Direct Soir n°184 4 jui 2007
Direct Soir n°184 4 jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°184 de 4 jui 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Bruce Willis toujours indestructible

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J. BOVER Directsoir N°184/Mercredi 4 juillet 2007 14 CULTURE FESTIVAL Arts de rue et nuits rennaises Une ville, des artistes et un pari un peu fou : créer un espace de représentations perpétuelles pendant sept jours. La Gran Reyneta présente Roman photo, au festival d’Aurillac, en août 2005. Le temps d’un festival, la capitale bretonne change de visage. Musique, théâtre, arts visuels et sonores, disciplines de rue ou cirque : pendant une semaine, Les tombées de la nuit vont réinventer la ville, la transformer en terrain de jeu artistique. Au programme : de nombreux spectacles gratuits, des découvertes, des performances ça et là, et des propositions à découvrir au fil du parcours. Chaque lieu de la cité est exploité, transformé pour s’adapter au public : le parc du Thabor et son cabaret musical, l’église théâtrale avec ses compositeurs et ses voix d’exception, les fanfares de la place des Lices ou les fantaisies circassiennes DOCUMENTAIRE des places Hoche, Saint-Germain et du Parlement. A endroits d’exception, artistes d’exception. Le promeneur pourra assister à une trentaine de spectacles présentés par des troupes venues du Chili, d’Espagne, d’Australie, d’Argentine ou de Suède, mais aussi des artistes français et bretons, tous venus pour réinventer la ville, la faire vivre au rythme des cultures populaires. Du 3 au 8 juillet, Rennes va vibrer au rythme des Tombées de la nuit, dans une recherche d’une adéquation parfaite entre la ville, l’artiste et le spectateur. Les tombées de la nuit, du 3 au 8 juillet à Rennes. Tél. : 0299325656. L’univers des salons de coiffure pour dames EXPO ARTS Et si c’était une femme ? ■ Le portrait du président de la République est un exercice de style réalisé depuis 1848, aujourd’hui diffusé à plus de 100 000 exemplaires. Les Rencontres d’Arles ont proposé à 40 photographes de travailler sur le thème « Si le président était une présidente ». Plus libres que pour les clichés officiels, les artistes se sont « laissés aller » et leur travail n’en est que plus subtil, original et audacieux. De l’humour, des messages, de la tendresse (comme ci-dessous, sur cette photo de Carole Bellaiche). Cette exposition, intitulée Madame la Présidente, est à découvrir aux Rencontres d’Arles. Du 3 juillet au 16 septembre. www.rencontres-arles.com ■ Le réalisateur Fabrice Vacher aime filmer le quotidien. Son premier documentaire, Avenue Jenny, décrivait la vie d’un quartier pavillonnaire près du centre d’affaires de La Défense. Club bigoudis, coréalisé avec Claire Judrin, plonge le spectateur dans l’univers capillaire des salons de coiffure pour dames. « Je m’intéresse à l’usage et à la pratique des lieux urbains. C’est donc l’utilité et l’usage social du salon que j’ai voulu mettre en scène », confie-t-il. Présenté dans le cadre de l’exposition Coiffure pour dames, Club bigoudis sera disponible en DVD courant 2008. Club bigoudis de Fabrice Vacher. Jusqu’au 2 septembre. Artazart Design Bookstore, 83, quai de Valmy, Paris 10e. Tél. : 01 40 40 24 00. TOP DES TOPS DR 1 Ne le dis à personne Fox Pathé Europe jkle 2 Eragon Fox Pathé Video « Madame la Présidente », vue par Carole Bellaiche. Les infiltrés The Holiday Babel 3 4 5 TF1 Vidéo Universal Universal Music Pictures Video France jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de films en DVD. The Holiday : Amanda et Iris sont deux jeunes femmes que tout semble opposer. Déçues par les hommes, elles décident de prendre l’air et d’échanger leurs maisons pour les vacances. Contre toute attente, elles vont toutes les deux rencontrer l’amour et découvrir qu’un changement d’adresse peut véritablement changer une vie. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : C.BELLAICHE DR Gad Elmaleh. THÉÂTRE Les stéréotypes dépouillés de Gad ■ Après La vie normale, Gad Elmaleh s’interroge sur la vie anormalement parfaite du « Blond ». Un autre, qu’il n’est pas, qui l’énerve et qu’il envie. Gad n’en fait pas un sketch, mais un vrai spectacle, plein de digressions et d’anecdotes. Pendant deux heures, les spectateurs ont l’occasion de découvrir ses talents d’humoriste, mais aussi ses dons musicaux. L’autre c’est moi, Gad Elmaleh, jusqu’au 5 juillet. Pasino, 21 avenue de l’Europe, Aix-en-Provence. Tél. : 0442596900. LIVRE Cyrille Fleischman prise la Bastille ■ Le quartier n’a pas changé, Cyrille Fleischman non plus. Après sa trilogie autour des Rendez-vous au métro Saint-Paul, l’auteur revient sur les pas de son enfance ashkénaze pour nous offrir quatorze contes urbains, qui fleurent bon la moleskine des cinémas du quartier Bastille. On y croise des voisins rivaux, des couples bagarreurs, des héros de films, et même Balzac ! Un joyeux bazar, prétexte à des dialogues fins et cocasses. Riverains rêveurs du métro Bastille, Cyrille Fleischman, Le dilettante, 15 €. DR/VISUAL
DR DR www.directsoir.net Robert De Niro dirige Angelina Jolie, qui joue la femme de Matt Damon dans Raisons d’Etat. Quand la souffrance appelle la vengeance Takeshi Kaneshiro interprète le rôle de Bong. « Un plaidoyer pour mon père » A l’occasion de la sortie DVD de « La fille du juge », Clémence Boulouque revient sur l’ultime hommage rendu à son père. « Je porte le nom de celui dont je porte le deuil. » Clémence Boulouque est la fille du juge antiterroriste Gilles Boulouque, en charge des dossiers des événements sanglants de l’automne 1986. Un homme en proie à des pressions politiques et médiatiques telles qu’il se donnera la mort dans l’appartement familial, le 13 décembre 1990. Treize ans plus tard, Clémence Boulouque relate ce drame dans un livre, La mort d’un silence (Prix Fénéon 2003). Cet ouvrage a été adapté par William Karel dans le documentaire La fille du juge, sorti en DVD. Deux supports qui rendent hommage à un homme broyé par l’actualité. « Les images disent autre chose que ce que ■ Après Infernal affairs, qui a inspiré Les infiltrés de Martin Scorsese, Andrew Lau et Alan Mak réalisent Confession of Pain. Bong, un flic devenu détective privé après le suicide de sa femme, est rappelé par Hei, son ancien équipier, sur l’affaire d’un double meurtre. Leonardo DiCaprio est pressenti pour jouer un des deux rôles principaux dans le remake qui sera bientôt produit par la Warner. Confession of Pain, de Andrew Lau et Alan Mak, Mk2 Editions, 19,99 €. j’évoque dans mon livre », confie Clémence Boulouque. « Dans la version papier, je me situe seulement au niveau de mon enfance. Dans le documentaire, les extraits de journaux télévisés et les coupures de presse témoignent d’une cruauté médiatique plus forte. Il s’agit alors plus d’un plaidoyer pour mon père. » La fille du juge, France télévisions Distribution, 16,99 €. 15 De Niro s’attaque à la CIA ★★★★★ Deuxième film réalisé par Robert De Niro, « Raisons d’Etat » retrace la création de la CIA à travers le destin d’un homme. Il en aura fallu du temps à Robert De Niro pour passer à nouveau derrière la caméra. Presque quinze ans après Il était une fois dans le Bronx, sa première réalisation, l’acteur plonge, à nouveau, le spectateur dans le passé. Mais plus question de nostalgie. Robert De Niro choisit cette fois-ci de filmer l’Histoire, celle de la création de la CIA. Edward Wilson (Matt Damon) est un jeune homme qui croit en certaines valeurs et s’efforce de les défendre. Sa foi profonde en l’Amérique amène cet étudiant de la prestigieuse université de Yale à être repéré par les services de renseignements. La Seconde Guerre mondiale éclate. Tout juste marié à la ravissante Clover (Angelina Jolie), enceinte de lui, il est recruté en tant qu’espion « Ce film est un mélange d’événements et envoyé en Europe. Pendant les six ans réels et d’extrapolation sur que dure le conflit, il apprend toutes les les personnages. Si nous étions ficelles du contre-espionnage. Mais la restés fixés sur la précision factuelle de ces événements, longue absence qu’implique sa mission et son obligation de garder le se- nous aurions obtenu un autre genre de film. » cret sur ses activités l’éloignent immanquablement de sa femme et de son Robert De Niro fils. DR CULTURE CINÉMA Raisons d’Etat décrit deux mondes parallèles : d’un côté l’univers fascinant mais dangereux des hommes des services de renseignements, de l’autre celui de leurs familles qui doivent gérer le quotidien tout en supportant le poids du silence et de l’absence. Comme souvent chez les acteurs réalisateurs, Robert De Niro signe un film à la mise en scène soignée et à la direction d’acteurs parfaitement réussie. Le casting est impressionnant. Outre Matt Damon et Angelina Jolie, le film s’appuie sur les grands noms du cinéma américain actuel que sont Alec Baldwin, William Hurt, John Turturro et Joe Pesci sous la forme d’un clin d’œil. Réalisé avec un –trop grand ? – souci de justesse, Raisons d’Etat s’avère différent de la production actuelle, tant De Niro s’attache à rendre de la façon la plus authentique possible le fonctionnement des services de renseignements américains. Un film pour les passionnés du genre. Raisons d’Etat, de Robert De Niro (2h47). Avec Matt Damon, Angelina Jolie, Robert De Niro, John Turturro… En salle.



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