Direct Soir n°185 5 jui 2007
Direct Soir n°185 5 jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°185 de 5 jui 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy les 50 premiers jours

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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S. ERRICO/SOLUS-VEER/CORBIS/DR DR Directsoir N°185/Jeudi 5 juillet 2007 18 CULTURE LIVRES Des pages pour la plage En attendant le raz-de-marée de la rentrée littéraire, quelques conseils de lecture pour la période estivale. Sur la serviette de plage, cet été : la réédition d’un classique de la littérature, un New York post 11-Septembre, un professeur en exil à Paris et une concierge cultivée. Parmi les best-sellers du moment, deux livres se distinguent par leurs qualités littéraires : L’élégance du hérisson de Muriel Barbery (Gallimard, 359 p., 20 €) et La Femme du Ve de Douglas Kennedy (Belfond, 377 p., 22 €). Le premier est un phénomène éditorial atypique. Publié dans la plus grande discrétion à l’automne dernier, ce roman a bénéficié d’un formidable bouche à oreille, et ne quitte plus les premières places des meilleures ventes. En prenant comme héroïne une concierge parisienne amoureuse des livres, Muriel Barbery montre que la culture n’est pas que l’apanage des classes aisées. Douglas Kennedy est, lui, plus habitué au succès. Nous entraînant une nouvelle fois dans la chute de TOP DES TOPS DR EXPOSITION son héros, un prof américain exilé à Paris, il prouve que suspense et regard social ne sont pas incompatibles. Parmi les autres publications marquantes de ces derniers mois, on ne saurait trop vous conseiller Un roman russe d’Emmanuel Carrère (P.O.L, 358 p., 19,50 €), puissant récit autobiographique exorcisant des secrets de famille, ainsi que La belle vie de Jay McInerney (éditions de l’Olivier, 432 p., 22 €), brillante évocation des conséquences du 11 septembre 2001 sur les New-Yorkais fortunés. Enfin, les nouvelles traductions du Guépard (Seuil, 394 p., 22 €) et de Gatsby le magnifique (Grasset,258p.,20 €), donnent l’occasion de (re)découvrir ces chefs-d’œuvre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa et de Francis Scott Fitzgerald. EXPOSITION Sculpture catalane à Pompidou L’Amérique selon Weegee ■ Pendant la première moitié du XX e siècle, Arthur Fellig, dit Weegee, a exercé comme photographe de presse. C’est avec des clichés de meurtres et de gangsters qu’il a commencé à gagner en notoriété, avant de devenir l’un des plus grands photographes américains. Des oiseaux de nuit pris sur le vif, aux bourgeoises et aux enfants des rues de New York jouant avec l’eau, ses clichés dépeignent la société américaine de l’époque dans toute sa complexité. Weegee, jusqu’au 15 octobre, fondation Dina-Vierny, musée Maillol, Paris 7e. Tél. : 01 42 22 59 58. 1 Shrek le troisième Paramount Pictures jkle 2 Ocean’s 13 Warner Bros * L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, CONSOMMEZ AVEC MODÉRATION. ■ En hommage à l’un des fondateurs de la sculpture moderne, le Centre Pompidou met en place une grande rétrospective de l’artisan, peintre et sculpteur, Julio González. Destiné à une grande carrière d’orfèvre, cet étonnant personnage avait tout juste 16 ans quand il exposa ses œuvres pour la première fois. Toute sa vie, ses sculptures métalliques se sont nourries de cette technique, mais aussi d’une rencontre déterminante en la personne de Pablo Picasso qui lui a ouvert les portes du milieu artistique barcelonais. L’exposition met en valeur l’évolution de cet artiste atypique. D’un ensemble de bijoux et de pièces d’art décoratif, on passe à des figures de plus en plus géométriques qui montrent son attirance progressive pour l’abstraction cubiste. Dès les années 1930, Julio González s’attache à sculpter des œuvres monumentales et crée le concept de « dessin dans l’espace ». Près de deux cents œuvres sont exposées à la galerie d’art graphique du centre, tout au long d’un parcours chronologique et thématique agrémenté d’un ensemble d’archives éclairant l’influence de l’histoire de cet homme sur son art. Julio González, jusqu’au 8 octobre. Centre Georges- Pompidou, Paris 4e. Tél. : 01 44 78 12 33. ADAGP/COLL. DU CENTRE POMPIDOU/PARIS/DIST. RMN/P. MIGEAT ARTS THÉÂTRE Monsieur Cactus, Homme Cactus I, de Julio González. 