Direct Soir n°14 23 juin 2006
Direct Soir n°14 23 juin 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de 23 juin 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : Les Bleus : allons enfants !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 23 juin 2006 4 EN EXCLUSIVITÉ INTERVIEW DE ROSELYNE BACHELOT La vie en Roselyne Députée européenne, secrétaire nationale adjointe de l’UMP, Roselyne Bachelot-Narquin est aujourd’hui proche conseillère de Nicolas Sarkozy. Entre Bruxelles, Strasbourg et Paris, l’ancienne ministre de l’Environnement donne son avis haut en couleur sur les rivalités politiques en vue des élections présidentielles de 2007. Franc-parler assuré. La politique franco-française ne vous manque-t-elle pas ? Les dossiers francais ont tellement d’applications européennes qu’on a l’impression d’être en amont, d’avoir plus de pouvoir de décision au parlement européen qu’au parlement français. Ce qui me manque, c’est le fun de la politique française, cette espèce de folie de la salle des Quatre colonnes, de l’hémicycle. L’ambiance est beaucoup plus sérieuse au parlement européen. Ambiance scandinave. Quand vous étiez ministre de l’Environnement, vous vous êtes mis les écologistes à dos. Aujourd’hui, Nelly Olin bénéficie de leur soutien grâce à la réintroduction des ours dans les Pyrénées. Vous la soutenez ? En réalité, je la plains. Les ours, c’est un microdossier. Je suis contre la réintroduction d’ours slovènes dans les Pyrénées françaises pour deux raisons : cela contrevient à la convention sur la diversité biologique, ces ours sont génétiquement différents de la région de peuplement. D’autre part, ces politiques sont extrêmement coûteuses. J’aurais plutôt misé Je suis un ferment dans cette majorité le maigre budget du ministère sur la protection du massif coralien ou des écosystèmes de Guyane. C’est dommage de réduire le ministère de l’Ecologie à un sujet aussi restreint. J’ai eu pour ma part la chance de traiter des sujets vraiment politiques, comme la rédaction de la Charte de l’environnement, la loi sur les risques naturels et technologiques, la politique sur l’eau, la stratégie nationale de développement durable. Proche de Nicolas Sarkozy, vous lui conseillez de quitter le gouvernement pour se consacrer à la présidentielle. Il va vous écouter ? Certains pensent qu’il doit quitter le gouvernement pour des raisons liées à l’ambiance de la politique française. Moi je dis depuis très longtemps qu’un candidat doit se ressourcer avant le combat des meetings et des médias, souffler avant les trois mois de campagne où nous aurons tous le nez dans le Boris Ehrgott, Caroline Ithurbide, Louise Annaud guidon. Un départ en janvier comme prévu est un peu tardif. Il le sait. Le personnage n’est pourtant pas du genre à se retirer pour réfléchir. Je ne suis pas d’accord. Ce qui me frappe depuis quelque temps chez Nicolas Sarkozy, c’est précisément qu’il prend du temps pour écrire, penser et se retrouver. Il sort bientôt un livre ? Oui, avant la rentrée. Mais je ne veux pas en parler, la rumeur commence à circuler. Comment réagissez-vous au dérapage verbal de Dominique de Villepin ? J’ai connu des dérapages verbaux plus graves que ça. A l’approche des présidentielles, l’ambiance va atteindre un état de crispation considérable. Chaque mot peut faire éclater le champ de mines. Le Premier ministre a subi des embardées extrêmement graves. Il faut lui aussi qu’il se ressource, se recentre. Dominique de Villepin devrait annoncer clairement qu’il ne se présentera pas. L’élection doit se faire autour de Nicolas Sarkozy. J’ai fait mon choix depuis le deuxième tour de l’élection de 2002. Il dit ce qu’il fait, il fait ce