Direct Soir n°158 29 mai 2007
Direct Soir n°158 29 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°158 de 29 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Aung San Suu Kyi la résistante birmane

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°158/Mardi 29 mai 2007 14 CULTURE EXPO Graphisme, l’art à portée de main Pour mieux accepter la déferlante quotidienne d’images, il faut en déceler le caractère artistique. Etude d’un genre trop souvent confondu avec la publicité : le graphisme entre en résistance. Affiches grand format, dépliants, brochures, flyers, êtes-vous face à une banale publicité ? En cherchant bien, on décèle la patte du graphiste : la frontière entre publicité et graphisme est souvent difficile à établir. Le 18 e Festival de l’affiche et des arts graphiques propose un bilan du graphisme contemporain en France, et présente sa jeune relève. Si la publicité engendre une pollution visuelle, avec le leitmotiv du « vendre à tout prix », le graphisme, lui, donne forme à une idée. Il se veut culturel et d’utilité publique. Un seul objectif : l’art à la portée de tous. Les années 1960 marquent le divorce entre ces deux univers. Une opposition qui nourrit la créativité du graphisme post-soixante-huitard. Il n’aura de cesse d’enrichir son style, entremêlant photographies, dessins, collages, écriture manuscrite et typographie. Un mouvement initié entre autres par le groupe Grapus, référence incontournable du graphisme à la française. Politique, faits de société, SCULPTURE culture, rien n’échappe à l’œil du graphiste qui « dessine à dessein », selon Pierre Bernard, directeur artistique du festival et cofondateur du groupe Grapus. Si la crise existentielle a laissé la place à une période faste, l’avenir du graphisme est toujours en chantier. Intimement lié à la publicité et au marketing, « il continue de se rebeller, il est conquérant malgré tout », explique Pierre Bernard. L’art graphique devient un véritable terreau d’imagination. Restez attentifs, le graphisme est partout. Festival international de l’affiche et des arts graphiques. Jusqu’au 24 juin. Divers lieux à Chaumont (Haute-Marne). Tél. : 03 25 03 86 80. Monet version Kirili à l’Orangerie GALERIE Les meubles qui font l’Histoire Une tapisserie du XVII e siècle, commandée par Henri IV. ■ Le sculpteur Alain Kirili est invité par le musée de l’Orangerie, pour y présenter des créations dont la plupart sont inédites. Inspiré par Monet et ses Nymphéas, l’artiste n’en est pas à son premier coup d’essai : une de ses œuvres en hommage au peintre impressionniste est exposée au jardin des Tuileries depuis 1986. Vivant entre New York et Paris, le sculpteur a conçu pour l’occasion une œuvre spectaculaire : Commandement, hommage à Claude Monet, optant pour la première fois pour un béton subtilement coloré. Nombre de ses dessins, et quelques tableaux du peintre Chaïm Soutine, accompagnent l’exposition. Alain Kirili nous fait voyager jusqu’à Monet, tout en restant fortement marqué par la spiritualité indienne, la calligraphie hébraïque et le jazz, qui résonne dans toutes ses productions. Kirili et les Nymphéas, musée de l’Orangerie, Paris 1 er, jusqu’au 17 septembre. Tél. : 01 44 77 80 07. TOP DES TOPS DR 1 La Femme fatale Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin. Albin Michel jkle 2 Les Enfants de la liberté Marc Levy Robert Laffont 3 4 5 Parce que je t’aime Guillaume Musso Xo La Femme du V e Douglas Kennedy Belfond Parfum de scandale oblige, Albin Michel a réimprimé à 30 000 exemplaires La femme fatale, de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin. Les deux journalistes du Monde révèlent ce qui a poussé Ségolène Royal à se présenter à l’élection présidentielle et permet de comprendre l’histoire secrète de ce rendez-vous manqué. Elles expliquent aussi sous cet angle les dissensions politiques apparues pendant la campagne entre le premier secrétaire du PS, François Hollande, et la candidate à l’Elysée. Légende : (e) nouvelle entrée -Source : ARTS THÉÂTRE Seras-tu là ? Guillaume Musso Xo jkle jkle jkle jkle DR ■ Créée au début du XVII e siècle par Henri IV, la manufacture des Gobelins fête son 400 e anniversaire. Regroupant dans un premier temps des ateliers parisiens, cet « établissement public » avant l’heure se donnait pour objectif de décorer les résidences royales en meubles et tentures. Cette fondation s’inscrivait également dans une logique économique. Il s’agissait de concurrencer les Flamands et leurs tapisseries, les Italiens et leurs miroirs, les Allemands et leurs cabinets d’ébène. Malgré les heurts de l’Histoire, la noble mission des Gobelins s’est perpétuée. La galerie s’ouvre à nouveau, après 35 ans de rénovation. La création contemporaine audacieuse y côtoie le patrimoine ancien prestigieux. Jusqu’en septembre, une première sélection d’objets attend le public. Chacun y trouvera son compte, même les nouveaux ministres, car ces objets servent toujours à meubler les palais de la République. Galerie des Gobelins, 42, avenue des Gobelins, Paris 13e. R. DE LA MAUVINIERE/AP Espionnage ou crime passionnel ? Mata Hari sur les planches ■ Herman van Veen rouvre le procès de Mata Hari, fusillée le 15 octobre 1917 à Paris. La question se pose toujours : était-elle espionne ou victime d’un crime passionnel ? Anna, son amie d’enfance incarnée par Gaëtane Bouchez, retrace son histoire. Face aux juges, elle n’a de cesse de prouver l’innocence de cette femme. Mata Hari, jusqu’au 2 juin, Théâtre du Renard, 12, rue du Renard, Paris 4e. Tél. : 01 42 71 46 50. LIVRE Polar au bloc opératoire ■ Tout commence par la disparition d’une vésicule biliaire. Et pas n’importe comment : ce matin-là, le chirurgien Benjamin Chopski est menacé par un homme-grenouille qui semble avoir grand besoin de cet organe. Bistouri blues est un premier roman écrit à quatre mains, par Philippe Kleinmannet Sigolène Vinson. Récompensé par le prix du Roman d’aventures 2007, il ose une enquête sur fond de trafic d’organes et de terrorisme international. Thème original, avec un ton qui ne dépareille pas dans une collection de romans policiers, à la fois haletants et drôles. Et comme pierre angulaire, le commissaire Cush Dibbeth, qui ira de surprise en surprise. Comme le lecteur. Bistouri Blues. Ed. Kleinmann-Vinson, Le Masque, 6 €. DR DR
DR DR www.directsoir.net Asia Argento et Fu’ad Ait Aattou, les héros d’Une vieille maîtresse, en compétition à Cannes. Charles Berling et Bernard Campan cherchent « L’homme de sa vie » Après « Se souvenir des belles choses », Zabou Breitman retrouve Bernard Campan pour un deuxième long-métrage. Deux hommes, une femme. Trois possibilités ? Eh bien non. Quand Zabou Breitman réalise L’homme de sa vie, Léa Drucker, Bernard Campan et Charles Berling ne sont pas destinés à l’éternel ménage à trois. Frédéric et Frédérique passent leurs vacances dans leur maison de la Drôme, entourés de leur famille. Leur voisin, Hugo, qui ne cache pas son homosexualité, est invité à dîner. Hugo et Frédéric apprennent à se connaître en discutant jusqu’à l’aube. C’est un « film sur l’inconscient », analyse Bernard Campan. Son personnage, Frédéric, père et mari parfait, est déchiré entre sa quête de bonheur et le désir de liberté réveillé en lui par Hugo. L’aspect carnassier de l’amour représenté par Hugo semble poser la question suivante : faut-il assumer de façon sauvage sa solitude, ou bien se reposer sur quelqu’un, La Quinzaine des réalisateurs débarque à Paris ■ Le Festival de Cannes joue les prolongations… parisiennes. Après avoir animé la Croisette en parallèle de la sélection officielle, les films de la Quinzaine des réalisateurs sont proposés dans la capitale par le Forum des images. Parmi ces 23 films, La question humaine de Nicolas Klotz ou Elle s’appelle Sabine, de Sandrine Bonnaire. Quinzaine des réalisateurs, du 30 mai au 5 juin au Cinéma des cinéastes, 7, av. de Clichy Paris 17e. Tél. : 01 53 42 40 00. DR fabriquer un couple ? Les bonus, entièrement sous-titrés pour les sourds et les malentendants, sont consacrés à des entretiens avec les acteurs et la réalisatrice. L’homme de sa vie, de Zabou Breitman, Wild Side Vidéo, 19,99 €. WILD SIDE FILMS PRÉSENTE 15 La liaison dangereuse ★★★★★ Avec « Une vieille maîtresse », Catherine Breillat remet les sulfureuses romances du XIX e siècle au goût du jour. En sélection officielle du soixantième Festival de Cannes, le film de Catherine Breillat défrayera sans doute la chronique, une fois de plus. En revanche, on ne pourra lui reprocher (comme ce fut souvent le cas) un film trop osé. Car si Une vieille maîtresse comporte quelques scènes d’amour torrides, elles sont filmées avec la pudeur hypocrite du début du XIX e siècle, période à laquelle se situe l’intrigue. Historiquement, le drame s’installe presqu’un siècle après Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et les romans du marquis de Sade, où le libertinage était un art de vivre et une véritable philosophie. La réalisatrice s’est inspirée du « Tous mes autres films chef-d’œuvre de l’écrivain Barbey ont été jugés sulfureux d’Aurevilly, mais n’a pas adapté l’ensemble du roman : seulement la par- ou scandaleux, mais ils ne me représentent pas. Je pense que ce film-là tie qui concerne le trio amoureux. Un me correspond réellement. mari coureur, une femme candide et Je suis enfin en liberté. » une vieille maîtresse, prête à tout pour Catherine Breillat ne pas se laisser voler son amant. CULTURE CINÉMA Un schéma classique, mais qui ne manque pourtant pas de relief dans son adaptation cinématographique. Le jeu des acteurs est à la hauteur de la précision de la mise en scène, qui ne néglige ni les décors, ni les costumes d’époque. De Vellini, la maîtresse espagnole (jouée par l’ardente Asia Argento), au dandy et mari Ryno de Marigny (Fu’ad Ait Aattou) en passant par la frêle épouse Hermangarde (Roxane Mesquida), tous les rôles sont interprétés avec intensité. On salue également la présence de Claude Sarraute, rare au cinéma, qui campe une marquise de Flers (grandmère d’Hermangarde) pour le moins originale avec l’ironie et le décalage qu’on lui connaît. Bien qu’elle soit un personnage secondaire, elle incarne à elle seule les vestiges d’une ère disparue et sa prestation ne manque pas d’humour. Un film grand public, esthétiquement réussi, qui n’a pourtant pas réussi à attirer l’attention du public. Une vieille maîtresse, de Catherine Breillat, en salle demain.



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