Direct Soir n°161 1er jun 2007
Direct Soir n°161 1er jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°161 de 1er jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Vanessa Paradis divine

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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S.PARRINO/RETROSPECTIVE 1981-2004/PALAIS DE TOKYO/MARC DOMAGE DR Directsoir N°161/Vendredi 1 14 CULTURE er juin 2007 CONTEMPORAIN Dark Steven Parrino Avec La marque noire, une rétrospective qui lui est consacrée, le Palais de Tokyo rend hommage à Steven Parrino, artiste radical et authentique, longtemps controversé. Sa mort, en 2005, a relancé et dépoussiéré le marché de l’art. L’univers sombre et punk de Steven Parrino est à découvrir au Palais de Tokyo. La marque noire,cryptogramme satanique ou dernier film policier à la mode ? Rien de tel. Une rétrospective dédiée à Steven Parrino, artiste radical à l’univers artistique obscur et envoûtant. Membre des Hell’s Angels à l’esprit punk, personnage atypique, amateur d’underground et d’art classique, Steven Parrino est de ces artistes newyorkais au confluent des cultures. Le Palais de Tokyo rend hommage à celui qui a su marier culture pop et modernisme, comme tendance « trash » et minimalisme. De ses mentors – Andy Warhol, Robert Simthson, Kenneth Anger, entre autres –, en passant par ses créations majeures, jusqu’à la nouvelle vague de jeunes artistes qu’il a accompagnés, l’exposition TOP DES TOPS DR SALON La marque noire ouvre les portes d’un univers « dark » à la pointe de l’art contemporain. Monochromes, projections, installations, l’artiste s’affranchit des frontières. Loin de penser que la peinture est morte, il la réhabilite avec radicalisme : toile lacérée, sciée, jetée à terre ou encore peinte à l’huile de vidange (Slow Rot, en 1988). « Steven Parrino fut le Dr Frankenstein de la peinture », explique Marc-Olivier Wahler, directeur du Palais de Tokyo. Une chose est sûre, il a su s’inspirer de la vieille garde, influencer la relève et leur Bastard Creature, troisième volet de cette exposition étonnante. La marque noire, Palais de Tokyo, 13, avenue du Président-Wilson, Paris 16e. Tél. : 01 47 23 38 86. EXPOS ARTS Deux villes pour Anselm Kiefer ■ L’année 2007 fait honneur au peintre et sculpteur allemand Anselm Kiefer. A Paris, le Grand Palais offre la luminosité de sa verrière pour accueillir des œuvres créées spécialement par l’artiste pour l’exposition Monumenta. A Bilbao, le musée Guggenheim expose près de 100 pièces, jusqu’au 3 septembre. Elles résument le travail du maître sur les dix dernières années. Les œuvres présentées au public espagnol, voire européen, sont marquées par leur gigantisme, mais aussi par les thèmes qu’elles abordent. Dans ses sculptures et peintures, Anselm Kiefer remet en question la place qu’occupe l’être humain au sein du cosmos. On y trouve de nombreuses références historiques, mythologiques ou religieuses, qui témoignent de la quête identitaire de l’artiste. Anselm Kiefer, au musée Guggenheim de Bilbao, jusqu’au 3 septembre. Monumenta, au Grand Palais à Paris, jusqu’au 8 juillet. Tél. : 01 40 15 73 11. Les kids à l’honneur à la Porte de Versailles Les bambins d’Ile-de-France ont leur salon, Kidexpo. Installé à la Porte de Versailles, l’événement touche les 4-14 ans et leurs parents. L’originalité est d’avoir concilié les intérêts, quelque peu divergents, des petits et des grands. D’un côté, des activités ludiques et éducatives. Initiation au roller, découverte d’une épave, rencontre avec des robots, lire ou écouter des histoires, le programme est riche. De l’autre, des conférences pour les parents s’enchaînent, au plus près des préoccupations actuelles : accompagnement scolaire, internet, dialogue, autant de thématiques qui visent à renforcer le lien entre les générations. Kidexpo. Porte de Versailles. Du 1 er au 3 juin. 7-10 € pour les parents, 3-5 € pour les enfants. Garderie à partir de 18 mois. 1 NELLY FURTADO Say It Right jkle 2 PAKITO Are U Ready ? 3 4 5 CHRISTOPHE MAE On s’attache NOUVELLE STAR 3 e Sexe/Should I Stay Sternenfall (Pluie d’étoiles), huile sur toile, Anselm Kiefer, 1995. AVRIL LAVIGNE Girlfriend E jkle jkle jkle Remue-ménage au top ! Le classement des meilleures ventes de singles est en pleine effervescence cette semaine. Resultat : Christophe Maé est remplacé en tête par la belle Nelly Furtado, Pakito fait un bon de 35 places en avant pour se loger sur la seconde marche, et la promotion 2007 de la Nouvelle Star fait son entrée avec un double single qui reprend le célèbre titre Should I Stay Or Should I Go. Que d’emotions ! Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP DR Une dramatique histoire d’inceste. THÉÂTRE L’amour interdit ■ L’Américain très français Stuart Seide a lui-même retravaillé le texte français de Dommage qu’elle soit une putain, écrit par John Ford, et l’a ponctué de poèmes de l’époque. Dans une mise en scène atypique, cette funeste histoire d’inceste dévoile alors l’âme humaine sous son jour le plus violent et le plus sombre. Dommage qu’elle soit une putain, Théâtre des Amandiers, 7, avenue Pablo-Picasso, Nanterre. Tél. : 01 46 14 70 00. LIVRE Hommage à une mère ■ On connaît les hommes de la famille Debré – Robert, Michel, Jean-Louis et Bernard. Tous des hommes d’exception, médecins, journalistes, hommes politiques. Mais à leurs côtés, existe celle dont on n’a jamais parlé, Anne-Marie Debré, une Rose Kennedy version gaulliste. Son fils Bernard, urologue et député de Paris, lui consacre un livre Et si l’on parlait d’elle ? L’occasion de feuilleter l’album d’une famille au destin national et l’hommage d’un fils à sa mère. L’évocation tendre et poétique de Ninette – c’est ainsi que le général de Gaulle surnommait la première dame de Matignon. Et si l’on savourait cette lettre d’amour pour mieux parler d’Anne-Marie Debré ? Bernard Debré, éd. du Rocher, 17 €. DR DR
DR www.directsoir.net Alicia Witt et Al Pacino, l’étudiante et l’expert : deux générations à la poursuite d’un serial killer. DR Face à l’absence La disparition, au cœur de « Tehilim », est analysée à travers plusieurs personnages d’une même famille israélienne. Difficile de faire le deuil d’une personne disparue, mais dont la mort n’est pas certaine. L’adolescent Menachem mène une vie paisible à Jérusalem, entre l’école, les amis et les cours de Talmud. Mais à la suite d’un accident de voiture, son père disparaît mystérieusement. L’absence soudaine de la figure paternelle révèle les failles familiales : le père était religieux, la mère ne l’est pas. Cette divergence spirituelle amène les membres de la famille à opter pour des attitudes différentes face à la disparition. Pour la mère, ce sera la gestion du quotidien et la solitude, pour le grand-père, le refuge dans la religion et la lecture des psaumes (Tehilim en hébreu). Et pour Menachem, ce drame marquera l’entrée brutale dans l’âge adulte. Avec le récit de cette famille, le film Dans la tête des nazis. ■ A l’occasion des soixante ans du verdict du premier tribunal international de l’Histoire, Les carnets secrets de Nuremberg présentent les grands criminels nazis dans leurs cellules. Ce documentaire s’appuie sur les notes, restées secrètes jusqu’en 2004, d’un jeune psychiatre militaire américain qui suivit quotidiennement les accusés lors du procès. Les carnets secrets de Nuremberg, de Jean-Charles Deniau et Stéphane Khémis, France 3 éditions, 14,99 € de Rafael Nadjari, en compétition au festival de Cannes, évoque indirectement la situation d’Israël, un pays confronté à la diversité des comportements religieux. Tehilim, en salle le 30 mai. 88 Minutes Le tournage de ce film, doté d’un budget de 30 millions de dollars, s’est déroulé en 39 jours. DR 15 « 88 Minutes » pour vivre ★★★★★ Après « Red Corner », le réalisateur Jon Avnet renoue avec le thriller. « 88 Minutes » : à la recherche du temps perdu, avec Al Pacino. Course contre la montre pour Al Pacino. Dans 88 Minutes, l’acteur nommé huit fois aux oscars incarne Jack Gramm, un expert en psychiatrie criminelle. Les portraits psychologiques et les diagnostiques que dressent ce maître de conférence, consultant pour le FBI, sont réputés infaillibles. Ce sont d’ailleurs ses techniques qui ont conduit le tueur en série Jon Forster dans les couloirs de la mort. Alors que le psychopathe attend son exécution, tout bascule. De nouveaux crimes sont commis suivant le même mode opératoire. L’expert reste convaincu de son évaluation. Ces meurtres sordides ne sont, selon lui, que « l’œuvre » d’un imitateur. Menacé de mort, Jack Gramm n’a que 88 minutes pour confirmer son analyse et vivre. Avec ce film, Jon Avnet réalise un thriller mené à un rythme d’enfer. Flashback, accélérations et séquences floutées illustrent les soupçons de Jack Gramm et sèment le doute. Les suspects sont partout. Alicia Witt et Leelee CULTURE CINÉMA Sobieski sont convaincantes en charmantes étudiantes soupconnées du pire par le ténébreux Al Pacino. L’îcone du cinéma américain fait preuve, quant à lui, d’une assurance indéfectible dans le rôle du « profiler » inébranlable. Si l’expérience d’Al Pacino crève l’écran, la nouvelle vague du cinéma américain incarne avec justesse les doutes et la naïveté de la jeunesse. Une collaboration entre deux générations d’acteurs réussie. Plus anecdotique, le film est également placé sous le signe des retrouvailles, celles d’Al Pacino et de William Forsythe – l’agent Frank Parks dans le film –, comme sous celui des séries télévisées. Neal McDonough, dans le rôle du serial killer incarcéré, a travaillé sous la direction de Jon Avnet pour la série Boomtown et Benjamin McKenzie, a fait ses armes dans Newport Beach. L’influence des séries B est d’ailleurs perceptible dans l’esthétique de 88 minutes, pour un métissage réussi. Sans oublier les ingrédients qui font recette au cinéma : bolides, jolies filles et explosions. 88 Minutes, en salle.



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