Direct Soir n°14 23 juin 2006
Direct Soir n°14 23 juin 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de 23 juin 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : Les Bleus : allons enfants !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 23 juin 2006 8 L’ACTU FRANCE Le Smic revu à la hausse v L’augmentation du salaire minimum de croissance s’élèvera mécaniquement à 2,8% au 1 er juillet. Comme chaque année, il suit l’évolution des prix et du pouvoir d’achat ouvrier. Cette fois, il pourrait bien bénéficier d’un coup de pouce. Le gouvernement envisagerait de l’augmenter de 3%. Les 2,5 millions de smicards toucheraient ainsi 1 254,28 euros mensuels brut. Les plages normandes classées à l’Unesco ? v La Normandie veut faire des plages du Débarquement un patrimoine mondial. La région a demandé que ces sites soient classés par l’Unesco. Les salariés gagnent plus v Hausse du pouvoir d’achat des salariés. Le salaire mensuel des travailleurs a progressé de 0,9% au 1 er trimestre 2006. Soit 2,9% sur un an. Un gain de 1,4 point de pouvoir d’achat sur un an, alors que les prix ont augmenté de 0,6% ce trimestre. Le TGV Est arrive v Strasbourg-Paris en TGV, c’est possible dès dimanche. Les premières rames du TGV Est circuleront à vitesse classique. Objectif : tester le confort du futur train et roder le personnel. Tout doit être fin prêt en juin 2007. A terme, Strasbourg ne sera plus qu’à 2h20 de Paris. M. DANIAU/AFP D.R. Mieux vaut bien se porter quand on fait partie des plus démunis. 41% des médecins spécialistes et 39% des dentistes refuseraient de prendre en charge les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU).Tel est, en tout cas, le résultat d’une enquête menée par le Fonds CMU, selon la méthode « testing ». Elle consiste à se faire passer auprès des praticiens, au téléphone, pour un bénéficiaire de la CMU ou un assuré ordinaire et tenter d’obtenir un rendez-vous. L’objectif étant clairement de démontrer s’il y a discrimination ou pas. Or, selon ce test, « les médecins ne respectent pas la loi CMU de 1999, qui garantit la gratuité des soins aux personnes sans ressources, ni leur déontologie qui impose de soigner n’importe quel patient », s’insurge Jean-François Chadelat, directeur du Fonds CMU. Si 1,6% seulement des généralistes de secteur 1 (ceux qui appliquent les tarifs de la Sécurité sociale) n’acceptent pas les patients les plus pauvres, le chiffre grimpe à 4,8% pour leurs confrères de secteur 2, aux honoraires libres. La palme des refus revient aux gynécologues et aux psychiatres, avec des taux respectifs de 44% et 50%. Le Fonds CMU invoque le manque à gagner des praticiens pour expliquer ces comportements. Un patient CMU n’avance rien, et la Sécurité sociale ne rembourse pas les dépassements d’honoraires. « Faux », rétorque Jean- Claude Michel, président de la Confédération nationale des syndicats dentaires, qui impute Anne Deverre, Edwidge Koscianski, Bérengère de Termont, Nicolas Cailleaud ENQUÊTE/Pas de sous, pas de soins FÊTE DE LA NATURE/Le jardin acclimate nos cinq sens h C’est une première ! Le Jardin d’Acclimatation a donné aujourd’hui le coup d’envoi de la « Fêt’Nat’ », la fête de la nature et de l’écologie qui se tient jusqu’à dimanche. Une idée de sortie ludique et intelligente pour ce week-end, d’autant que la manifestation est ouverte à tous publics. L’objectif ? Faire redécouvrir la Nature de manière concrète, en faisant appel à nos cinq sens trop souvent anesthésiés par la vie de tous les jours. Ici, on réapprend à sentir, à écouter, à goûter, à voir et à toucher la nature. Au travers de jeux, d’ateliers bricolage ou d’expositions, petits et grands sont conviés à prendre un bol d’air pur. Ces animations sont gratuites, une fois payée l’entrée au Jardin. P.ALLARD/REA R. XAVIER/GAMMA ces pratiques aux « problèmes règlementaires et informatiques » imposés par les caisses d’assurance maladie. Il dénonce aussi les « incivilités » dont font preuve certains de ces patients, qui abusent des consultations. Les médecins remettent en cause