Direct Soir n°160 31 mai 2007
Direct Soir n°160 31 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°160 de 31 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Disparition Jean-Claude Brialy

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°160/Jeudi 31 mai 2007 6 PORTRAIT Roger Federer Le Grand Chelem passe par Roland-Garros ROGER FEDERER TENNISMAN SUISSE, NÉ LE 8 AOÛT 1981 À BÂLE. DROITIER, 1,86M, 85 KG. NUMÉRO UN MONDIAL AU CLASSEMENT ATP DEPUIS LE 2 FÉVRIER 2003, DÉTENTEUR DE 48 TITRES SUR LE CIRCUIT, DONT 10 TROPHÉES EN GRAND CHELEM. P.MILLEREAU/DPPI
J. DEMARTHON/AFP www.directsoir.net Depuis un peu plus de trois saisons, la hiérarchie du tennis masculin ne connaît aucune contestation. Depuis le 2 février 2004, très exactement, date à laquelle le Suisse Roger Federer s’est emparé de la place de numéro un mondial. Une place qu’il n’a plus quittée depuis. Soit 174 semaines consécutives en tête du classement ATP. Un record significatif, mais presque un record parmi d’autres, tant le natif de Bâle affole les statistiques depuis sa prise de pouvoir. PATIENCE Contrairement à sa compatriote Martina Hingis, ou à Andre Agassi, pour ne citer qu’eux, Roger Federer n’a pas été un champion précoce. Bien qu’il ait brillé chez les juniors, il entre sur la pointe des pieds chez les professionnels et fait ses armes patiemment. Le jour de son premier match chez les « grands », en juillet 1998, le futur numéro un mondial n’a pas 17 ans. La même année, il termine leader du classement junior et s’impose lors de l’Orange Bowl, championnat du monde officieux de la catégorie. Il participe à son premier tournoi du Grand Chelem l’année suivante, à Roland-Garros, sans franchir le premier tour. Il parvient néanmoins à se hisser parmi les 100 meilleurs joueurs à l’issue de la saison. Sa progression est régulière, et chaque année le voit franchir une nouvelle étape. Il joue sa première finale à Marseille, en 2000, puis remporte son premier tournoi à Milan, en 2001. Roger Federer poursuit sur sa lancée et atteint, à Key Biscane, sa première finale dans un Masters Series, catégorie de tournois la plus prestigieuse après les épreuves du Grand Chelem. Il échoue en Floride face à Andre Agassi, mais se console en remportant deux mois plus tard un autre Masters, sur la terre battue de Hambourg. Dès lors, le jeune Suisse n’est plus un espoir. Il commence à confirmer toutes les promesses qu’a fait naître son talent. CONFIRMATION En 2003, John McEnroe dit de lui : « Il est le joueur le plus doué que j’aie jamais vu. Et j’ai eu l’occasion de voir beaucoup de champions : les Laver, Sampras, Connors, Borg. Roger peut devenir le plus grand joueur de l’Histoire. Le regarder jouer, c’est comme admirer une œuvre d’art. » Mais après un nouvel échec à Roland-Garros, où il n’a pas dépassé les quarts de finale en cinq participations, certains commencent à mettre en doute ses capacités à affronter mentalement la pression d’un événement majeur. Quelques semaines après son faux pas parisien, le Suisse met les choses au point sur le gazon londonien de Wimbledon. Il remporte son premier tournoi du Grand Chelem, en ne concédant qu’un seul set durant tout le tournoi. La suite de la saison n’est pas aussi brillante, mais ses résultats l’autorisent tout de même à participer à la Masters Cup, dernière épreuve majeure du calendrier, qui réunit les huit meilleurs joueurs de la saison. Federer survole la compétition et s’adjuge son septième titre de l’année, qu’il achève à la deuxième place du classement ATP, derrière Andy Roddick. Andre Agassi, seul adversaire à lui avoir posé des problèmes dans le tournoi, est admiratif : « Il y a seulement quelques joueurs dont vous savez que vous ne pourrez reproduire ce qu’ils font, ni même savoir comment ils le réalisent. Federer est un de ceux-là, capable de jouer d’une façon que les autres ne peuvent répéter. » Le grand public prend conscience qu’un champion est en train de naître. L’Helvète commence à fédérer tous les clans du tennis qui reconnaissent unanimement qu’il est le joueur le plus complet du plateau, et très certainement le plus doué. L’ère Federer peut