Direct Soir n°130 23 mar 2007
Direct Soir n°130 23 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°130 de 23 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Ségolène Royal fait vibrer « la Marseillaise »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
Directsoir t Vendredi 23 mars 2007 8 ACTU FRANCE POLITIQUE/Gilles de Robien fait son bilan B. LEVESQUE/GLOBEPIX h Le ministre de l’Education doit annoncer dans les prochaines heures le nom du candidat qu’il soutiendra dans la course à l’Elysée. Dernier membre UDF du gouvernement, Gilles de Robien hésite encore entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, qu’il a ouvertement critiqué. Mais les récentes « propositions présidentielles » du candidat centriste vont peut-être l’aider à trancher. Hier, au cours d’une conférence de presse, le ministre a dressé le bilan de ses 700 jours passés rue de Grenelle. A son arrivée, il s’était fixé une trentaine d’objectifs. Après deux ans à la tête du plus grand ministère de France, il pense avoir provoqué une « vraie petite révolution tranquille », en référence à l’application d’un socle commun de connaissances et à la réforme des zones d’éducation prioritaire. Un bilan terni par les dernières grèves des enseignants, qui viennent de manifester contre l’allongement de leur temps de travail et les 5 000 suppressions de postes annoncées. Gilles de Robien. Dans les KIOSQUES Pour sa dixième bougie, Vogue Hommes International s’offre un lifting : nouvelle maquette, nouvelle équipe et nouvelle formule. A sa une, le « crack du rock » Pete Doherty. 6 €. CAROLE TOLILA,ANTONIN MOSER,ALEXANDRE BOUDET,LAURE DEGOUY SIDACTION/Pour rester en éveil Ce week-end, pour la 13 e année consécutive, télévisions et radios mobilisent leurs antennes contre le sida. L’occasion de confirmer que le virus tue encore, qu’il n’existe toujours pas de vaccin et que tout le monde est concerné. Quarante millions de personnes infectées dans le monde. 150 000 séropositifs et porteurs du virus en France, dont 400 ont succombé à la maladie en 2005. « On meurt encore du sida », rappelle, comme chaque année, Pierre Bergé, président de l’association Sidaction. Cette année encore, l’un des principaux enjeux du 13 e Sidaction sera de rappeler les réalités d’une épidémie qui ne semble plus trop concerner les Français. En 1994, lors de la première édition de ce week-end de collecte de dons, l’opération avait contribué à récolter 45,7 millions d’euros, grâce à la générosité de plus d’1,4 million de donateurs.Alors que l’an dernier, seules 129 000 personnes ont mis la main au portefeuille, ce qui n’a permis de rassembler « que » 5,6 millions d’euros. « Cela reste insuffisant face aux besoins de la recherche et de la prévention. Il y a un décalage entre l’ampleur de la mobilisation et les résultats de la collecte. Le Téléthon, c’est 100 millions d’euros, même si les deux événements ne sont pas tout à fait comparables », déplore Olivier Dénoue, directeur de la communication de Aides. Pourtant, les deux opérations sont relativement similaires. Certes, le Téléthon est organisé à une période (décembre) où la générosité est de mise. Mais un tel différentiel de résultat ne s’explique pas uniquement par un calendrier plus ou moins favorable. Il se justifierait plus, toujours selon Olivier Dénoue, par le caractère particulier du sida : « Dans l’esprit des gens, on n’est jamais victime du sida. A l’exception des hémophiles, on est toujours responsable de sa contamination. » Une remobilisation des consciences est nécessaire.Alors que l’on a commémoré en 2006 le 20 e anniversaire de sa découverte, le virus du sida semble s’être banalisé dans les esprits.A croire que les progrès accomplis ont éclipsé la fatalité de l’infection. Car la lutte contre le fléau a connu des progrès tangibles. Dans un rapport rendu public hier, l’Institut de veille sanitaire (InVS) dresse le bilan de dix ans de surveillance. Et souligne que l’introduction de puissants traitements antirétroviraux a entraîné une baisse du nombre de cas déclarés et de décès. Entre 1996 C’estdit « Acteur, on est en observation, en attente permanente, en quête de l’autre pour essayer de savoir où il veut aller. Quand on écrit, on orchestre, on intervient pour distribuer les rôles et, en même temps, on garde une distance. » Sylvie Testud, actrice et écrivain (Figaro Madame) « Dans l’esprit des gens, on n’est jamais victime du sida. A l’exception des hémophiles, on est toujours responsable de sa contamination » Line Renaud et Pierre Bergé mobilisés