le principe de l’enquête, réalisée seulement sur six départements, qui, h Trente mille logements construits sur des terrains de l’Etat d’ici à la fin de l’année 2008. C’est la volonté qu’a affichée Matignon, hier, à l’occasion d’un comité interministériel sur le logement. Cela faisait un an que les ministères et établissements publics s’étaient engagés à remettre sur le marché des terrains publics « inutiles à leur activité et propices à une offre nouvelle de logements ». La plus grosse contribution proviendra selon eux, ne reflète pas la réalité. Alerté, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a demandé des sanctions dès hier soir. L’Ordre des médecins a adressé un rappel à ses troupes. Plus de 4,8 millions de personnes bénéficiaient de la CMU en 2005. Il en coûte 1,4 milliard d’euros par an à la Sécu. LOGEMENT/L’État cède du terrain de La Défense, à hauteur d’un tiers des terrains concernés. Dominique de Villepin a d’ores et déjà donné son accord au protocole entre l’Etat et la Ville de Paris concernant les terrains des Batignolles. 3 500 logements devraient y être construits. « Je serai particulièrement attentif à la valorisation du patrimoine constructible des réseaux ferrés de France, qui est très important en Ile-de-France, où chacun le sait, la tension foncière est très forte », a ajouté le Premier ministre. Reste maintenant à savoir à quel prix ces logements seront mis sur le marché. Concernant l’immobilier en général, Dominique de Villepin s’est félicité des 400 000 mises en chantier en 2005, se donnant comme objectif pour 2006 de passer la barre des 450 000. Malgré tout, les prix de l’immobilier en France, qui ont doublé en moyenne depuis dix ans, devraient rester orientés à la hausse jusqu’en 2010, selon une étude publiée hier par le réseau d’agences immobilières Orpi.
www.directsoir.net POLITIQUE/Nicolas Sarkozy : la valeur du travail Troisième grand meeting du ministre de l’Intérieur, hier, à Agen. Il a annoncé sa volonté de faire un grand ménage dans l’emploi. Johnny Hallyday en bande-son, le pas assuré, Nicolas Sarkozy était venu hier pour en découdre. 6 000 militants UMP l’attendaient au Parc des expositions d’Agen.Pour son troisième discours de futur candidat à l’élection présidentielle, le président du parti n’a pas déçu son public. Son principal cheval de bataille : l’emploi. Et plus particulièrement la manière dont il entend remettre les Français au travail. Acclamé par la foule, Nicolas Sarkozy en a profité pour critiquer les propositions socialistes en matière sociale,et notamment la « réduction obligatoire et uniforme du temps de travail ».Selon lui,le salut viendra d’un « progrès social par l’économie ». Le chef de l’UMP a annoncé vouloir rassurer « la France (qui) doute ». Et il en a profité pour réinventer la fracture sociale, transformée par ses soins en « désintégration sociale ». « Je suis un homme politique qui veut parler de la vie réelle des Français, pas de la vie virtuelle »,a-t-il ajouté face aux 5 000 militants acquis à sa cause. Fidèle à son style, le ministre a voulu toucher l’auditoire droit au cœur : « Il ne faut pas croire que la vie d’avant était plus facile. Elle était souvent plus cruelle. Mais (…) les paysans que les cycles de la nature laissaient sans repos, les mères de famille qui s’écorchaient les mains sur les lavoirs (…) étaient portés par l’espérance que demain serait mieux qu’hier et que les fils vivraient plus heureux que les pères. » Pour Nicolas Sarkozy, il n’en serait plus de même aujourd’hui, en particulier après vingt-cinq années durant lesquelles « tout a été fait pour dénigrer l’effort et le mérite ». « Je propose donc d’être libre de rester aux 35 heures ou d’en sortir »,a insisté le chef de l’UMP.Que ce soit « le salarié qui veut travailler plus pour gagner plus, parce qu’il vient d’avoir un enfant, et qui se heurte à un mur », « l’ingénieur qui ne se sent plus à l’abri du licenciement économique », « le jeune diplômé (…) qui a le sentiment que tout est fait pour l’empêcher d’avancer ». Dans