qu’il dit. C’est le seul. Que voulez-vous dire quand vous déclarez : « Jacques Chirac n’a pas fini d’user son Premier ministre » ? Ça doit être dur pour Villepin, qui est quand même une personnalité hors du commun. Evidemment il y un acharnement médiatique. Ceux qui l’ont encensé sont ceux qui déchiquettent la volaille à terre. Je ne peux pas ne pas penser à Bérégovoy. Il a ses défaut et ses qualités : il veut faire des choses et il aime profondément son pays. Repères Ne vous sentez-vous pas un peu éloignée des positions de l’UMP quand vous défendez par exemple le mariage gay ? Je ne prends mes ordres chez personne. Il est vrai que je porte parfois la lampe sur des chemins où personne ne s’aventure.Au final, j’ai convaincu des tas de gens. Ça a été le cas de Nicolas Sarkozy sur le Pacs. Rappelez-vous ma solitude en 1998. Idem sur le mariage gay. Dernier rallié, le ministre Jean-François Lamour. Et je suis sûre que l’homoparentalité suivra. Les gens s’informeront, il y a beaucoup d’ignorance derrière les visions négatives. Je suis une sorte de ferment dans cette majorité. Je vois les choses de façon positive puisque les gens me rejoignent. Au moins un point commun avec Ségolène Royal. Nous comparer ? Vous m’insultez ! Je suis seule et j’essaye de convaincre des gens opposés. Elle est le contraire du courage. Elle a des convictions qu’elle met à la poubelle pour suivre la majorité. Comment expliquez-vous ses scores dans le sondages ? Le vote des femmes ? Le vote pour une femme ne peut pas se réduire au vote des femmes. Des hommes aussi souhaitent que des femmes arrivent à tous les postes à responsabilités, le phénomène est assez généralisé en France et dans le monde. Petit bémol tout de même, je pense qu’une femme Le Pacs L’Environnement P.DESMAZES/AFP au plus haut poste de l’exécutif n’est pas signifiant de l’état de féminisation d’une société. Il faut des femmes maires de grandes villes et à l’Assemblée nationale. Il ne faut pas qu’une femme présidente de la République cache un ostracisme massif. Quel est votre regard sur le PS ? Le Parti socialiste est un champ de ruines idéologique. Ils ne sont pas d’accord entre eux. Sur l’Europe par exemple. Il y a Strauss-Kahn dans la sociale démocratie et Fabius dans le modèle d’une économie étatisée. Et puis c’est qui ces mecs que l’on voit depuis 147 232 ans ! (Rires) Quant à Royal, elle surfe habilement sur un non-message idéologique. Ca ne veut pas dire qu’elle n’a pas d’idées mais elle a analysé la situation du Parti socialiste et donne un petit coup de barre de temps en temps. C’est fabuleux, son discours sur les 35 heures : « Elles ont généré beaucoup de pauvreté mais je me propose de les étendre à l’ensemble du corps social ». C’est très mauvais mais je veux le généraliser. Admirable. Déterminez-vous la couleur de vos tailleurs en fonction de vos humeurs ? D’abord en fonction de la mode. Je garde ma couleur fétiche, le rose bien sûr. Je tiens à mon surnom de « panthère rose ». C’est une couleur de gaieté, d’optimisme, de volonté, mais j’adore toutes les couleurs. C. PLATIAU/REUTERS E. GRÉGOIRE/GAMMA
apple calcl qui Selon une étude du Qédoc, les femmes qui surveillent leur ligna soutfrQnt de déffc1ences en calcium et en mcgnêsfum. Bo\'a 1 litre de Tomefine tous les jours con1ribue à compensgr cas déficiences : ella opç ; ate 30% du calclum et 15% du magnésium recommandés mes néslum• Pour vaiGr les plo* Tallellne vous DfOIX66 IX ! e lorge gomme da boisD1S : aomat au thé. ou aux fni1s.''\j Tailefine, des bo1uons adaplées aux besoins des femmes qulsuMIIIeniiGur Igne.'\., ;'/1 ! • 1 1 i i s m i• ! Il i 1 J J t 1 J i ai J



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