Direct Soir n°157 25 mai 2007
Direct Soir n°157 25 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de 25 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (222 x 292) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Martin Scorsese le cinéma au coeur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RUE DES ARCHIVES/COLLECTION BCA Directsoir N°157/Vendredi 25 mai 2007 8 EN COUVERTURE Ses deux inspirations sont la Nouvelle Vague française et le « Shadows » de Cassavetes (Jacques Séguéla) Martin Scorsese (à d.) sur le plateau du film Les affranchis (1990). pellicules sauvées seront ses plus chéries : Le carrosse d’or de Renoir, Rocco et ses frères de Visconti, Belle de jour de Buñuel, ces chefs-d’œuvre européens qui ont nourri la fantasmagorie du môme de Little Italy. « Quel est, de mes films, votre préféré ? » me lance Marteen. « Casino. » « C’est curieux, les Français me répondent toujours Taxi Driver ou Raging Bull. Certes, mais pour moi, Casino est plus qu’un film, c’est l’épopée sur fond de machines à sous de la plus belle descente aux enfers du cinéma. Et le seul rôle où Sharon Stone est ce qu’elle aurait dû être : une grande comédienne. » « Et vous, Marteen, quel est votre film préféré ? » « Celui que je ferai demain. » Martin Scorsese À CANNES « TAXI DRIVER » ■ La longue histoire de Martin Scorsese à Cannes commence en 1976 lorsqu’il se voit décerner la Palme d’or pour Taxi Driver qui met en scène et révèle Robert De Niro qui incarne un chauffeur de taxi new-yorkais, vétéran du Vietnam. Martin Scorsese y met en scène un autre de ses acteurs fétiches : Harvey Keitel, et la jeune Jodie Foster. Martin Scorsese (à d.) et Robert De Niro sur le plateau du film Taxi Driver (1976). L’ŒUVRE DE SCORSESE Certes, avant Casino, il y a eu After Hours, La couleur de l’argent (premier oscar de Paul Newman), La dernière tentation du Christ, Les affranchis (premier oscar de Joe Pesci). Après Casino, il y aura Kundun, le récit de la jeunesse du dalaï-lama, A tombeau ouvert, qui n’est pas le meilleur Nicolas Cage. Et surtout, Gangs of New York, où DiCaprio s’annoncera comme le nouveau De Niro. Récidivant aussitôt avec Aviator avant d’exploser dans Les infiltrés, le plus grand succès public de Scorsese à ce jour, sur le tournage duquel j’avais eu le privilège d’être invité. Dans un entrepôt transformé en studio géant, il avait reconstitué le poste de police bostonien, décor central du film. Sur le plateau, Matt Damon, DiCaprio, Alec Baldwin, PRÉSIDENT ■ Martin Scorsese a présidé le Festival de Cannes en 1998. Cette année-là, il remet la Palme d’or à Théo Angelopoulos pour L’éternité et un Jour. Cette édition est également marquée par la projection de La vie est belle de Roberto Benigni, qui reçoit le Grand Prix. Lors de sa remise, le metteur en scène italien s’était jeté aux pieds de Martin Scorsese. Martin Sheen jouent une scène brutale : les injures fusent, les meublent volent. De l’autre côté du miroir, impassible, Marteen suit la scène sur son écran de contrôle. Assis sur un tabouret à ses côtés, je sens sa concentration palpable, je suis sa tête chercheuse fouillant chaque détail, un silence respectueux remplit l’espace, puis d’une voix à peine audible, il murmure : « Action ». En un dixième de seconde, les acteurs se déchaînent dans un ballet millimétré. 90 secondes d’explosion de violence, puis le silence recouvre à nouveau la pièce. Les acteurs, un à un, comme des enfants, vont demander son avis au maître. Il leur parle à l’oreille et lance : « On la refait. » Le cinéma est une longue patience. Il est normal qu’on le protège des affres du temps. PA PHOTO/ABACAPRESS RUE DES ARCHIVES/COLLECTION RDA VU PAR Les géants du cinéma « Il a inventé un langage cinématographique nouveau » Leonardo DiCaprio. ■ « Je pense que je ne pourrai jamais cesser d’apprendre d’un homme comme Martin. Ce qui m’étonne le plus chez lui, c’est son ouverture, il aime que chacun apporte ses idées, des décorateurs aux costumiers. » Michaël Powell LEONARDO DICAPRIO ■ « Jamais, depuis les débuts de Kurosawa, nous n’avons senti une énergie aussi impérieuse. Dès ses premiers films, il a ouvert un dialogue avec le public et l’a forcé à y prendre part. Aux côtés de Robert De Niro, il a inventé un langage cinématographique nouveau (…). Rien n’échappe à son regard, il contemple la beauté et la terreur avec la même objectivité, le même amour, la même compassion. Il ne peut rien exprimer d’autre que la vérité. Si seulement nous avions une dizaine de Scorsese ! Mais ne rêvons pas. Si nous en avons un par décennie, nous aurons de la chance. Je m’en contenterai. » MICHAËL POWELL (1905-1990), RÉALISATEUR CANNES 2007 ■ Pour la 60 e édition du Festival, Martin Scorsese fait partie des personnalités très attendues. Il devait donner hier « une leçon de cinéma d’exception » et il est attendu pour la cérémonie finale pendant laquelle il doit décerner la Caméra d’or qui récompense le meilleur premier film. Le Roumain Corneliu Porumboiu avait été distingué en 2006. RUE DES ARCHIVES/BCA P.DRINKWATER/NBCU PHOTO BANK/ABACA
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