Direct Soir n°140 24 avr 2007
Direct Soir n°140 24 avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°140 de 24 avr 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Yann Arthus-Bertrand l'amour de la Terre

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°140/Mardi 24 avril 2007 6 EN COUVERTURE DE LA PHOTO À L’ÉCOLOGIE YANN ARTHUS-BERTRAND PUBLIE EN 1981, À 35ANS, SON PREMIER LIVRE : « LIONS », RESULTAT D’UN VOYAGE AU KENYA. C’EST « LA TERRE VUE DU CIEL » QUI L’A RENDU CÉLÈBRE ET L’A CONDUIT VERS LA DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT. YannArthus-Bertrand L’amour de la Terre GAMMA
Y. ARTHUS-BERTRAND www.directsoir.net Après deux récents succès d’audience sur France 2, le combat que mène Arthus-Bertrand dépasse les frontières. YannArthus-Bertrand : un nom pour lequel répondent plus de 700000 références sur l’un des moteurs de recherche les plus utilisés du Web. Depuis la parution de son best-seller, La Terre vue du ciel en 1999, le photographe s’est transformé en combattant pour l’environnement, rejoignant ainsi Nicolas Hulot ou Al Gore. S’il est devenu une célébrité, c’est parce que, à partir de son métier de photographe, il a découvert les dangers courus par la planète. Tout a commencé avec ses photos : un cœur, couleur terre, dessiné dans la verte mangrove néo-calédonienne ; le plus grand labyrinthe végétal du monde révélé par une vue aérienne ; le découpage des champs de lavande dans le Vaucluse : ces clichés ont fait le tour du monde. Depuis, le photographe s’est engagé dans une lutte pour préserver l’environnement. Comment en est-il arrivé là ? En 1981, il publie son premier ouvrage, Lions, fruit de trois ans d’observation des grands fauves au Kenya. En Afrique, il découvre ce que peut apporter la photographie : le moyen de faire passer un message. Il devient photoreporter. Du Dakar à Roland-Garros en passant par le portrait de la primatologue Diane Fossey, le photoreporter trace son chemin. Jusqu’à trouver l’idée qui fera décoller les ventes, mais qui deviendra sa raison de vivre. TROIS MILLIONS D’EXEMPLAIRES En 1991, il crée l’agence Altitude, une banque d’images aériennes. En 1994, il entreprend de photographier les plus beaux paysages du monde. En 1999, paraît la première édition d’un ouvrage qui fera date. La Terre vue du ciel s’arrache en librairie. Le travail de promotion de l’ouvrage est orchestré par son ami et éditeur Hervé de La Martinière. La réussite commerciale est immédiate. Pourtant, au moment de publier l’ouvrage, YannArthus-Bertrand a hésité. « C’est un perfectionniste qui ne se sent jamais prêt. A un moment, il faut l’obliger. Je lui ai dit : « Ça va être le livre de ta vie » », se souvient Hervé de La Martinière. Sous le sapin de Noël, dans les étagères au rayon beaux livres… plus de trois millions d’exemplaires de La Terre vue du ciel ont été vendus à travers le monde. En 2000, deux millions de visiteurs se pressent devant les grilles du jardin du palais du Luxembourg à Paris pour découvrir les 130photographies de l’exposition. Le Sénat autorisera une prolongation d’un mois de la manifestation. Des guides scientifiques sont envoyés aux professeurs qui accompagnent leurs élèves. C’est un succès phénoménal. L’engouement des écoliers lui donne une nouvelle idée. Les classes se sont déplacées en masse pour voir son exposition, désormais c’est lui qui investira les établissements scolaires. YannArthus-Bertrand monte une opération pédagogique. Son souhait : que ses photos servent de support pour expliquer aux scolaires le concept de développement durable. Celui qui dit « toujours chercher un sens à son travail », vient d’en trouver un. Les ministères de l’Education national et de l’Ecologie soutiennent le projet. Sous les préaux, dans les couloirs, les réfectoires, toutes les écoles de France affichent les clichés de la Terre vue d’en haut. « S’il y a une chose dont je suis particulièrement fier, c’est celle-là. » Le photographe ajoute avec humour qu’il est « rare qu’un gamin qui n’a pas cessé de changer d’établissement finisse par travailler en partenariat avec le ministère de EN COUVERTURE 7 Après le succès en librairie de « La Terre vue du ciel », le photographe YannArthus-Bertrand est devenu, au même titre que le commandant Cousteau ou Nicolas Hulot, l’une des figures phares de la protection de l’environnement, en France et dans le monde. YannArthus-Bertrand a créé l’agence Altitude, une banque d’images aériennes. Du Dakar à Roland-Garros, le photoreporter trace son chemin l’Education nationale ». C’est ainsi que YannArthus-Bertrand s’assigne une nouvelle mission : « Faire naître chez les jeunes générations un profond respect, et une responsabilité envers la nature. » Dans les classes, YannArthus-Bertrand est devenu un défenseur de la nature, au même titre que le commandant Cousteau ou Nicolas Hulot. L’ŒIL QUI FAIT LA DIFFÉRENCE Les plus fascinés par ce personnage sont d’abord ses propres collaborateurs. Sur son site Internet, YannArthus-Bertrand a choisi de laisser la parole à son équipe. « Nous roulions sur le taxi way, une petite voie qui permet d’aller du parking à la piste de décollage. Yannm’a dit d’arrêter l’appareil. Pendant vingt minutes, il a photographié ce qu’il voyait. Et je dis bien, ce que lui voyait… car pour moi, nous étions juste au milieu de nulle part, sur une voie parallèle à la piste. C’est au développement des photos que j’ai compris. J’ai tout de suite pensé à une toile de Braque. Voilà ce qui fait la différence : cet œil qui voit des choses que les autres ne verront que sur la photo », raconte un collaborateur. Un autre se souvient de la L’ouvrage La Terre vue du ciel (éditions de La Martinière) s’est vendu à trois millions d’exemplaires compassion d’Arthus- Bertrand pour une mère qui venait de perdre sa fille. Ceux qui ont accompagné « Yann » en vol dévoilent leurs anecdotes. « En 2001, nous devions réaliser des photographies aériennes de Lyon », se souvient Sybille d’Orgeval. La manœuvre se termine par un atterrissage mouvementé après la troisième sommation de la tour de contrôle. C’était le 11 septembre, l’attentat du World Trade Center venait de se produire et le survol de la deuxième ville de France par un hélicoptère avait fait naître un mouvement de panique au sein de la population. Un caractère exigeant se dessine au travers des témoignages de son équipe. Un homme qui demande beaucoup : les campagnes photographiques commencent « avant l’aube, vers 3 heures et demi, et les journées se terminent vers 11 heures ou minuit ». Il est aussi un patron, dont les « savons » sont redoutés, mais qui désamorce les conflits avec humour. Aujourd’hui, l’agence Altitude compte une quarantaine de salariés. Une équipe dévouée au capitaine du navire. Le projet de La Terre vue du ciel a obtenu le patronage de l’Unesco, tandis qu’un organisme de voyage a commandé un livre sur ses villages de vacances et qu’un fabricant de films photographiques a apporté son soutien financier. P.GLEIZES/REA



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