commencer. CONSÉCRATION Bien qu’attendu au tournant, le prodige bâlois débute la saison 2004 sur les chapeaux de roue. Il s’offre un deuxième titre en Grand Chelem à l’Open d’Australie. Sa victoire à Melbourne lui permet d’accéder au rang de numéro un mondial. C’est le début d’un règne sans partage. Les victoires s’enchaînent, les records tombent et les louanges pleuvent. Depuis qu’il s’est installé au sommet du classement, Roger Federer a remporté tous les tournois du Grand Chelem, hormis l’édition 2005 des Internationaux d’Australie, et Roland-Garros, qui continue à lui échapper. Il est ainsi détenteur, à près de 26 ans, de 10 titres majeurs, le record étant détenu par Pete Sampras, qui n’a obtenu son quatorzième trophée qu’à 31 ans. Le numéro un mondial a enchaîné 29 victoires consécutives en Masters, record absolu, et porté à 13 son total de titres dans des tournois de cette catégorie. Il a terminé la saison 2006 crédité de 8 370 points au classement ATP, le plus haut score jamais atteint. Autre record, celui de l’avance dont il disposait sur son dauphin, Rafael Nadal : 3 900 unités. Le Suisse est le premier joueur à avoir pu s’imposer dans au moins onze tournois par an, trois années de suite, et la série est encore en cours. On pourrait continuer longtemps, au risque de noyer la performance dans un flot de chiffres… POSTERITÉ Pour apprécier l’empreinte qu’est en train de laisser Roger Federer sur son sport, il peut être plus révélateur encore de s’intéresser aux records qu’il lui reste à battre. Le seuil des 17 succès en Masters Series, atteint par Andre Agassi, ne devrait pas lui résister bien longtemps. Il en totalise déjà 13, et en a remporté quatre par saison lors des trois années écoulées. De même, on peut raisonnablement envisager que l’insatiable Helvète améliore dans un avenir plus ou moins proche trois performances établies par Pete Sampras. En premier, le cap des six saisons achevées à la place de numéro un mondial. Le champion suisse l’a déjà accompli à trois reprises. Un tel exploit impliquerait sans doute également d’effacer des tablettes les 286 semaines au cours desquelles Sampras domina la hiérarchie mondiale. Enfin, le plus prestigieux, et dont on ne voit PORTRAIT 7 Depuis dimanche, l’attention des amateurs de tennis du monde entier est fixée sur Paris, où se déroulent les Internationaux de France. Si l’étape parisienne est un rendez-,vous incontournable de la saison, le cru 2007 pourrait se révéler digne des meilleurs millésimes. Roger Federer pourrait faire un pas de plus vers la légende. J’aimerais être dans ses chaussures ne serait-ce qu’une journée pour savoir ce qu’il ressent quand il joue comme ça. Mats Wilander pas comment il pourrait lui échapper, le record de titres en Grand Chelem, qu’on a déjà évoqué. Mais, par-dessus tout, le saint des saints consisterait à réaliser l’historique Grand Chelem, soit s’imposer dans les quatre tournois majeurs lors de la même saison. Il rejoindrait ainsi dans la légende l’Australien Rod Laver, seul tennisman de l’ère moderne à avoir réussi ce sans-faute, en 1968. Mais pour entrer au panthéon de la raquette, Roger Federer doit venir à bout du seul adversaire sur le circuit qui lui résiste encore : la terre ocre de Roland-Garros. S’il veut gagner les étoiles, il doit triompher sur terre. RIVALITÉ On l’a vu, Federer est un joueur complet. Attaquant de fond de court, il ne craint pas de monter conclure l’échange au filet. Il possède une palette technique qui lui permet de maîtriser tous les coups du tennis, du service au passing et du lob à l’amorti. Et sa science du placement, alliée à sa capacité à trouver des angles improbables, lui offre la possibilité de faire la décision à tout moment. Pourtant, il est un domaine dans lequel l’actuel numéro un mondial doit, et peut encore, progresser : les surfaces lentes. La saison de terre battue a toujours été la moins prolifique pour le champion suisse. Parmi les rares trophées qui manquent encore à son palmarès, les plus prestigieux se disputent tous sur terre, comme Rome, Monte-Carlo ou, bien sûr, P.LAHALLE POUR NIKE



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