Direct Soir n°166 8 jun 2007
Direct Soir n°166 8 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de 8 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Rafael Nadal enfant de la terre

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR DR Directsoir N°166/Vendredi 8 juin 2007 14 CULTURE ONE-WOMAN SHOW Liane Foly se jette à l’eau Après avoir imité ça et là sa copine Muriel Robin, Liane Foly se produit sur la scène du Théâtre Marigny, dans une mise en scène de Marc Jolivet. Epoustouflant. La chanteuse se lance dans le registre des imitations comiques. Hier soir, Liane Foly avait tout l’air d’une femme épanouie sur la scène du Théâtre Marigny lors de la première. Et pour cause : sourire aux lèvres, dans une robe en cuir noir glamour, on la sentait comme libérée de pouvoir faire partager au public ses talents d’imitatrice. De Dalida à Véronique Sanson en passant par France Gall, la Lyonnaise s’est montrée à la hauteur, déclenchant les applaudissements nourris de ses admirateurs. Parmi les célébrités, ses amis de toujours Laurent Boyer et Alice Donna se sont esclaffés pendant toute la durée de cette Folle parenthèse. Mais son panel de parodies ne s’est pas arrêté à des voix légendaires. Liane a aussi tiré le DANSE portrait de Mireille Mathieu, comparée à un Playmobil, ou encore nous a joué une Jane Birkin déjantée… Le clou du spectacle étant incontestablement sa transformation en Ségolène Royal. S’il y avait eu un « riromètre » hier soir à cet instant-là, son compteur aurait explosé. Espérons que ce spectacle ne restera pas un caprice de star. Auquel cas nous conseillerions à Liane Foly de renouveler l’expérience. Car on cède à ce caprice-là. Liane Foly dans La folle parenthèse, au Théâtre Marigny, Carré Marigny, Paris 8e. Jusqu’au 24 juin. Tél. : 0892 222 233. Liane Foly sera l’invitée du Blog Notes de Philippe Labro, le mercredi 13 juin, à 22h10 sur Direct8. Tout le raffinement de l’art du Kérala TOP DES TOPS DR 1 CHRISTOPHE WILLEM DOUBLE JE jkle WEEK-END ARTS Les « Euro Visions » bruxelloises ■ Un week-end à Bruxelles s’envisage difficilement sans un passage au musée de la bande dessinée, ou sans une dégustation de bières locales. Pendant encore trois semaines, un séjour doit désormais inclure la visite de l’expo Euro Visions, née de deux événements simultanés : les 50 ans de la signature du traité de Rome et les 60 ans de la création de Magnum Photos. Douze photographes de la célèbre agence donnent leur vision toute particulière des Européens d’aujourd’hui. Euro Visions, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. 3, rue de la Régence, Bruxelles. Du mardi au dimanche, de 10h à 17h. www.expo-eurovisions.be ■ Elle envoûtera l’auditorium du musée Guimet pour deux représentations de mohini attam, danse féminine du Kérala. C’est auprès des plus grands maîtres du genre, dans cette province du sud de l’Inde où elle a vécu, que Brigitte Chataignier a développé la maîtrise de son art. Vouée à l’amour et à la dévotion, cette danse alterne frappés du pied, pliés du buste et arabesques des mains. A travers ce savoir traditionnel indien, Brigitte Chataignier révèle sa passion pour la musique et la danse. Brigitte Chataignier, Mohini attam, ce soir et demain. Auditorium Guimet. 6, place d’Iéna, Paris 16e. Tél. : 01 40 73 88 18. 2 NZH PRINCESS NELLY CLARA PAKITO 3 FURTADO 4 MORGANE 5 ARE YOU READY SAY IT RIGHT SEXY GIRL jkle jkle jkle jkle La tortue au top ! Succès en séries pour Christophe Willem, qui après s’être classé successivement numéro un des ventes de singles avec Elu produit de l’année, puis du top albums avec L’inventaire, réitère l’exploit avec Double Je, un titre signé Zazie. Au chapitre des nouvelles entrées, ça sent déjà l’été et le sable chaud avec NZH (2 e) et la sulfureuse Clara Morgane (4 e). Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP P.MARLOW/MAGNUM PHOTOS M. FRANCK/MAGNUM PHOTOS Photographies de Peter Marlow (en haut) et Martine Franck. DR THÉÂTRE Le spectacle Hyperbole d’Hervé-Bernard Omnès. Vive le théâtre collectif ! ■ Les rencontres à la Cartoucherie abordent leur treizième édition avec la volonté d’afficher une joyeuse singularité. A travers des spectacles inédits, fruits de réflexions entre les participants, ce festival mobilise une centaine d’artistes afin de présenter diverses conceptions et visions de notre monde moderne. Rencontres à la Cartoucherie, du 8 au 17 juin, théâtre de la Tempête, Cartoucherie, Paris 12e. Tél. : 01 43 28 36 36. LIVRE Dragons et magie dans le monde d’Elamia ■ Le genre « fantasy » n’est pas l’apanage des seuls Anglo-saxons. La trilogie d’Erik Wietzel, Elamia, confirme la qualité des auteurs français dans la littérature médiévale-fantastique. Son style vif et enlevé sert au mieux le rythme effréné et les rebondissements de l’histoire. Dans le dernier tome, La mère des tourments, Tomaga se libère après 2 000 années de réclusion dans sa prison magique. Désormais, seule la domination du monde étanchera sa soif de vengeance. Avec ses pouvoirs, elle tue tous ceux qui tenteraient d’entraver ses plans. Les hommes, les dragons, les démons vont se battre et se sacrifier ensemble pour la survie d’Elamia. Ils devront aller jusque dans le royaume des morts pour trouver les Talaris, ces objets magiques qui, réunis, forment une arme redoutable. La mère des tourments, d’Erik Wietzel, Bragelonne, 18 €. DR
