Direct Soir n°194 5 sep 2007
Direct Soir n°194 5 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°194 de 5 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Amélie Nothomb seizième roman, nouveau succès

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°194/Mercredi 5 septembre 2007 8 EN COUVERTURE J’imagine mon inconscient comme un gigantesque processus digestif la nature du sentiment amoureux. Quels sont les signes de l’amour ? Comment se rend-on compte que l’on est amoureux ? Elle avoue : « Je n’éprouvais pas ce qu’on voulait que j’éprouve et cela, c’était vraiment gênant pour moi. » Des années plus tard, lors d’une dédicace pour la parution de son premier livre au Japon, elle comprend enfin la nature de cet amour lorsque Rinri lui souffle : « Je veux te donner l’étreinte fraternelle du samouraï. » COMME UNE THÉRAPIE Un amour « merveilleux », presque enfantin. « On était des enfants parce qu’on devait réapprendre la culture de l’autre. Moi j’avais l’impression d’avoir à nouveau 5 ans. » Pour grandir, sans doute vaut-il mieux fuir ? Cette fuite scelle définitivement la fin de son « destin japonais ». Cet « échec japonais » se TROIS REPÈRES ITINÉRAIRE ■ Amélie Nothombest née le 13 août 1967, à Kobe, au Japon. Fille de l’ambassadeur et écrivain Patrick Nothomb, elle a vécu ses cinq premières années dans ce pays. Elle passe son enfance à suivre son père de la Chine à la Birmanie en passant par New York, avant de retourner en Belgique à l’âge de 17 ans pour entamer des études de philosophie ancienne. révèle une occasion de s’affirmer : « Ces années japonaises, et pas seulement par l’échec que j’ai vécu dans l’entreprise, ont été essentielles non seulement dans l’affirmation de moi mais aussi dans l’affirmation de moi en tant qu’écrivain ». Le Japon a agi comme une thérapie et mis en lumière ses thèmes de prédilection, comme l’exploration du Mal. « Toutes les personnes dont j’ai pu tomber amoureuse dans ma vie étaient des personnes qui avaient au moins en elle la possibilité du mal. Il me faut peutêtre cela pour me reconnaître un petit peu en l’autre ». Rinri, lui, n’était que douceur et gentillesse. Autre thème dans ces pages, sa fascination pour la beauté : « Je sens que la vie, cela sert à voir la beauté, à la constater, à s’en extasier. » Elle la décrit ici à travers L’ÉCRITURE ■ Amélie Nothombécrit depuis ses 17 ans, au moins 4 heures par jour. Elle en parle comme d’une obsession. Elle a publié seize romans, dont Hygiène de l’assassin (1992), Le sabotage amoureux (1993), Les catilinaires (1995), Stupeur et tremblements (1999) vendu à près de 500000 exemplaires, Métaphysique des tubes (2000) et, l’année dernière, Journal d’hirondelle. Amélie Nothombse prête à l’exercice des dédicaces. Ici, à Bruxelles, en février 2006. l’évocation de ces paysages typiques, mais aussi de la beauté humaine et spirituelle qui rime parfois avec bonheur lorsqu’elle évoque les habitants d’Hiroshima : « C’était comme si, ici, les êtres vivaient plus fort qu’ailleurs. (…) Il en résultait une impression d’optimisme qui recréait l’ambiance d’une époque où l’on croyait encore en l’avenir. » Un roman impressionniste, une romancière apaisée ? Elle s’en étonne presque. « Il n’est pas banal que j’écrive une histoire où personne n’a envie de massacrer personne. » Mais les lecteurs assidus d’Amélie Nothombpeuvent se rassurer : « Dans ce que j’ai écrit depuis, le désir de meurtre est réapparu parce que le désir de meurtre fait partie de l’humanité. » Parleraitelle déjà du sujet de son prochain livre, qui sortira forcément en septembre 2008 ? E. ROBERT/CORBIS SYGMA T. TRONNEL/CORBIS VUE PAR… Richard Ducousset, son éditeur « Amélie Nothombest le contraire d’un écrivain marketing » Richard Ducousset. ■ « Amélie Nothombn’a rien de commun. Elle est unique. Dès son premier roman, Hygiène de l’assassin, nous avons été stupéfaits. Nous n’étions pas loin de penser que c’était l’œuvre cachée sous un pseudonyme d’un grand écrivain connu tant ce manuscrit original, subtil, maîtrisé sortait du lot. La découverte de l’auteur en jeune fille singulière, d’une incroyable authenticité, a redoublé notre émerveillement. Les seize livres qu’elle a publiés depuis ont confirmé ce sentiment d’une œuvre véritable et d’un auteur pour qui la littérature est une nécessité absolue. Ses livres sont sa vie, et on ne l’imagine pas sans livres. Elle est le contraire d’une star en représentation, même lorsqu’elle aimante des foules entières dès qu’elle paraît en public. Elle est le contraire d’un « écrivain marketing » qui fabrique, même si elle a un succès public considérable et planétaire (traduite dans plus de quarante pays dans le monde). Elle reste totalement, intensément elle-même, avec tous les attributs d’un grand écrivain : un univers qui n’appartient qu’à elle, un style, une écriture, un ton, un sens de la formule, un humour, une rapidité, une subtilité immédiatement reconnaissable. Difficile de ne pas être fou d’Amélie Nothomb. Elle ne génère pas les sentiments tièdes. » LE CINÉMA ■Amélie Nothombest très sollicitée par le cinéma. Hygiène de l’assassin a été porté à l’écran en 1998 par François Ruggieri. Le résultat fut décevant. En revanche, l’adaptation de Stupeur et tremblements, d’Alain Corneau, avec Sylvie Testud en 2003, fut un succès. Pierre Granier-Deferre a acheté les droits des Catilinaires, mais ne l’a pas encore adapté. B. GUAY/AFP



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