pour le Sidaction. et 2005, le nombre de décès liés au sida est tombé de 3 000 à 400. Le nombre de nouveaux cas déclarés a chuté de 4 000 à 1 200 sur la même période. Mais si ces réussites sont encourageantes, elles ne doivent pas faire oublier qu’aucun vaccin n’a encore été développé et qu’il n’existe toujours aucun remède définitif. Si l’on en juge par les 6 000 à 7 000 nouveaux cas de séroposivité par an (dont plus de 10% concernent les 15- 24 ans), le message n’est pas entendu. D’où l’importance de continuer à soutenir l’effort du Sidaction,qui redistribue les fonds collectés pour moitié à la recherche et pour moitié à la prévention.Cette année, l’objectif sera de faire au moins aussi bien qu’en 2006. Pour y parvenir, l’édition 2007 déploiera un dispositif inédit. Pas moins de onze chaînes de télévision (TF1, France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, le groupe Canal+,Arte,le groupe M6,LCI et Pink TV) et cinq stations de radios (Europe 1, France Inter,France Info,le réseau France Bleu et RTL) ouvriront leurs antennes à la manifestation.Le numéro d’appel gratuit mis en place pour recueillir les promesses de dons, le 110, a été ouvert dès le 5 mars, et sera accessible jusqu’au 19 avril.Au bout du fil, 4 500 bénévoles se relaieront sur les 29 plateformes téléphoniques dédiées à la cause à travers la France. « C’est un jugement équilibré qui ménage à la fois le droit à la caricature et la possibilité pour un groupe de personnes de se plaindre. » M e Francis Szpiner, avocat de la Grande Mosquée de Paris, à propos de la relaxe de Charlie Hebdo dans le procès sur les caricatures de Mahomet (Le Figaro) « Ce qui me frappe, c’est son aisance et dans le geste sportif et dans le résultat. On sent de l’harmonie autour d’elle. L’eau est sa meilleure amie. Cela participe au mythe. Avec elle, tout paraît normal, alors que cela relève du domaine de l’exceptionnel. » Jean-Claude Killy, à propos de Laure Manaudou (Le Parisien) SEBA/VISUAL J.-J. DATCHARY/ABACA
M. GRAFF/UPI/EYEDEA PRESSE IRIS www.directsoir.net PROCHE-ORIENT/L’Arabie saoudite au centre de l’échiquier diplomatique Adoptée en 2002 à Beyrouth par la Ligue arabe, l’initiative saoudienne en faveur de la paix au Proche-Orient resurgit. Entretien avec Barah Mikaïl, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Quelles sont les grandes lignes de « l’initiative de paix » adoptée par la Ligue arabe en mars 2002 ? Ce qu’il faut retenir principalement de cette initiative, c’est l’engagement pris à cette occasion par les pays arabes de normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu, ceci en échange d’un retrait de l’armée israélienne de la totalité des territoires arabes occupés et d’un retour aux frontières d’avant juin 1967. Toutefois, cette déclaration ne définit Barah Mikaïl. pas les étapes politiques concrètes pouvant conduire à l’établissement d’une paix effective au Proche-Orient. Il est par ailleurs important de préciser que cette initiative a été adoptée sous l’impulsion des Saoudiens qui, quelques mois après le 11-Septembre, ont aussi souhaité montrer aux Etats-Unis qu’ils occupaient une place incontournable sur l’échiquier diplomatique proche-oriental, notamment en ce qui concerne la promotion de la paix. DALATI & NOHRA/AFP MONDE ACTU Le rejet par Israël de cette initiative est-il lié au contexte dans lequel elle est intervenue, à savoir celui de la seconde Intifada ? Le rejet d’Israël n’est pas motivé par la seconde Intifada. Il est avant tout la traduction d’une différence d’approche entre Israéliens et Arabes. Ces derniers ont établi un lien de causalité entre la rétrocession des territoires occupés et l’établissement de relations normales avec l’Etat hébreu. De leur côté, les Israéliens considèrent qu’il n’y a pas de rapport de cause à effet entre les deux et ont indiqué qu’ils préféraient négocier la donne territoriale indépendamment de la paix. Comment expliquer ce regain d’intérêt en faveur d’une initiative vieille de cinq ans, notamment de la part des Etats-Unis ? Les Américains ont besoin de se rapprocher des diplomaties arabes, plus particulièrement de la diplomatie saoudienne. Par conséquent, ils ont tout intérêt à s’appuyer sur une proposition qui corresponde aux attentes de ces dernières. Cependant, les Etats-Unis ont aussi fait savoir qu’il existait peu de chances de parvenir à un retour aux frontières d’avant juin 1967. Cette initiative constitue pour eux une base de départ qu’ils comptent bien recalibrer. AVIATION/L’Europe et les États-Unis font ciel