Direct Soir n°171 15 jun 2007
Direct Soir n°171 15 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°171 de 15 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Rolling Stones légende du rock

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°171/Vendredi 15 juin 2007 8 EN COUVERTURE Vous avez le soleil, vous avez la lune, vous avez l’air que vous respirez, et vous avez les Rolling Stones. Keith Richards, guitariste des Rolling Stones A leurs débuts, les Stones ont encore l’allure de gendres idéaux. Pour se différencier des Beatles, ils deviendront « méchants » … TROISPILIERS DES STONES Y. NAKAO/REUTERS « SATISFACTION » Mick Jagger et les siens ont un look. C’est un début, mais c’est insuffisant. Il leur manque un tube. Ce sera chose faite en 1965, avec l’imparable (I Can’t Get No) Satisfaction et son inoubliable riff de guitare. Jusqu’en 1969, le groupe produit succès sur succès : l’album Aftermath et son titre Paint it Black, puis l’album Beetween the Buttons, qui contient l’indécent – pour l’époque – Let’s Spend the Night Together et le très psychédélique Their Satanic Majesties Request. Psychédélique, et même complètement sous influence. La gloire et les tournées à répétition sont émaillées de scandales, saccages de chambre d’hôtel, orgies et affaires de drogue. Une période plus ou moins bien vécue par les membres du groupe. Brian Jones, pierre angulaire du groupe, supporte mal d’être évincé par le tandem Jagger- Richards. A la fin des années 1960, il a complètement sombré dans l’alcoolisme et la cocaïne, ne participe plus aux enregistrements et se fait renvoyer par le groupe. Il est retrouvé noyé dans sa piscine. Mick Taylor prendra sa place. 1969 n’est pas vraiment une « année érotique » pour les Stones : une bagarre éclate lors d’un de leur concert à Altamont, aux Etats-Unis. Un spectateur noir est tué par un membre de sécurité, assuré par les Hell’s Angels. Un PA/ABACA, RUE DES ARCHIVES MICK JAGGER, L’ANDROGYNE ■ L’image des Stones est indissociable de celle de Mick Jagger, père fondateur, tête pensante et auteur. La plus grande bouche du rock est avant tout un corps : longiligne, voire féminin. Un corps et une voix remarquables, mais pas éternels : sa laryngite l’été dernier a repoussé la tournée du groupe. fait divers teinté de racisme, peu après le scandale de la chanson Paint it Black (« peins-le en noir », qui raconte une vision pessimiste du monde) parfois interprétée aux Etats-Unis par Paint it, Black ! (« Peins-le, Noir ! »). L’EXIL Heureusement, les Stones surmontent cette année sombre et vont, au début des années 1970, écrire quelques-unes de leurs plus belles chansons. Deux albums se succèdent en 1971 et 1972 et resteront dans l’histoire de la musique. Sticky Fingers, avec sa célèbre pochette dessinée par Andy Warhol et ses titres suggestifs (Bitch, Wild Horses, Sister Morphine), est une référence directe à la drogue et aux filles. Exile on Main Street est l’apogée du groupe. Composé et enregistré en France, sur la Côte d’Azur, il est suivi d’une tournée triomphante aux Etats-Unis. Le duo Jagger-Richards perd cependant de sa créativité avec l’addiction du guitariste à l’héroïne. Les autorités françaises refusent de le laisser entrer sur le territoire. L’album qui succède à Exile…, Goat’s Head Soup, est un échec, les compositions manquent d’inspiration. Heureusement, le groupe existe encore sur scène. Mick Taylor, le remplaçant de Brian Jones, décide d’abandonner le groupe en 1974 et est remplacé par Ron Wood. Certes moins bon guitariste, Ron Wood possède « l’esprit » Stones, mais ne parvient pas à leur redonner l’inspiration musicale. Jusqu’aux années 1990, les Stones sont maintes fois interpellés pour possession de drogue et ne font pas la une des journaux pour les raisons qu’ils souhaiteraient. « LIKE A ROLLING STONE » Malgré cette histoire en dents de scie, les Rolling Stones ont une constante : leur public. Les albums qui n’ont pas marché ont souvent été suivis de tournées triomphales, à guichets fermés. C’est encore le cas aujourd’hui : partout sur leur passage, les Stones sont ovationnés. Et contrairement à la chanson de Bob Dylan, Like a Rolling Stone (l’histoire d’une errance amoureuse, écrite en 1965, qui n’a aucun lien avec le groupe mais qu’ils ont pourtant reprise à leur compte), les pierres qui roulent ne cherchent pas leur voie ; ils l’ont trouvée depuis déjà très, très longtemps. KEITH RICHARDS, L’INFLUENCE ■ Fan de Chuck Berry, le guitariste des Stones, aux commandes de sa Fender Telecaster, est à l’origine du son si particulier du groupe… Une certaine poudre blanche est pour beaucoup dans ses compositions (et ses prestations scéniques), même s’il affirme n’avoir jamais eu de problème avec la drogue, si ce n’est avec la police. VUS PAR François Bégaudeau, écrivain « Prendre la mesure d’un équilibre écorché » La couverture de la biographie de Mick Jagger par François Bégaudeau. ■ « Je ne verrai jamais les Stones sur scène. Cela ne m’intéresse pas, j’ai mieux à faire, j’ai à réfléchir. A réfléchir à ce qui fait le prix inestimable du groupe qui officia de 1963 à 1973. Et comme j’ai déjà beaucoup réfléchi, comme je ne suis beaucoup pas allé à leurs concerts géants, j’ai formé pas mal d’hypothèses, parmi lesquelles le noir et le blanc. Dans le rock, c’est simple, vous avez le noir du blues et le blanc de la country, et ça se mélange, et c’est une déflagration, une tempête de rythmes étoffés de mélodies qu’on appelle Elvis Presley, ou Chuck Berry. Ou les Stones. « Petits Blancs » de la classe moyenne londonienne, Mick Jagger et Keith Richards se sont injecté une bonne dose du poison noir d’outre-Atlantique, et cela a donné ce qu’on sait, ou ce qu’on ne sait pas, il serait temps de savoir, de se procurer les albums de leur décennie pour prendre la mesure d’un équilibre écorché, jamais retrouvé depuis. » François Bégaudeau est l’auteur d’Un démocrate : Mick Jagger 1960-1969 (Naïve), dans lequel il explique que Mick Jagger est mort en devenant une « rock star opportuniste ». CHARLIE WATTS, LE FLEGMATIQUE ■ C’est l’enfant sage de la bande, le paradoxe nécessaire. Marié depuis le début du groupe, il se tient hors du star-system et des groupies surexcitées. Flegmatique et réfléchi, ce fan de jazz est le liant indispensable entre Richards et Jagger les jours de tempête. Ultime paradoxe : il n’a succombé à l’attrait de l’héroïne qu’en 1986, alors que le reste du groupe en semblait revenu… DR
Crédit photo : Michael Wong Jeanne, chanteuse de rock Reims entend les plus belles voix depuis 1429 1429 : Guidée par des voix célestes, Jeanne d’Arc conduit Charles VII à Reims pour le faire sacrer Roi de France. Six siècles plus tard et désormais à 45 min de Paris en TGV, Reims continue de célébrer les plus belles voix, que ce soit sur la scène lyrique de son Grand Théâtre ou encore à la Cartonnerie, salle de référence pour les musiques actuelles. Réputée pour son champagne, Reims sait faire pétiller les arts vivants (650 spectacles différents par an), la création contemporaine et la Culture sous toutes ses formes, tant du côté de la Comédie (Centre dramatique national), du Manège (scène nationale), du Conservatoire national de Région, du musée des Beaux-Arts aux riches collections, de la fameuse École Supérieure d’Art et de Design… Bref, dans la Cité des Sacres, la Culture est reine. Et si votre histoire se vivait à Reims ? www.reims.fr



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