DR ■ Pour la troisième année consécutive, le festival Pocket Films propose un état des lieux des créations audiovisuelles produites grâce à la technologie du téléphone mobile vidéo. Longs et courts-métrages, fictions et documentaires, films expérimentaux et performances vidéo : la palette des créations est étendue et internationale. Festival Pocket Films, Forum des images hors les murs, les 8, 9 et 10 juin au Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, Paris 4e. Tél. : 01 44 76 63 00. Le téléphone portable révolutionne jusqu’au cinéma. DR www.directsoir.net Le vagabond du Kantô sera diffusé lors de la rétrospective consacrée à Seijun Suzuki. Panorama international du film de poche Brad Pitt et Cate Blanchett touchés par le fléau des temps modernes L’importance de la communication est au cœur de « Babel », d’AlejandroGonzález Inárritu. En 1976, l’année de L’empire des sens, plus de 4,5 millions de Français ont vu un film japonais. Un film fort, des images magnifiques, une bande son parfaitement ciselée, pour un scénario intense tenu par des acteurs au ton juste : telle est la recette de Babel. La communication entre les gens, entre les peuples, constitue le leitmotiv de cette oeuvre majestueuse d’AlejandroGonzález Inárritu (Amours chiennes, 21 grammes). Le titre est d’ailleurs inspiré de cet épisode biblique, au cours duquel Dieu aurait puni les hommes qui ont essayé de construire à Babel une tour pour atteindre les cieux : il invente des langages différents pour brouiller la communication entre les peuples. Brad Pitt et Cate Blanchett jouent un couple d’Américains en souffrance depuis le décès de leur troisième enfant. Ils tentent de se retrouver lors d’un séjour au Maroc qui tourne mal : la femme est touchée par une balle perdue. Chaque situation met en exergue la plus grande difficulté de notre société : la communication, sans laquelle rien ne peut pourtant se résoudre. Babel, Mars Distribution, 20 €. DR Un grand écran entre la France et le Japon ? 15 Après avoir délaissé les réalisations japonaises pendant des décennies, la France accueille mieux le cinéma nippon. Cannes 2007. Le Japon est à l’honneur. Le Grand prix, plus haute distinction du Festival après la Palme d’or, récompense le travail de Naomi Kawase pour La forêt de Mogan. Si le jury du festival rend hommage au cinéma nippon, le grand public lui accordera-t-il aussi ses faveurs ? Malgré la reconnaissance de ses pairs, le cinéma japonais a longtemps été boudé par le public français. Bien avant Naomi Kawase, d’autres cinéastes nippons ont eux aussi glané des récompenses prestigieuses : Kurosawa en 1951 (Rashomon, Lion d’or), Kinugasa en 1953 (La porte de l’enfer, Palme d’or) et Oguri en 1990 (L’aiguillon de la mort, Grand Prix). Sans parvenir pour autant à séduire les spectateurs de l’Hexagone. De 1951 à 1999, seules 0,26% des entrées ont été attribuées à des réalisations nippones. Et les succès populaires – notamment L’empire des sens, de Nagisa Oshima, en 1976 – ont fait figure d’exception. Jusque dans les années 1990, en dehors de ce que le critique Max Tessier a qualifié CULTURE CINÉMA de « sainte Trinité Mizoguchi-Kurosawa-Ozu », les réalisateurs japonais devaient donc se contenter d’être applaudis par un public de cinéphiles avertis. Depuis l’an 2000, l’accueil est moins glacial. Il semble même s’être franchement réchauffé. Hayao Miyazaki a beaucoup fait pour cette démocratisation. Le voyage de Chihiro (2002), Le château ambulant (2005) Nausicaa de la vallée du vent (2006) et Les contes de Terremer, réalisé par son fils en 2007, ont attiré le grand public.Au côté des films d’animation, une autre tendance booste les entrées : les films d’horreur. En 2001, le succès a été immédiat pour The Ring (repris par l’Américain Gore Verbinski en 2003) de Hideo Nakata, lequel a eu carte blanche pour la suite : The Ring 2 (2002) et Dark Water (2003). Avec The grudge (2002), Takashi Shimizu a lui aussi réussi à s’imposer. En s’éloignant du cinéma traditionnel, les nouvelles productions japonaises ont gagné une grande partie du public français. La maison de la culture du Japon présente une rétrospective du maître de l’action, Seijun Suzuki. Jusqu’au 30 juin. 101, quai Branly, Paris 15e. Tél. : 01 44 37 95 00.



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