commun h « Historique ». C’est l’adjectif utilisé par les Etats-Unis pour qualifier le projet d’accord aérien conclu hier à Bruxelles. Un projet qui ouvre à la concurrence les liaisons aériennes transatlantiques entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Des liaisons qui ne représentent pas moins de 60% du trafic aérien mondial international. Concrètement, ce compromis va permettre aux compagnies aériennes européennes et américaines de décoller Un Airbus380 de la Lufthansa sur le tarmac de l’aéroport JFK, à New York. Lors du sommet de Beyrouth en 2002. et d’atterrir de n’importe quel aéroport aux Etats-Unis et en Europe. Une mission impossible pour certains membres de l’UE aujourd’hui. Selon la Commission européenne, cette libéralisation fera passer le trafic aérien transatlantique de 50 millions de passagers actuellement à 76 millions en 2012. En donnant leur feu vert, les 27 espèrent aussi une baisse des tarifs aériens. Initialement, l’accord devait entrer en vigueur au mois d’octobre 2007. Mais à la demande de la Grande-Bretagne, il ne sera appliqué qu’à partir du 31 mars 2008. Une période de transition qui permettra à Londres d’ouvrir un cinquième terminal dans son lucratif aéroport d’Heathrow : l’aéroport londonien représente 40% de tout le trafic entre l’Europe et les Etats-Unis. Conclu après quatre années d’âpres négociations, ce projet d’accord doit encore être avalisé par le Congrès américain et devrait être signé lors du sommet UE-USA prévu à Washington le 30 avril. Les pays européens n’ont pas tardé à réagir : l’Irlande, au travers de sa compagnie Aer Lingus, devrait annoncer aujourd’hui l’ouverture de trois nouvelles liaisons aériennes avec les Etats-Unis, vers San Francisco, Washington et Orlando. Toutefois, les négociations ne sont pas terminées, à propos de l’ouverture du capital des compagnies aériennes américaines ou encore sur le marché intérieur aux Etats-Unis. EN BREF EUROPE/LES 50 ANS DU TRAITÉ DE ROME Pour l’anniversaire du Traité de Rome, les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, seront présents à Berlin dimanche pour la cérémonie de signature de la Déclaration de Berlin. Une déclaration qui devrait remémorer les succès de la construction européenne. Mais elle n’oublie pas non plus l’avenir. Rédigé par la chancelière Angela Merkel, ce texte fixe l’horizon 2009 pour sortir l’UE de la crise provoquée par le non français et hollandais au projet de constitution. La chancelière allemande dispose également d’une feuille de route vers l’adoption d’une charte européenne. Avec pour objectif de rendre les institutions des Vingt-Sept plus efficaces. HAÏTI/LES AFFAIRES REPRENNENT Après une amélioration du climat de sécurité à Haïti, le secteur des affaires se réveille peu à peu. Pour attirer les capitaux étrangers qui ont fui le pays pendant des années, le gouvernement haïtien a élaboré un nouveau code des investissements qui prévoit un éventail d’exonérations encourageant l’entreprise privée. Un Centre de facilitation des investissements (CFI) a été créé pour accueillir les investisseurs potentiels et permettre leur implantation dans le pays. Selon Guy Lamothe, responsable du CFI, il s’agit d’un « signal fort envoyé aux investisseurs pour leur dire que Haïti est prêt » à les recevoir. ÉTATS-UNIS/GUANTANAMO EN QUESTION Selon le New York Times, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a plaidé en faveur de la fermeture du camp de Guantanamo dès sa prise de fonction en décembre, invoquant son image « souillée » à l’étranger. M. Gates, qui avait reçu le soutien de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, n’a pas réussi à convaincre le président George W. Bush de fermer cette prison installée sur l’île de Cuba. Fin décembre 2006, plus de 400 personnes d’une quarantaine de nationalités étaient encore détenues à Guantanamo, selon le Pentagone. IRAK/DIALOGUE AVEC DES INSURGÉS SUNNITES Des négociations indirectes existent entre le gouvernement irakien et des groupes d’insurgés sunnites. C’est ce qu’a déclaré hier Saad Youssif al-Muttalibi, du ministère du Dialogue national et de la réconciliation. Les autorités se sont lancées dans des pourparlers avec ces rebelles il y a trois mois. Bagdad souhaite les convaincre de déposer les armes et de se joindre au processus politique. Les différentes parties n’arrivent pas encore à se mettre d’accord. RENAUD CHARLES,FRANÇOIS DENAT,INÈS DE LA MOTTE SAINT PIERRE Directsoir t Vendredi 23 mars 2007 9



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :