Direct Soir n°199 12 sep 2007
Direct Soir n°199 12 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°199 de 12 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Sean Connery seigneur du septième art

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
DR H. SCHMITZ Directsoir N°199/Mercredi 12 septembre 2007 14 CULTURE ÉVÉNEMENT Tous vivants ! Après deux ans de travaux, la Grande halle de La Villette rouvre ses portes avec une exposition grandeur nature autour de l’homme et de l’animal. Une œuvre de l’exposition Bêtes et hommes. Sur 3 500 m², dans un décor imaginé par l’architecte-scénographe Patrick Bouchain, fait de huttes en cordage, de toiles de jute et de tapis en coco, Bêtes et hommes interroge les rapports qui confrontent l’humain et l’animal dans le monde occidental. Si le sujet semble peu original, la force de l’exposition est de considérer l’animal comme un être vivant à part entière, mettant littéralement de côté sa représentation symbolique. Cette dimension inédite permet d’aborder le règne animal sans négliger son histoire, de comprendre ses évolutions et de mieux cerner les différentes perceptions du monde. Outre les questions philosophiques, si chères à Aristote, qui permettent de confronter hommes et animaux sur ce qui les confond et ce Une photo d’Helene Schmitz. TOP DES TOPS DR 1 EXPO qui les dissocie, l’exposition n’oublie pas les enjeux écologiques et sociétaux qui les lient ; l’extinction des espèces par exemple. Parmi, les nombreuses thématiques proposées par l’exposition, notons l’exemple du chien et l’analyse de sa nouvelle place dans notre société. Autrefois gardien de bétail, il est aujourd’hui sauveteur, guide, et prend parfois la place de l’enfant au sein des couples. Le chien devient prétexte à la sortie, initiateur de conversation, bref un objet social. Pleine de surprises et d’informations, la nouvelle Grande halle de La Villette mérite bien une visite en famille. Bêtes et hommes, jusqu’au 20 janvier 2008, Grande halle, Parc de La Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e. www.betesethommes.fr Bouquets garnis COMIQUE THÉÂTRE La nuit la plus longue ■ Jonathan Lambert reprend L’homme qui ne dort jamais, son premier one-man-show sur les pérégrinations scabreuses d’un insomniaque tour à tour alarme de parking, assistante de magicien, dame popo… Parce qu’il n’est pas du genre draps de soie, Jonathan Lambert fait plutôt dans le polyester qui gratte. Très présent en télé et radio, il crée des personnages comme Damien Baizé, obsédé sexuel la bave aux lèvres, ou Mr Pringle, un loser odieux et tellement trash qu’on a du mal à se souvenir du Jonathan chroniqueur propret du magazine Exclusif sur TF1. A l’affiche de Steak aux côtés d’Éric et Ramzy, un film au succès resté confidentiel cet été, souhaitons-lui, sur les planches, d’attirer les amateurs de cet humour particulier. Ce one-man-show est mis en scène par Arnaud Lemort. L’homme qui ne dort jamais, jusqu’au 15 sept. au théâtre de la Clarté à Boulogne-Billancourt (01 46 05 18 40), et du 25 septembre au 22 décembre à La comédie de Paris, Paris 9 e (01 42 81 00 11). Jonathan Lambert. ■ Le Centre culturel suédois rend hommage au botaniste Carlvon Linné à travers une série de pérégrinations florales. Les macrophotos d’Helene Schmitz rayonnent de couleurs et d’originalité, plus de 3 000 chrysanthèmes habillent les jardins, les verreries aux motifs fleuris s’exposent. Au Centre culturel suédois, le printemps persiste avec Carlvon Linné. Système et Passion, dès demain et jusqu’au 28 octobre. Centre culturel suédois, Hôtel de Marle, 11, rue de Payenne, Paris 3 e (01 44 78 80 20). L’aube, le soir ou la nuit Yasmina Reza, Flammarion jkle 2 Ni d’Eve, ni d’Adam Amélie Nothomb, Albin Michel 3 4 5 L’élégance du hérisson Muriel Barbery, Gallimard Cendrillon Eric Reinhardt Hachette La défaite en chantant Claude Allègre Plon jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de livres (hors livres de poche et BD) Le nouveau et très attendu roman d’Eric Reinhardt fait son entrée en quatrième position. Cette fresque sur la dérive économique de notre monde et la beauté des femmes, au travers de portraits de trois hommes, rappelle ce que nous cherchons tous : l’amour, le bonheur et la métamorphose. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : VIM/ABACA DR Shakespeare en série ■ L’ombre de William Shakespeare hante le théâtre du Nord-Ouest. De Roméo et Juliette à Peines d’amours perdues, en passant par Sonnets in love ou Macbeth, l’œuvre prolifique du dramaturge investit la scène. Au total, ce sont 34 pièces revisitées en alternance et une immersion totale dans la poésie shakespearienne. Des lectures didactiques pour passionnés aux grands classiques : la boucle est bouclée ! L’intégrale de Shakespeare, jusqu’au 9 mars, au Théâtre du Nord-Ouest, 13, rue du Faubourg-Montmartre, Paris 9 e (01 47 70 32 75). Programme : www.theatredunordouest.com LIVRE Au Rwanda, après les massacres, un difficile rapprochement ■ Après avoir interrogé les victimes du génocide dans le livre Dans le nu de la vie, récits des marais rwandais, puis les bourreaux dans Une saison de machettes, Jean Hatzfeld retrouve les habitants de la colline de Nyamata. Dans La stratégie des antilopes, l’auteur donne la parole tour à tour aux tueurs et aux survivants des massacres d’avril 1994 contraints de vivre ensemble. A lire ces témoignages croisés, rendus avec discrétion et rigueur, le lecteur comprend qu’Hatzfeld assiste à une réconciliation forcée par les peines de la vie. Le gouvernement est obligé de relâcher des tueurs que le pays ne peut se permettre de nourrir et qui sont essentiels à la reconstruction du pays. La stratégie des antilopes, de Jean Hatzfeld, éditions du Seuil, 19 €. DR
DR DR DR www.directsoir.net Samuel (Romain Duris) se décidera-t-il à grandir ? L’inspecteur Johnson (Sean Connery). ■ Enthousiaste velléitaire et incompris, Charlie sort d’asile pour libérer sa fille (Miranda) du carcan d’une Charlie (Michael Douglas). vie sécurisante mais triviale, et l’entraîner contre son gré dans une incertaine chasse au trésor. De la relation qui se tisse résultent des instants franchement drôles et émouvants. Dommage que cette comédie soit ternie par des patinages L’âge d’homme… « Peu de place a été laissée à l’improvisation car je n’aime pas sentir la complaisance qu’elle engendre », explique Raphaël Fejtö à propos des dialogues de son film. Le crime de trop ■ Tout ce qu’a vu l’inspecteur Johnson (Sean Connery) au sein de la police britannique depuis vingt ans l’a profondément marqué. Sa rencontre avec Baxter, suspect dans une série d’agressions sur des fillettes, fera émerger toute l’agressivité qu’il avait contenue jusqu’ici. Œuvre dérangeante, The Offence (1972) de Sydney Lumet n’était encore jamais sorti en France. The Offence, de Sydney Lumet. En salle. (Lire le portrait de Sean Connery p.6) Michael Douglas fait son show Avec ce premier long-métrage présenté en ouverture du Festival de Deauville, Mike Cahill fait une entrée plutôt réussie dans le monde du cinéma indépendant américain. scénaristiques, traduits par d’épuisantes redondances. Evan Rachel Wood, dont le surjeu graduel ne cache pas la pauvreté des répliques, est ravalée au rang de faire-valoir de Michael Douglas. Tout comme Miranda à celui de Charlie dans l’histoire. Ajoutons que l’irrésistible quête du héros, saupoudrée de culpabilité paternelle, se double d’une volonté de rédemption… dont l’accomplissement surviendra autant dans le sacrifice que dans le succès. Alors oui, Charlie est bien le roi, mais surtout celui des puritains. King of California, de Mike Cahill. En salle. APPEL AUX LECTEURS Envoyez-nous vos messages personnels, réactions ou commentaires sur l’actualité à l’adresse lejournal@directsoir.net objet : courrier des lecteurs. 15 Dur d’être un homme ★★★★★ Dans « L’âge d’homme… maintenant ou jamais », Raphaël Fejtö observe trois hommes trentenaires aux prises avec les difficultés de l’engagement. Samuel (Romain Duris) vit depuis un an avec Tina (Aïssa Maïga). Un matin, assailli par le doute, il prend conscience qu’il n’est pas à la hauteur de la femme qu’il aime. Il se donne alors vingt-quatre heures pour s’engager pour de bon ou pour la quitter. Raphaël Fejtö, camarade de classe de Romain Duris –qu’on a pu voir dans le film de Louis Malle Au revoir les enfants– décrit la peur de s’engager d’un trentenaire, ex-célibataire endurci. Trente ans, l’âge des projets, du mariage, des enfants, de tous les engagements. Mais aussi l’âge des indécisions que subit le personnage de Samuel. En perpétuel conflit entre l’image qu’il croit vouloir concrétiser et la recherche de ses désirs sincères. L’âge d’homme… maintenant ou jamais, est le deuxième long-métrage de Raphaël Fejtö. Si l’on croit à peine aux doutes du personnage de Samuel, cela a peu d’importance. Le sujet de l’engagement n’est CULTURE CINÉMA qu’un prétexte à explorer l’imaginaire des hommes dans leur vie de couple, leurs interrogations sur celle-ci. Aux côtés de Samuel, il y a ses amis Jorge et Mounir. Jorge (Clément Sibony), est celui qui a sauté le pas : il s’est engagé. Quel frigo va-t-il acheter, sera-t-il pratique quand il aura des enfants ? Mounir (Rachid Djaïdani) a choisi un chemin atypique : il fait un enfant avec une lesbienne. Le film donne le loisir de retrouver un Romain Duris bouffon, déguisé en Léonard de Vinci ou en homme de Cro-Magnon. Par moments le trait comique, un peu exagéré, réduit le film à quelques sketchs. Mais la description des situations intimes sonne juste. Raphaël Fejtö a tourné L’âge d’homme… dans le nouveau quartier de la Grande Bibliothèque. Quartier en pleine mutation, il représente remarquablement l’état d’esprit de Samuel. Deviendra-t-il un homme ? Le doute n’est pas permis. L’âge d’homme… maintenant ou jamais, de Raphaël Fejtö, en salle.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :