Direct Soir n°188 28 aoû 2007
Direct Soir n°188 28 aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°188 de 28 aoû 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Hubert Reeves l'homme qui parle aux étoiles

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J. CAROT L. LECAT Directsoir N°188/Mardi 28 août 2007 14 CULTURE EXPO Voyages artistiques à Saint-Tropez Saint-Tropez met à l’honneur des artistes du bassin méditerranéen. Cette deuxième édition des Etés culturels conduit aux portes de l’Orient et de l’Occident. Parmi les œuvres exposées, cette installation du Français Kader Attia. TOP DES TOPS DR 1 Harry Potter and the Deadly Hallows J.K. Rowling/Olf jkle La première édition des Etés culturels de Saint-Tropez avait été consacrée à la création contemporaine féminine en Europe. La deuxième édition s’attache à l’art contemporain méditerranéen. Cette année, la station balnéaire accueille plus de quatre-vingts artistes venus de seize pays du bassin méditerranéen. Suzanne van Hagen, commissaire générale du parcours artistique de l’Eté culturel 2007, explique que l’idée est de montrer ce qui « se passe sur la scène artistique de pays si différents et pourtant en contact géopolitique constant ». Six lieux d’exposition perpétuent la tradition de terre d’accueil et d’échanges de la ville. Se dressent dans les jardins de la citadelle des sculptures monumentales ainsi que des photographies, des céramiques contemporaines et des installations dans le donjon. Au Lavoir Vasserot, la mode sera à l’honneur avec une exposition de portraits de femmes méditerranéennes ayant marqué l’histoire de la mode. Le musée de l’Annonciade rend hommage à Picasso en réunissant des œuvres de l’artiste dont les sujets – la tauromachie, les faunes, les centaures, le Minotaure – sont liés aux traditions et à la mythologie méditerranéennes. Enfin, ce sont les rues et le port qui se prêtent au jeu de rencontres artistiques puisque des interventions ont lieu directement in situ durant cette période estivale. Dialogues méditerranéens, jusqu’au 15 octobre, Saint-Tropez. EXPO Les pièces d’une vie de famille ARTS ■ Alma, une jeune femme qui souhaite devenir écrivain, tente de reconstituer l’histoire de sa famille, de ses parents, Lou et Faye, et de son frère, Eddie. Elle rassemble les fragments de leur vie dans le Brooklyn du début des années 1950. Chacun, tout au long de sa vie, a voulu toucher du doigt le bonheur, mais à quel prix ? Sébastien Azzopardi adapte la pièce de Woody Allen A Second Hand Memory au théâtre du Palais-Royal, sur une mise en scène de Annick Blancheteau et Jean Mouriere. A l’heure des choix, l’acteur Michel Aumont oscille entre amour et argent. Une famille qui recèle tant de secrets que le Puzzle ne sera pas facile à reconstituer. Puzzle, de Woody Allen. Adaptation : Sébastien Azzopardi. Mise en scène : Annick Blancheteau et Jean Mouriere. Avec Michel Aumont, Geneviève Fontanel… Théâtre du Palais-Royal, 38, rue de Montpensier, Paris 1 (01 42 97 40 00). African way of art ■ Naïve, épurée, tribale, la culture africaine inspire. A l’instar de l’American Way of Life, les « arts premiers » marquent de leurs griffes les créations contemporaines par-delà les frontières. L’exposition African Way témoigne de cette influence. Tels des catalyseurs de l’art « afro », neuf artistes rendent compte de cet engouement. Photographies en noir et blanc, peintures saturées, sculptures ethniques : le sceau africain rayonne à l’Orangerie de Madame Elisabeth. African Way. Jusqu’au 23 septembre à l’Orangerie du domaine de Madame Elisabeth, 26, rue Champ-Lagarde, Versailles (Yvelines) (01 39 07 71 38). 2 L’élégance du hérisson Muriel Barbery/Gallimard 3 4 5 Cahier pour de adultes vacances de 17 à 77 ans/Chiflet THÉÂTRE Argent, famille ? Michel Aumont hésite… L’erreur est humaine Woody Allen/Flammarion Ni d’Eve ni d’Adam Amélie Nothomb/Albin Michel jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de livres (hors BD et livres de poche) Harry Potter est toujours autant plébiscité (même dans sa version anglaise). La fin des vacances offre un choix de lecture varié, qui va du roman de Barbery au recueil de nouvelles de Allen, en passant par le cahier de vacances malin, sans oublier le dernier Nothomb. