Direct Soir n°187 27 aoû 2007
Direct Soir n°187 27 aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°187 de 27 aoû 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : François Fillon les réformes de la rentrée

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR Directsoir N°187/Lundi 27 août 2007 14 CULTURE FESTIVAL Sur les planches de Paris A la Pour la huitième fois, la compagnie du Mystère Bouffe réitère l’expérience d’un festival de théâtre en plein air. Une initiative qui prend en compte les diversités culturelles, ethniques et sociales des publics auxquels elle s’adresse. Cité H, création de la troupe Mystère Bouffe : une fable contemporaine autour d’un fait divers. Le Festival itinérant des Arènes de Montmartre ne cherche pas à concurrencer le vénérable Festival d’Avignon. Il s’agit d’autre chose. L’idée de la compagnie organisatrice est de transporter le théâtre dans la rue, pour toucher un public large et peut-être séduire quelques non-initiés. Tous les visages du théâtre sont représentés.Théâtre forain, burlesque, poétique et même musical, les formes ne manquent pas pour permettre aux spectateurs de découvrir les pièces classiques comme les créations contemporaines. Du traditionnel Misanthrope de Molière à la fable contemporaine Cité H, création de la troupe Mystère Bouffe, tous les spectacles représentés TOP DES TOPS DR 1 MIKA LIFE IN CARTOON MOTION jkle contiennent des messages forts et visent une prise de conscience collective. En marge de la programmation officielle, ce festival permet également aux troupes amatrices de mettre à l’épreuve leur jeu et leurs créations, grâce aux scènes ouvertes. L’autre particularité de cet événement est de permettre la découverte de lieux insolites de la capitale et de ses environs (Arènes de Montmartre et de Lutèce, place Sainte-Marthe, Pré-Saint- Gervais…). Une initiative judicieuse pour échapper au spleen qui accompagne souvent la fin de l’été. 8 e Festival Itinérant des Arènes de Montmartre, jusqu’au 9 septembre. Tout le programme sur www.mysterebouffe.com MUSIQUE redécouverte du Far West ARTS ■ Cette exposition bouscule nos préjugés en présentant une centaine de photographies du Grand Ouest, prises au lendemain de la guerre de Sécession (1861-1865). Les Rocheuses, les canyons de l’Arizona, autant de panoramas sépia qui révèlent l’immensité de ces terres encore inconnues. De nombreux photographes, tel Timothy H. O’Sullivan, captent les regards de ces Amérindiens méconnus. En véritables témoignages scientifiques, ces tirages nous plongent dans la conquête du Far West. Visions de l’Ouest, jusqu’au 31 octobre, Musée d’art américain de Giverny, 99, rue Claude-Monet, Giverny (Eure), (02 32 51 94 65). Au son de Royaumont Fondée en 1229 par Louis IX, l’abbaye cistercienne de Royaumont a traversé les nombreux troubles de l’histoire de France. Lieu incontournable de toutes les musiques, l’abbaye n’accueillera pas moins de 42 concerts et spectacles pour la saison 2007. Profitant d’un cadre enchanteur et mariant patrimoine ancien et création, les notes et les pierres joueront ensemble pour le plaisir des yeux et des oreilles. Saison musicale de Royaumont, jusqu’au 21 octobre, abbaye de Royaumont, Asnières-sur-Oise (Val-d’Oise) (01 34 68 05 50). 2 AMY WINEHOUSE BACK TO BLACK 3 4 5 ROSE GRÉGORY LEMARCHAL LA VOIX d'UN ANGE EXPO Des portraits d’Amérindiens pris au XIX e siècle. CHRISTOPHE MAÉ MON PARADIS Mika : jusqu’où ? C’est à nouveau le talentueux Mika qui prétend à la plus haute marche du podium des meilleures ventes d’album. L’été lui aura été pour le moins fructueux, puisqu’il est entré dans l’histoire du hit parade des ventes françaises : début août, il était numéro 1 simultanément sur 5 formats à la fois (albums, singles, téléchargements single, albums, et compilations), du jamais vu ! Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP ROSE jkle jkle jkle jkle MUSÉE DU QUAI BRANLY/SCALA, FLORENCE DR THÉÂTRE Joyeuse soirée pour un mariage ■ Comment annoncer à une mère juive, possessive et acariâtre, un mariage improvisé à Las Vegas ? A ses risques et périls, David tente cette expérience rocambolesque lors du dîner familial d’Hanouka : un exercice de haute voltige. Sous la houlette de Jean-Luc Moreau, les comédiens Maaïke Jansen, Ary Abittan et les scénaristes Alex Pandev et Sylvie Audcoeur servent une comédie explosive et humaine. Humour et ambiance survoltée avec pour leitmotiv « Mais pourquoi mon fils ! » Happy Hanouka !, Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, Paris 8 e (01 42 65 35 02). David et sa mère un brin possessive. LIVRE Autopsie du bizutage Dix-huit ans à peine, le bac pour tout bagage et la certitude de n’être qu’à deux doigts de devenir l’élite de la nation. « Deux doigts », qui représentent en réalité deux ans de travail acharné pour qu’enfin les portes des grandes écoles s’ouvrent à une poignée d’entre eux. Pour survivre dans cette jungle faite de concours, d’échecs et de déceptions, certaines classes préparatoires autorisent le bizutage de leurs élèves. SolennColleter narre d’une belle plume la violence, les humiliations et les dérapages de ces « cérémonies d’intégration ». Pas d’emphase déplacée, simplement une description méticuleuse, crue et révoltante. Je suis morte et je n’ai rien appris, de SolennColleter, DR éd. Albin Michel, 19,50 €.
T. BENNETT/UNIVERSAL DR www.directsoir.net Les jeunes pacsés Larry (Kevin James) et Chuck (Adam Sandler). Follement gai ? ★★★★★ Une nouvelle comédie sur l’homosexualité qui n’aurait peut-être pas dû sortir du placard. Vu de France, le succès d’Adam Sandler a tout d’une curiosité. Quasi inconnu chez nous, ce comique est, avec son humour régressif, une véritable star aux Etats-Unis. Son nouveau film, Quand Chuck rencontre Larry, ne va certainement pas changer la donne. Malgré une avalanche de mauvaises critiques, le long-métrage s’est hissé au sommet du box-office américain, détrônant le dernier Harry Potter. En revanche, l’exportation outre- Atlantique de cette comédie estivale qui ne fait pas dans la finesse risque d’être une affaire bien plus délicate… Adam Sandler y incarne Chuck Levine, pompier célibataire et séducteur impénitent. Cet hétérosexuel convaincu accepte de se pacser avec son collègue et meilleur ami, Larry Valentine, afin que ce dernier touche une assurance-vie qui mettrait ses enfants à l’abri du besoin. Les deux compères pensent garder cette union secrète. Mais quand un inspecteur, envoyé par l’administration, commence à enquêter sur leur couple virtuel, Chuck et Larry doivent CULTURE 15 CINÉMA Le réalisateur Dennis Dugan a déjà travaillé avec Adam Sandler pour les comédies Happy Gilmore (1996) et Big Daddy (1999). tout faire pour prouver qu’ils sont bel et bien gays, quitte à devenir la cible de railleries de la part de leurs collègues. Quand Chuck rencontre Larry propose ainsi un florilège de gags attendus (scène de la savonnette dans les douches), de bimbos aguicheuses (Jessica Biel) et de numéros d’acteurs forcés (SteveBuscemi, Rob Corddry, Dan Aykroyd…) On se demande ce que vient faire dans cette galère le tandem Alexander Payne et Jim Taylor, auteurs de comédies aussi brillantes que Sideways ou Monsieur Schmidt. Mais le plus agaçant dans ce film est sa façon quasi hypocrite d’aborder le sujet de l’homosexualité. Durant les trois quarts du temps, il utilise grassement les clichés sur les gays à des fins comiques, avant de se dédouaner par une fin moralisatrice montrant les méfaits des préjugés. Pas certain donc qu’avec ses gros sabots, cette comédie marque une réelle avancée dans l’humour et la tolérance. Quand Chuck rencontre Larry, de Dennis Dungan. Avec Kevin James, Adam Sandler, Jessica Biel. En salle. Broadway à Paris ■ Dans J’aurais voulu être un danseur, Alain Berliner orchestre un film musical attendrissant. Quand la danse envahit la vie de François Maréchal, plus rien ne compte. Son rêve l’obsède et le destin familial resurgit. Soutenu par un trio de poids : Vincent Elbaz en Fred Aster débutant, Cécile de France, touchante mère au foyer et le regretté Jean-Pierre Cassel en père charismatique, la comédie musicale est remise au goût du jour. J’aurais voulu être un danseur, d’Alain Berliner. En salle mercredi. Cécile de France.



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