toutes ces situations, Nicolas Sarkozy propose la même solution. Il faut « libérer le travail ». Principale mesure proposée : que « toutes les heures supplémentaires soient exonérées d’impôt et de charges sociales ». C’estdit « Si le Pacs n’est pas suffisant, améliorons le Pacs et, par contre, continuons à avoir un mariage tel qu’il est défini actuellement dans le Code civil. » Valéry Giscard d’Estaing L’heure serait,selon lui,à un grand ménage. « Je veux tout mettre sur la table sans tabou : l'impôt sur le revenu, la taxe professionnelle, la taxe sur les salaires, les charges. » On l’aura compris, les classes moyennes sont clairement son cœur de cible. Nicolas Sarkozy aurait également retenu les leçons de la crise récente du CPE, en estimant une fois encore que le droit du travail devait être modifié en profondeur. Il a appelé de ses vœux « la mise en place d’un contrat unique à durée indéterminée, plus souple, avec une consolidation des droits du salarié au cours du temps », ou encore « une Sécurité sociale professionnelle pour sécuriser l’ensemble de son parcours professionnel ». Reprenant sa formule choc du 22 avril dernier, qui avait suscité l’indignation à gauche,il a également invité « ceux qui n’aiment pas la France, ceux qui exigent tout d’elle sans rien vouloir lui donner,je leur dis qu’ils ne sont pas obligés de rester sur le territoire national ».Au terme de ce discours fleuve, le président de l’UMP a été longuement applaudi. « Si on veut que les gens continuent à dire : ‘Je ne vois pas de différence entre la gauche et la droite’, que Ségolène continue ! » Alain Krivine (LCR) « Les femmes (maghrébines) n’écrivent pas. Elles brodent, se tatouent et tissent des tapis. Si la femme, malgré tout, écrit, elle a le statut des danseuses, c’est-à-dire de femme légère. » Assia Djebar, écrivaine algérienne, entrée aujourd’hui à l’Académie française Anne Deverre, Thomas Liard, Bérengère de Termont, Antonin Moser P.BERNARD/ABACAPRESS.COM « Depuis 25 ans, tout a été fait pour dénigrer l’effort et le mérite. » GAILLARDE RAPHAEL/GAMMA E. GAILLARD/REUTERS FRANCE VIN/Touche pas à ma vigne h Depuis la présentation du projet de réforme du secteur vinicole, hier, par la Commission européenne, un vent de contestation souffle du côté des acteurs français de la filière. Ce texte, qui vise à lutter contre la surproduction, préconise notamment l’arrachage de 400 000 hectares de vignes dans les cinq ans à venir et la suppression des subventions communautaires pour la distillation et le stockage des surplus. Des points que Dominique de Villepin juge « inacceptables » et qu’il entend faire modifier. Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a critiqué « une analyse partiellement erronée du marché ». Les organisations professionnelles de la viticulture ont dans l’ensemble rejeté le projet. SANTÉ/Les enfants plus grands et plus gros qu’en 1958 h Les résultats de la campagne nationale de mensuration des Français ont été publiés. Concernant les enfants de 5 à 17 ans, l’étude, réalisée par l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH), vendue aux professionnels de l’habillement, met en évidence les changements de morphologie intervenus depuis cinquante ans. En moyenne et toutes tranches d’âge confondues, les enfants ont grandi de 2 cm. Mais, c’est surtout leur tour de taille qui augmente de manière préoccupante. C’est à partir de 10 ans que les changements de corpulence s’amorcent. Pour cet âge, le tour de taille des enfants a augmenté de 3 cm par rapport à 1958. A 15 ans, les filles ont en moyenne un tour de taille de 69 cm, soit 6 cm de plus qu’en 1958, alors que chez les garçons, on relève une augmentation de 4 cm et 2 kg. Ces résultats concordent avec ceux de la campagne de mensuration des adultes, qui mettait déjà en évidence cette tendance. En cinquante ans, les Françaises ont ainsi pris plus de 15 cm de tour de taille. Le pays de la haute couture est-il condamné à l’obésité ? Directsoir t Vendredi 23 juin 2006 9



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