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : G. GAFFIOT/VISUAL THÉÂTRE Un vaudeville façon Guitry ■ Un mari, deux femmes : une situation qui serait presque banale si l’une des deux était la maîtresse. Mais Marie-Thérèse et Marie-Jeanne sont non seulement sœurs, mais aussi toutes deux les épouses légitimes de Jean-Pierre. Tandis qu’elles se chamaillent pour garder leur époux, lui s’aperçoit qu’il n’en aime vraiment aucune. Jean-Laurent Cochet joue et met en scène avec talent cette pièce imaginée par Sacha Guitry il y a plus de cinquante ans. Aux deux colombes, jusqu’au 30 septembre au Théâtre la Pépinière-Opéra, 7, rue Louis-le-Grand, Paris 2 (01 42 61 44 16). LIVRE Vol d’identité ■ Dana Halter, une jeune femme sourde, se retrouve victime d’un escroc qui a usurpé son état civil. Face à l’inertie de la police, elle décide de partir elle-même à la recherche de son double, un certain William Peck Wilson, qui a trouvé cette combine pour financer sa nouvelle vie. Le nouveau roman du prolifique T.C. Boyle, Talk Talk, est une quête d’identité. Non pas d’un point de vue psychologique, mais au sens propre. Alternant les points de vue entre les protagonistes, Boyle orchestre une coursepoursuite à suspense, où chacun des personnages est tour à tour le chat ou la souris. Un excellent divertissement. Talk Talk de T.C. Boyle, Grasset, 439 p., 21,90 €. COMPOS DR
DR PARAMOUNT www.directsoir.net William Hurt, « démon intérieur » de Kevin Costner dans Mr. Brooks. La vache Otis, héros de La ferme en folie. Quand le fermier n’est pas là… ■ DVD. Comme dit l’adage, quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Mais à la ferme, ce sont veaux, vaches, cochons et poules qui s’en donnent à cœur joie quand monsieur Pecore, le gentil fermier, s’absente. La ferme en folie est un film d’animation dont les gags et les numéros musicaux raviront les plus jeunes. La ferme en folie, de SteveOedekerk, Paramount Home Entertainment Vidéo, 19,99 €. Deux êtres et le néant Avec « Nothing », Vincenzo Natali confirme son talent pour la représentation visuelle de concepts philosophiques. ■ Qui n’a jamais rêvé de faire disparaître ce qu’il exècre le plus ? Dave (David Hewlett) et Andrew (Andrew Miller), colocataires et amis d’enfance, détestent particulièrement le monde dans lequel ils vivent. Alors qu’ils sont cernés par la police, accusés à tort de pédophilie et de détournement de fonds, les deux hommes parviennent à supprimer l’univers. Plongés dans le néant, leur maison pour tout refuge, ils font alors l’expérience du vide. Rien. La dimension dans laquelle ils se trouvent est dénuée de tout. Pas d’humains, pas d’animaux, pas de bruit. Leur soulagement premier se mue rapidement en angoisse. L’existence a-t-elle un sens si l’on est seul ? Avec ce long-métrage, le réalisateur de Cube (1997) réaffirme son goût pour la sciencefiction paranoïaque. Filmée sur un fond blanc extrêmement lumineux, la représentation du DR Dave et Andrew font « l’expérience du vide ». néant est sublimée par les arrangements sonores. Le film Nothing dérange et effraye, mais pose avec humour les questions qui hantent l’humain depuis toujours. Nothing, de Vincenzo Natali, en salle demain. Evans et Gideon ont également écrit les scénarios de Stand By Me, de Rob Reiner, et de Starman, film culte de John Carpenter. 15 Criminelleaddiction ★★★★★ « Mr. Brooks » explore la dimension obscure d’un personnage irréprochable en apparence. Ambiguïté est sans doute le maître mot pour qualifier Mr. Brooks. Utilisé à contreemploi, à l’instar de son rôle dans le longmétrage de Clint Eastwood, Un monde parfait, dans lequel on avait pu apprécier son jeu équivoque, Kevin Costner campe ici un Dr Jekyll des temps modernes. Mr. Brooks est élu « homme de l’année ». Son entreprise à Portland est florissante et sa vie de famille épanouie. Mais il n’a pas tué depuis deux ans et l’envie le reprend. Epoux attentionné et père attentif le jour, il se révèle un être sanguinaire la nuit, un serial killer. Sur une trame élimée jusqu’à la corde par de (très) nombreux thrillers psychologiques, Bruce Evans et Raynold Gideon, coscénaristes, choisissent de montrer le meurtre comme une maladie. L’idée première du duo était de faire un film sur la pire addiction à laquelle l’homme peut être soumis. Pour Gideon et Evans, c’est donc le meurtre. Marshall (splendide William Hurt), sorte d’ami imaginaire qui incarne CULTURE CINÉMA ses voix intérieures, agit comme un démon, l’encourageant à concrétiser ses pulsions, à passer à l’acte. EarlBrooks rechute. Le personnage a, comme tout le monde, un côté obscur. Mais le sien va au-delà du simple penchant ou de la luxure. Prenant comme angle l’addiction pour traiter le meurtre en série, les scénaristes ont voulu se garder de donner un point de vue moral. Cependant, quand on voit le personnage faire appel à la prière lorsque la tentation se fait trop pressante et qu’il ne souhaite pas y céder, suppliant Dieu de l’aider à accepter ce qu’il ne peut changer, on est en droit de se dire que l’Amérique religieuse n’est pas si loin. Et que sous couvert d’un personnage en lutte perpétuelle avec sa conscience, chacun peut faire ce qu’il veut tant que le scandale n’éclate pas au grand jour et que la famille n’est pas salie. Mr. Brooks reste un thriller inquiétant et torturé, dont les différentes intrigues s’entremêlent avec ingéniosité. Mr. Brooks, de Bruce A. Evans. Avec Kevin Costner, Demi Moore, Marg Helgenberger.En salle demain.



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