Direct Soir n°159 30 mai 2007
Direct Soir n°159 30 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°159 de 30 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Politique : Martin Hirsch en mission contre la pauvreté

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ORLAN/FOREVERSAFE Directsoir N°159/Mercredi 30 mai 2007 14 CULTURE EXPOSITION Extravagante Orlan Rencontre entre un artiste et un pays : Orlan travaille sur la mise en scène de son propre corps. TOP DES TOPS 1 ART Son nom ne vous est peut-être pas familier : Orlan est pourtant l’une des personnalités les plus célèbres du Body Art. Elle fait de son corps un objet d’art, et ce depuis plus de 40 ans. Le musée d’Art moderne de Saint-Etienne présente une rétrospective complète de son œuvre : Orlan, le récit. Body Art : mutilation ou performance artistique ? Le débat est ouvert. L’un des ovnis de cette discipline, Orlan, expose quarante ans de carrière au musée d’Art moderne de Saint-Etienne, sa ville natale. Une façon pour l’institution stéphanoise de lui rendre hommage, à l’occasion de son 60 e anniversaire, à travers une rétrospective inédite : Orlan : le récit. De ses débuts dans les années 1960 jusqu'aux opérations chirurgicales entre 1990 et 1993, l’astéroïde de l’art contemporain a longtemps été en avance sur son temps. Son cheval de bataille : l’enveloppe corporelle remodelée. Orlan photographie, met en scène, mutile ou sublime le corps, son corps, unique élément de sa recherche artistique. Provocatrice, elle affirme : « Mon corps est devenu un lieu de débat public qui pose les questions cruciales de notre temps ». Au fil des années, la plasticienne a peaufiné sa « poétique corporelle » : engagement féministe avec Le baiser de l’artiste (1977), pour lequel elle s’affiche nue et vend du plaisir ; réinterprétation provocante des icônes judéo-chrétiennes avec Sein unique : monstration phallique (1983) ; enfin, déshumanisation de son corps dans lequel elle implante des pièces métalliques, le transformant en pur objet d’art. Aujourd’hui, le sujet de prédiléction de l’artiste est resté le même, mais les implants ont laissé place à des transformations virtuelles. La série Self-hybridations (2005) décline son portrait retouché numériquement. Alors, assagie, Orlan ? Elle continue en tout cas de créer son propre langage : celui, ancestral, du corps. Orlan, le récit, jusqu’au 26 août au musée d’Art moderne de Saint-Etienne, La terrasse Saint-Etienne. Tél. : 04 77 79 52 52. MUSÉE Rodin et le Japon Une promenade des sens et de l’esprit ARTS ■ Auguste Rodin était un collectionneur d’objets d’art égyptiens, romains, grecs mais aussi japonais. L’exposition Rodin, le rêve japonais propose de découvrir les objets personnels de l’artiste : estampes, pochoirs, albums, livres, sculptures, masques et céramiques. Le japonisme qui gagne les cercles artistiques parisiens en 1880 imprègnera les goût du sculpteur. Il fait l’acquisition vers 1900 d’objets d’art japonais du XIX e siècle. A noter la série de dessins et de sculptures que Rodin exécuta suite à sa rencontre avec la comédienne japonaise Hanako. Rodin, le rêve japonais, jusqu’au 9 septembre, Musée Rodin, 79, rue de Varenne, Paris 7 e, Tél. : 01 44 18 61 10. L’art japonais était très à la mode au XIX e siècle. ■ De l’art pour tous, tout le week-end : c’est ce que vous propose la 6 e édition du Symposium de peinture et de sculpture. Située sur la place Dauphine, à l’abri de l’agitation parisienne, cette manifestation rassemble les curieux et passionnés d’art dans une atmosphère chaleureuse, presque familiale. Cette année, en plus du travail exposé par une trentaine d’artistes rigoureusement sélectionnés, vous pourrez assister à la création d’œuvres en direct. 6 e Symposium de peinture et sculpture. Du 1 er au 3 juin, à partir de 10h. Place Dauphine, Paris 1 er. Accès gratuit. Casino royale Gaumont colombia tristar home video jkle 2 Prête-moi a main Universal music France Pirates Le parfum Lady Chatterley 3 des Caraïbes 2 4 5 TF1 vidéo MK2 Buena vista home entertainment jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes des films en DVD : CASINO ROYALE. Vivre une nouvelle aventure de l’agent 007 comme si nous le découvrions pour la première fois : voilà le cadeau que nous offrent Martin Campbell et ses producteurs. Cascades ahurissantes, humour décapant, scènes d’action et rythme effréné font de Casino royale un divertissement haut de gamme. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : DR THÉÂTRE Une famille brisée par la crise de 1929. Les temps sont difficiles quand l’argent dirige le monde ■ La troupe de la Comédie-Française reprend jusqu'au 24 juin la pièce Les temps difficiles, d’Edouard Bourdet, auteur de théâtre de boulevard de l’entre-deux-guerres. L’histoire relate comment une famille d’industriels français, brisée par la crise de 1929, réussit à s’en sortir en mariant la cadette à un riche héritier un peu benêt. Les temps difficiles, jusqu’au 24 juin, Théâtre du Vieux-Colombier, 21, rue du Vieux-Colombier, Paris 6 e, Tél. : 01 44 39 87 00. LIVRE Quand la mère est amère ■ Qu’elle croque des situations de la vie quotidienne ou les moments forts de l’existence, Isabelle Lortholary, critique littéraire pour le magazine Elle, a, pour son premier recueil de nouvelles, choisi de sonder l’âme féminine. Comment devient-on une femme ? Et pour être quelle femme ? Parce que les sentiments peuvent être teintés de gris, parce que l’humain est toujours faillible et incertain, elle décortique les grands clichés du bonheur que sont l’enfance, le mariage ou la maternité, et décomplexe les femmes avec une sensibilité très « aigre-douce ». Isabelle Lortholary, Heureuse, ou presque, Stock, 13,50 €. DR B.ENGUERAND/BERNAND
