Direct Soir n°141 25 avr 2007
Direct Soir n°141 25 avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°141 de 25 avr 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Hillary Clinton une femme à la Maison Blanche ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°141/Mercredi 25 avril 2007 10 ÉCONOMIE Avec la Forty, Afflelou a fidélisé les quadras Jadis considérés comme des « pharmaciens des yeux », les opticiens sont aujourd’hui des vendeurs acharnés. Avec Forty, Tchin-Tchin ou Tercera, Alain Afflelou a révolutionné ce petit monde. Grâce à sa communication pointue et personnalisée et ses offres discount, il a fait des lunettes un objet de mode et un accessoire de stars. Alain Afflelou peut être fier de sa réussite. Mais il est sans doute trop modeste pour cela. Promu chevalier de la Légion d’honneur le 1 er janvier dernier, il avoue ne pas oser arborer sa décoration. « J’ai toujours regardé ceux qui l’avaient en me disant : « Ça, c’est des gens importants », et je n’ai pas cette prétention. » Pourtant, aujourd’hui, on ne peut parler de lunettes sans évoquer le nom d’Afflelou. Le marché de la lunette se porte bien, car la démographie y est pour beaucoup. L’espérance de vie des Occidentaux continue d’augmenter. Et quand les années passent, la vue baisse, la presbytie guette. Le secteur de la lunetterie affiche un taux de croissance autour de 3% en France, mais la concurrence fait rage. Les acteurs de ce marché doivent absolument se démarquer. Trois d’entre eux se partagent presque la moitié du marché de la lunette en France : La Guilde des lunetiers – avec sa marque phare Krys –, Optic 2000- Gadol et Alain Afflelou. Alors que les chiffres d’affaires de ces trois groupes sont comparables, il n’en va pas de même pour les budgets qu’ils consacrent à la publicité. Alain Afflelou y investit plus de 20 millions d’euros par an, quand ses deux concurrents engagent moins de 9 millions dans la communication. Cette différence, c’est la patte 3 questions à… ALAIN AFFLELOU La croissance selon Alain Afflelou Le secteur de la distribution de lunettes semble s’orienter vers de grandes manœuvres de rachats. Les groupes d’opticiens préparent activement cette phase. Répondant aux questions de Direct Soir, Alain Afflelou s’est montré optimiste. POURQUOI LE SECTEUR DES OPTICIENS VA-T-IL VERS PLUS DE CONCENTRATION ? Il y a quinze ans, des investisseurs qui ne sont pas des opticiens sont entrés sur le marché de la distribution. Depuis quelques années, ce sont des fonds d’investissement qui ont Aujourd’hui, Afflelou peut vivre sans Alain Afflelou Alain Afflelou Afflelou, celle qui a fait et continue de faire son succès, et qui l’a, en quelque sorte, starisé. Tout commence il y a trente-cinq ans, le 3 mars 1972, le jour où Alain Afflelou a « mis une blouse pour ouvrir [son] premier magasin ». L’aventure est en marche.Alors qu’il ne possède encore que trois points de vente, il investit une année de bénéfices en communication et lance en 1978 sa première campagne publicitaire sur l’agglomération bordelaise. Immédiatement, il dérange. Les opticiens de la ville critiquent son recours au discount, mais d’autres n’hésitent pas à témoigner leur intérêt. Alain Afflelou comprend que la publicité et les offres commerciales agressives sont la clé de la réussite. En 1979, la franchise Afflelou voit le jour. regardé ce marché et y ont investi. Sur le plan mondial, il y a une dizaine de grands opérateurs, et la moitié sont détenus, contrôlés majoritairement par des investisseurs. C’est notre cas. Leur objectif est de faire de la croissance externe en rachetant des enseignes. POUR AFFLELOU, C’EST UNE PÉRIODE CHARNIÈRE ? Oui, et la vraie part de croissance est à l’extérieur. Nous regardons partout où il y a des opportunités. Nous n’excluons pas d’aller en Asie, par exemple. Les premiers franchisés seront ses camarades de promotion de l’école d’optométrie de Paris. Le réseau se développera rapidement. En 1985, le centième magasin est ouvert. Aujourd’hui, le groupe est à la tête de 848 boutiques, et s’est développé à l’étranger, notamment en Espagne et en Belgique. Cette ascension fulgurante, Alain Afflelou la doit à des offres audacieuses. Il n’hésite pas à offrir des paires de lunettes pour séduire et fidéliser sa clientèle. Dix ans après son lancement, la Forty fait toujours fureur, avec 40 000 coffrets vendus en 2006. Avec la Forty, Afflelou frappe le cœur de cible des opticiens. L’offre est destinée à séduire les quadragénaires et plus, qui portent la vitalité Nous avons une expérience en Espagne et en Belgique qui nous donne les moyens d’aller sur d’autres marchés. VOUS ÊTES OPTIMISTE POUR AFFLELOU DANS CETTE PHASE DE TRANSFORMATION DU SECTEUR ? Je ne suis pas inquiet. Je ne me pose pas cette question. Chaque groupe a sa politique, sa philosophie. La fusion entre deux grands groupes n’aurait pas de sens. Les différentes enseignes ont des identités distinctes auprès des consommateurs. 50% C’est la proportion de Français ayant besoin d’une correction visuelle. de ce secteur. Mais en plus des prix bas, la marque bénéficie de la personnalité de son patron. Non seulement, le groupe qu’il a fondé porte son nom, mais plus encore, l’entreprise et l’homme se confondent. Dès les années 80, Afflelou apparaît dans ses spots de publicité. Cette personnalisation est pour bonne partie dans la notoriété de la marque. Seul problème : que se passera-t-il lorsqu’Alain Afflelou, 59 ans, prendra sa retraite ? Cela ne semble pas l’inquiéter : « Toutes les entreprises qui ont été personnalisées, explique-t-il, si elles étaient bonnes, ont continué. Je n’ai pas la prétention d’arriver à la cheville de Dior ou Hermès, où le chef d’entreprise était la marque Afflelou est devenu en 2003 le parrain de La Solitaire Afflelou-Le Figaro. S. COHEN/COSMOS J.-M. MOUCHET/DPPI
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