3 4 5 Les films 13 Persepolis Diaphana Distribution Pirates des Caraïbes Walt Disney Studio Motion Pictures jkle jkle jkle jkle Roman de gare « Shrek » fait le plein. Avec 800 000 entrées cette semaine, Shrek brigue une troisième semaine au sommet du box-office français. La meilleure surprise est l’arrivée triomphale du film d’animation Persepolis, déjà primé Grand prix du jury au Festival de Cannes. Adapté d’une BD culte écrite et dessinée par Marjane Satrapi, l’histoire s’inspire directement de la jeunesse de l’artiste. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : www.cbo-boxoffice.com Un dernier rayon de soleil à Bercy ■ La comédie musicale Le Roi soleil fait un retour triomphal pour trois représentations parisiennes. Produite par Dove Attia et Albert Cohen, mise en scène par Kamel Ouali, la vie de Louis XIV, version pop-rock, strass et paillettes a du charme. Costume somptueux, artistes vedettes et de nombreuses surprises assureront un finish en beauté. Le Roi Soleil, le 6, 7 et 8 juillet à Bercy, 8, bd Bercy, Paris 12e. Tél. : 01 40 02 60 60. DR LIVRE Enquête sur un monde opaque ■ Largo Winch avait une sœur jumelle. La journaliste Sophie Coignard et l’éditeur Alexandre Wickam l’ont retrouvée et ont fait de sa vie un roman. Garance Vertolier hérite de l’empire pharmaceutique de son père, PharmaPlus. Ce géant de la santé fonde son cours florissant sur un médicament aux effets secondaires redoutables. Garance l’idéaliste veut faire la lumière sur cette ténébreuse affaire. Mais elle se heurte à la résistance acharnée des administrateurs du laboratoire. Copinages, coucheries et corruption sont les trois piliers de ce barrage. Paranoïaque et manichéen, ce roman naïf fonctionne bien. Entre la crème solaire et le baladeur MP3, sa place est toute trouvée. Le monde est à nous, de Sophie Coignard et Alexandre Wickham, 20 €, éd. Fayard. Sophie Coignard et Alexandre Wickham. ULF ANDERSEN/GAMMA
UNIVERSAL MUSIC www.directsoir.net ■ 1992 : Je, tu, ils ■ 1995 : Zen ■ 1998 : Made in love ■ 1999 : Made in live ■ 2000 : Le tour des anges ■ 2001 : La zizanie ■ 2003 : The live ! ■ 2004 : Rodéo ■ 2006 : Rodéo Tour ■ 2007 : Totem ■ Jean-Louis Bianchina, batteur de Nightrider et musicien du groupe des Nuls de Canal+, l’aide à retravailler les titres de sa première maquette musicale. ■ Catherine Molko, du label Phonogram. C’est elle qui fut la première à croire en elle : « Elle m’a suivi pendant les dix premières années ». ■ Peter Gabriel, rencontré lors de l’enregistrement de son premier album : « il est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire de la musique mon métier. » ■ Le 13 juillet aux Francofolies de La Rochelle ■ Le 14 juillet au festival Musilac d’Aix-les-bains ■ Le 21 juillet au festival de la Côte d’Opale. ■ Plus d’infos sur : http://zazieonline.arti stes.universalmusic.fr/totem_site/Ses jeux de mots, son talent et sa générosité ont forgé le « style Zazie ». A l’occasion de la sortie de son nouvel album, « Totem », la chanteuse est en tournée dans toute la France. On l’écoutera le 13 juillet aux Francofolies de La Rochelle. Itinéraire d’une surdouée. Le monde de Zazie SES ALBUMS SES RENCONTRES CLÉS SA TOURNÉE Francofolies de La Rochelle, festival de la Côte d’Opale de Calais, Zazie s’offre une tournée estivale pour le plus grand bonheur de ses fans. Depuis son premier album Je, tu, ils, sorti en 1992, celle qui se voyait, à l’origine, journaliste ou interprète, n’a cessé de conquérir un plus large public, chacun de ses albums se vendent à plus de 400 000 exemplaires. Zazie c’est un peu « the girl next door », mélange subtil de simplicité et de générosité. Depuis ses premiers succès, elle n’a cessé d’affirmer