THIBAULT GRABHERR/TFM ROY/DR www.directsoir.net Laura Smet (au premier plan) et Anne Caillon jouent les naïades blasées. Le 26 e film de Clint Eastwood en tant que réalisateur. « Dinosaures 3D » : un bond en arrière de 200 millions d’années L’Argentinosaurus et le Giganotosaurus sont les vedettes ultra-réalistes de ce film projeté à la Géode. Pour côtoyer de près des dinosaures, inutile de remonter le temps, une visite à la Géode suffit. La célèbre sphère du parc de la Villette propose en ce moment Dinosaures 3D, le film en images de synthèse du Canadien Marc Fafard. Ce réalisateur a suivi le paléontologue Rodolfo Coria en Patagonie, sur les traces de ces géants du passé. Perchées sur des grues, ses caméras ont filmé les plaines qui s’étendent à perte de vue. Les images de synthèses des dinosaures ont ensuite été incrustées dans les paysages. Le résultat : un film « documentaire » démesuré, axé sur deux spécimens : le colossal herbivore Argentinosaurus et son pire ennemi, le Giganotosaurus. L’occasion pour le spectateur d’en savoir un peu plus sur les habitudes, l’environnement et l’extinction de DR Le goût amer de la victoire ■ Quand Clint Eastwood réalise un diptyque sur la bataille d’Iwo Jima, cela donne en premier Mémoires de nos pères. Produit par Steven Spielberg, le film retrace l’histoire de trois porte-drapeaux. Revenus du front en héros, ils continuent d’être hantés par les images de leurs amis, tombés sur le sable noir d’Iwo Jima. Mémoires de nos pères, de Clint Eastwood, éd. Warner Bros Entertainment, 22,99 €. ces mastodontes. Sursauts et frissons garantis. Pour les tempéraments plus calmes, la Géode diffusera prochainement Deep Sea, une jolie fenêtre sur les fonds sous-marins. Dinosaures 3D et, à partir du 13 juin, Deep Sea. La Géode, 26 avenue Corentin Cariou, Paris 19e. Tél. : 01 39 17 10 00. 15 UV : coup de soleil Sous le soleil, Gilles Paquet Brenner filme aux « UV » une famille prise par le doute. Un film d’atmosphère qui se joue des non-dits, mais pas de l’ennui. Torpeur de l’été. Deux naïades en maillot (Laura Smet et Anne Caillon) se prélassent sur les bords bleutés d’une piscine assoupie. Un inconnu se présente. Il vient voir son ami Philippe, mais Philippe n’est pas là. Sous l’insistance des deux jeunes filles, ravies de voir leur ennui troublé par une présence étrangère, le mystérieux visiteur décide de l'attendre. Invité surprise, invité mystère, Boris joue la carte du charme, s’incruste et s’intègre. Le père l’adoube, les filles l’adorent. Un seul l’abhorre : André-Pierre (Pascal Elbé), détenteur d’informations qui le poussent à se méfier. Voilà UV lancé. On pense à Chabrol et son goût pour la dissection des malaises et non-dits de la bourgeoisie. On pense à l’ambiance poisseuse Adaptation du roman éponyme de Serge Joncour, et pesante du Plein soleil de René le scénario de UV Clément, revisité récemment sous l’étiquette du Talentueux monsieur Ripley. a été confié à un autre écrivain : Lolita Pille, auteur du best-seller Hell. Elle s’est chargée On pense aussi à Swimming Pool de d’élaborer le making-of François Ozon et à La piscine de Jacques du film. Deray. Les références sont nombreuses. Et c’est peut-être là le principal problème du WILD SIDE FILMS PRÉSENTE CULTURE CINÉMA film de Gilles Paquet-Brenner, à qui l’on doit notamment Les jolies choses et Gomez & Tavares. UV se cherche un genre, une parenté, une atmosphère. A ne pas choisir entre thriller, comédie de mœurs et satire sociale, l’histoire peine à captiver. Les scènes défilent, mais sans la fluidité nécessaire à la consolidation de leur trajectoire. Eclipsée par l’impeccable jeu de lumières, l’interprétation des acteurs semble parfois vaine. Jacques Dutronc, pourtant habitué à l’exercice du vieux loup las de tout, semble ici privé de sa malice. Nicolas Cazalé, sur qui repose le rôle de l’élément perturbateur, s’efforce bien de déployer un charme animal mais, trop lisse, peine à convaincre en prédateur. S’égarant trop souvent dans des préoccupations esthétiques, le film ne parvient pas à retranscrire l’atmosphère inquiétante du roman dont il s’inspire, figeant ses personnages dans des cadres trop léchés. C’est finalement dans le registre de la comédie que le film offre ses meilleurs moments, délicieusement servis par Pascal Elbé en jaloux maladroit et attachant. UV, de Gilles Paquet-Brenner, en salle.



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