts du territoire. En revanche, des efforts restent à faire en matière de flexibilité du marché du travail et de fiscalité d’entreprise. Le Medef a dénoncé les faiblesses de l’enseignement supérieur. ECONOMIE/Banco bancaire h C’est fait. Hier soir, les Caisses d’épargne et les Banques populaires ont scellé leur alliance en vue de la naissance d’un nouveau champion du secteur bancaire français. Avant la fin de l’année, Natexis servira leurs ambitions en France et à l’international. Cette entité regroupera plusieurs activités des deux banques, notamment leur banque de financement et d’investissement. Coté en Bourse, Natexis capitalisera plus de 20 milliards d’euros et sera, selon les deux mutualistes, « à même de jouer un rôle significatif dans le paysage bancaire européen ». Un paysage en pleine restructuration qui contraint les banques à atteindre une taille critique si elle ne veulent pas être mises sur la touche. En réalisant des acquisitions par échanges de titres, NatIxis représentera l’opportunité pour ces banques de s’implanter à l’étranger, où elles sont encore peu présentes. Lors de l’annonce du projet le 13 mars dernier, les analystes avaient salué la logique d’un rapprochement entre deux acteurs très complémentaires. En revanche, la CDC, opposée au projet, se retire des Caisses d’épargne, pour 7 milliards d’euros. Ph. Dupont, Ch. Milhaud Directsoir t Mercredi 7 juin 2006 9



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