son style et a toujours refusé les concessions : « Je savais très bien au départ ce que je ne voulais pas faire. » Un caractère bien trempé, une allure éternellement juvénile, c’est sans doute ce qui fait d’elle l’une des personnalités préférées des Français. Avec ses jeux de mots en pagaille et ses mélodies sensibles et sensuelles, elle évoque son monde « zizanesque » où fêlures de la vie se mêlent aux joies simples de l’enfance. Des thèmes que l’on retrouve dans son sixième album, Totem, sorti en février 2007. Rodéo en 2004, Totem aujourd’hui, les Indiens après les cow-boys, tout cela sonne comme une suite qu’elle résume simplement : « Rodéo n’était pas une histoire de cowboys, Totem n’est pas uniquement une histoire d’Indiens. Je dirais que c’est la description intérieure et extérieure de nos états sauvages. Dans les états sauvages, il y a l’état animal que j’exploite à fond et que je prône et il y a aussi malheureusement la sauvagerie des hommes et la violence de nos âmes. » Tout est dit ou presque. Certains ont vu dans cet album les traces d’une rupture récente, elle s’y trouve indéniablement dans L’ange blessé ou 07 déc mais Zazie est loin de porter l’anathème sur la gent masculine. « Plus je côtoie les hommes, y compris dans les difficultés à être ensemble, plus je les aime. » Elle le dit sans ambages : « Je pense être une amoureuse. Après, comme toute amoureuse, on se vautre de temps en temps, mais cela n’est pas grave. » Optimiste, elle l’est assurément, il n’est qu’à écouter la dernière phrase de Vu du ciel : « Je suis un garçon manqué qui finira en beauté. » Pour les fans, un ouvrage est paru : Sauvage comme une image (éd. Textuel). Zazie ouvre son jardin secret : manuscrits, cahiers d’écritures, objets fétiches, dessins et albums… A découvrir Dans cet album, on retrouve aussi ses coups de gueule adressés à l’humanité dans Je suis un homme ou encore J’étais là, dans lesquelles elle confirme son absence totale d’illusion sur la nature humaine. Ce dernier titre, plus personnel, est d’ailleurs repris en chœur à sa grande surprise dans les premiers concerts qu’elle vient de donner en province. « Je dis « j’étais là » et c’est eux qui hurlent « mais je n’ai rien fait » comme si c’était leur chanson. » Au-delà de ses coups de griffes et l’évocation de ses failles, Zazie, amazone des temps modernes, invite le public à la rejoindre dans ses mondes intérieurs car « Totem, cela n’est pas que la recherche de l’âme sœur ou de l’homme, c’est plus largement la recherche de soi-même. » Rendez-vous cet été sur la route des vacances. D. GUIGNEBOURG/ABACA CULTURE 19 Rodéo n’était pas une histoire de cow-boys, Totem n’est pas uniquement une histoire d’Indiens. ZAZIE PAR CHRISTOPHE WILLEM Gagnant de Nouvelle Star 2006. Zazie a écrit cinq titres de son album, Inventaire. « Elle est très réservée quand elle ne connaît pas les gens, et elle observe beaucoup. Elle a une véritable empathie, elle a su lire en moi comme un livre ouvert alors que je ne lui avais pas donné beaucoup d’éléments sur ma vie. Safe Text [un des textes écrit par Zazie pour Inventaire] est parti du fait que je recevais des SMS non-stop. Elle trouvait ça dingue et m’a dit « Je vais te faire une chanson là-dessus ! » Au quotidien, elle dégage quelque chose de très fort, elle a une vraie personnalité qui ne s’impose jamais, tout est toujours en finesse : elle a une véritable aura. Ce que j’aime chez Zazie, c’est cette alchimie entre son écriture et ses musiques, c’est cela « le style Zazie ». Elle a le don de pouvoir écrire comme elle respire. Sa vraie force, c’est qu’elle maîtrise tellement bien les mots, qu’après, la musique n’a plus qu’à se poser dessus. A chaque fois, elle fait appel à l’émotion des gens, à l’affect, elle parle d’âme à âme. Totem, c’est parfait, c’est mon idéal musical, tout est à sa place. Un duo avec elle, quand elle veut ! Travailler avec elle est un vrai plaisir ». PASCALITO/CORBIS



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