Direct Soir n°167 11 jun 2007
Direct Soir n°167 11 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°167 de 11 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Xavier Darcos l'homme du dialogue

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LAURENT PHILIPPE DR Directsoir N°167/Lundi 11 juin 2007 14 CULTURE DANSE Emballés par « La Belle » Les ballets de Monte Carlo sont à Paris pour quelques jours. Au programme : « La Belle », une chorégraphie de Jean-Christophe Maillot sur une musique de Tchaïkovsky. Jean-Christophe revisite Tchaïkovsky et le conte de Perrault La belle au bois dormant, dans La Belle. Entre la lecture et la relecture, Jean- Christophe Maillot a choisi : il relit. Dès ce soir et jusqu’à jeudi, le chorégraphe français revisite l’un des plus beaux contes de Perrault, sur une musique de Tchaïkovsky : La belle au bois dormant. Créé en 2001, le spectacle rassemble une équipe talentueuse. Les décors sont signés par l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest et les costumes, très réussis, sont réalisés par Philippe Guillotel. A la lumière, Dominique Drillot recrée un monde tout en contraste. D’un côté, l’univers lumineux et coloré de la Belle, de l’autre, celui du Prince, TOP DES TOPS DR 1 CÉLINE DION D’ELLES jkle assombri par sa mère. Cette opposition est également celle de l’innocence d’une vie plongée dans le sommeil, contre les noirs dangers du monde extérieur. Traitement moderne d’une fable éternelle, la formule a déjà fait ses preuves, et séduira sans doute le public parisien. A la fin, bien sûr, comme dans le conte, un baiser réveillera l’héroïne. Puis un jour nouveau se lève, rien de plus normal quand la Belle s’appelle Aurore. La Belle, jusqu’au 14 juin à 20h. Théâtre du Châtelet, 2, rue du Châtelet, Paris 1 er. Tél. : 01 40 28 28 00. FESTIVAL EXPO L’humour de compétition ARTS Cent ans de beauté à la BNF ■ Si l’on devait citer le magazine de mode le plus célèbre au monde, le nom de Vogue s’imposerait à coup sûr. La version française du titre américain fête cette année ses 87 ans. Vogue doit cette longévité exceptionnelle au fait d’avoir toujours initié le mouvement. Le magazine a su définir ses propres critères de beauté, en faisant appel aux plus grands et audacieux photographes. La BNF expose une centaine d’images publiées dans ses pages. Devant l’objectif de Man Ray, Irving Penn, William Klein, Helmut Newton ou Marino Testino, pour ne citer qu’eux, se dessinent les transformations de la mode et de la société de ces dernières décennies. Pour ceux qui ne pourraient pas se rendre à la BNF, les éditions Ramsay publient en parallèle le livre de l’exposition. Vogue en beauté 1920-2007, du 12 juin au 2 septembre. BNF, Quai François Mauriac, Paris 13 e, 01 53 79 59 59. Ils sont trente humoristes en herbe, trente athlètes du rire, aujourd’hui dans les starting-blocks, prêts à se défier sur scène. Que cela soit sur le mode du stand-up à l’américaine, ou dans des sketches, ils se relaieront dans un seul but : vous faire rire. Deux jurys, dont un composé de professionnels, remettront, après les différentes joutes humoristiques, quatre prix afin de dénicher les nouveaux talents de demain. Deuxième marathon du rire de Paris, café-théâtre Le Bout, Paris 9 e, du 11 au 22 juin 2007. Tél. : 01 42 85 11 88. www.lebout.com. 2 CHRISTOPHE WILLEM INVENTAIRE 3 4 5 MIKA LIFE IN CARTOON MOTION FATAL BAZOOKA T’AS VU jkle jkle jkle jkle DANY BRILLANT HISTOIRE D’UN AMOUR Un coup de bazooka. Tandis que Céline Dion continue de régner sur le top albums avec son dernier opus en français, c’est Fatal Bazooka qui crée la surprise en se plaçant directement en quatrième position. Le « groupe » de Michaël Youn, dont l’humour ne fait pourtant pas toujours l’unanimité, réalise de très belles ventes, à l’instar des singles Fous ta cagoule et Confessions nocturnes inclus sur l’album… Mais où s’arrêtera-t-il ? Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP DR DR PHÉNOMÈNE Max Boublil au Petit Gymnase ■ Vous ne le connaissez pas mais vous n’êtes certainement pas passé à côté de sa ballade Ce soir, tu vas prendre lancée sur le Net avec plus de 530 000 visionnages sur Dailymotion. Max Boublil revient tous les vendredis et samedis de juin et juillet au Petit Gymnase. Max Boublil au Petit Gymnase, 38, boulevard de Bonne-Nouvelle, Paris 10e. Son single sort le 2 juillet. LIVRE Un homme heureux ? ■ Surtout, ne pas se fier au titre du nouveau roman de YannQueffélec. Le plus heureux des hommes nous présente un personnage profondément malheureux. Julius, professeur à la Sorbonne, se retrouve seul après la disparition de la belle Anja. Il tente de la retrouver, et apprend par la police qu’elle serait tombée sous une rame de métro le 27 mars 2007, pendant les émeutes de la Gare du Nord. Mais était-ce vraiment elle ? Le lauréat du prix Goncourt 1985 (Les noces barbares) mêle habilement les genres. Son livre est à la fois une enquête suspense sur le thème des doubles, le journal intime d’un homme désespéré et un drame familial. Le plus heureux des hommes, YannQueffélec, Fayard, 20 €. DR
DR DR www.directsoir.net Clifford Irving (Richard Gere) et Nina Van Pallandt (Julie Delpy). Bunny Wailer. L’amour s’affiche dans Slogan Slogan est à double titre l’histoire d’une rencontre amoureuse : celle de Serge, un publicitaire à la mode, avec la jeune et belle Anglaise Evelyne ; et celle de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, les deux principaux acteurs du film qui se rencontrent pour la première fois lors du tournage. A cela, il faut ajouter la propre histoire d’amour du réalisateur, car Slogan est autobiographique. Dans les années 1960, Pierre Grimblat est un publicitaire de renom. Il vit difficilement une rupture amoureuse avec une femme plus jeune que lui. Son ami François Truffaut lui donne alors ce conseil : « Si vous voulez vous sortir de cette histoire, transformez-la et faites-en un film. » Ecrit pour Serge Gainsbourg, qui en signe la musique, Slogan inclut pour la première fois l’univers publicitaire dans un cinéma inspiré par la Nouvelle Entre ghetto et star-system ■ L’héritage de Bob Marley en Jamaïque est inestimable. La nouvelle génération d’artistes prolonge ses messages, autant dans le domaine musical que dans la lutte contre les inégalités. Le dancehalla progressivement remplacé le reggae, mais la vindicte reste inchangée. Ce film documentaire, tourné comme une fiction, retrace l’histoire d’un style musical né de l’esclavage et de la misère grâce aux portraits croisés de ses plus grandes stars. Made in Jamaica, de Jérôme Laperrousaz, en salle. Le film culte qui marque la rencontre entre Serge Gainsbourg et Jane Birkin sort en DVD : l’occasion de revenir sur la naissance de ce couple mythique. Vague. La sortie en DVD de Slogan est l’occasion de revenir sur les éléments essentiels du film : la rencontre Birkin/Gainsbourg, les motivations premières du réalisateur et l’esprit publicitaire des années 1960. Les bonus donnent la parole à Jane Birkin, Pierre Grimblat et Frédéric Beigbeder, inspiré par Slogan dans l’écriture de son roman 99 francs. Slogan, sortie en DVD le 7 juin. Faussaire Pour ce film, Richard Gere a modifié son apparence : teinture, mise en pli et une prothèse nasale. HAMSTER PRODUCTIONS/DR 15 Escroquerie littéraire ★★★★★ « Faussaire » : l’histoire vraie d’une supercherie rocambolesque réalisée par Lasse Hallstöm. CULTURE CINÉMA 1971, le monde de l’édition est en émoi. Clifford Irving,modeste auteur incarné ici par Richard Gere, devient une célébrité nationale. Il a accompli l’impossible : décrocher les confidences du richissime et énigmatique Howard Hughes. Jamais personne avant Clifford Irving n’était parvenu à dévoiler les secrets de cet homme d’affaire atypique – aviateur, cinéaste, séducteur excentrique, dont la vie a été portée sur grand écran par Martin Scorsese (The Aviator) – et qui vivait reclus depuis des années. Les maisons d’édition s’arrachent le manuscrit. La société McGraw-Hill décroche le contrat. Seul bémol, Clifford Irving n’a jamais interviewé Howard Hughes. Sa biographie est une suite de supercheries parfaitement orchestrées. Le réalisateur Lasse Hallström adapte dans Faussaire l’extraordinaire imposture de cet écrivain de seconde zone et dévoile l’un des plus grands canulars de l’histoire américaine. Il signe une fiction réaliste,pensée comme un véritable thriller. A l’image de Clifford Irving,Richard Gere se fait maître dans l’art du mensonge et usurpe parfaitement l’identité de ce personnage phénoménal. Il abuse avec brio de la confiance d’Andrea Tate, un personnage inspiré de la véritable éditrice d’Irving. L’humour colle à la peau de cette femme interprétée par Hope Davis,survoltée et cinglante, constamment au bord de la crise de nerfs. Pour le film comme dans la réalité, l’écrivain pris au piège ira jusqu’au bout de ses mensonges extravagants, enrôlant dans son entreprise délirante sa femme (Marcia Gay Harden) et son meilleur ami, auteur de livres éducatifs (Alfred Milano). Au-delà du fait réel, Faussaire dévoile l’Amérique des années 1970,le contexte politique du Watergate,l’obsession de la célébrité, la mode des seventies. Costumes, reconstitution de décors et images en noir et blanc plongent le spectateur au cœur d’une époque transitoire et mouvementée, où les personnages oscillent avec un humour noir entre ambition,trahison et folie.En réalité,cette imposture valu à Irving d’être élu arnaqueur de l’année par Time Magazine et de passer deux années derrière les barreaux. Faussaire, de Lasse Hallstöm, avec Richard Gere, Marcia Gay Harden, Alfred Molina. En salle mercredi.



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