Direct Soir n°13 22 jun 2006
Direct Soir n°13 22 jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de 22 jun 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Bill Gates : sa fortune pour soulager le monde formidable

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Jeudi 22 juin 2006 4 EN EXCLUSIVITÉ INTERVIEW D’ISABELLE AUTISSIER « Ma maison, c’est l’océan » La navigatrice a arrêté la compétition mais rêve toujours de partir pour raconter le monde. La passion pour le grand large vous est venue très jeune, à l’âge de 6 ans ? Oui, c’est drôle d’être si petite et de se dire que c’est là que cela se passe. Finalement, c’était tout simple, des vacances en Bretagne avec papa, maman et le petit bateau en bois, le Vaurien. Le Vaurien, c’est un dériveur, un bateau qui n’a pas de cabine. On est trois ou quatre dessus maximum. On faisait de petites balades d’une heure ou deux, mais j’étais déjà fascinée à l’époque. Regarder l’eau qui passe contre la coque, et puis il y a l’aventure, on va sur l’île d’en face. 1987, c’est aussi l’année de la minitransat France-Antilles. Vous décidez d’y participer et, là, c’est la révélation ? A l’époque je me suis engagée sur cette course vraiment pour voir. Un petit bateau, 6,50m. Je me suis dit que je ne ferais peutêtre qu’une seule course dans ma vie, mais que cela valait le coup de voir ce qu’était la compétition. J’ai plutôt bien réussi, car j’ai fini 3 e au général sur plus de 50 bateaux au départ. Cela m’a enthousiasmée, s’acharner pour faire avancer un bateau, cela me plaisait. A la fin de cette course, j’avais un petit sponsor qui était très content et voulait continuer, et je me suis dit : pourquoi pas ? Par la suite, j’ai réussi petit à petit à rentrer dans la « cour des grands ». Véronique Forge L’environnement sera la grande bataille Vous parlez d’un « besoin de mer » et d’une « sorte d’évidence, comme une nécessité intérieure et impérative » ? Quand je pars en mer aujourd’hui, j’ai l’impression de rentrer à la maison. Pourtant, j’ai une petite maison à La Rochelle, qui est très bien, mais je crois que ma maison, c’est l’océan avec toute sa diversité et sa richesse. Je pense que c’est un peu physique, ce sont des émotions, des sentiments. Après, il y a évidemment un côté un peu intellectuel dans la navigation, la météo, la route, etc. Mais, au départ, c’est un vecteur pour rencontrer des lieux, des gens et tout cela se mélange pour faire un monde extrêmement riche. J’y trouve tout ce que je veux. Aujourd’hui, avec vous, il y a des navigatrices comme Ellen Mac Arthur, Maud Fontenoy. Mais vous, avec Florence Artaud, vous avez fait partie des premières. Avez-vous été victime d’un peu de misogynie au départ ? Non, en fait cela se passe bien globalement, les garçons ne sont pas macho, surtout quand ils sont derrière, lors des courses en solitaire. Mais ce qui est un peu difficile, c’est le début, c’est-à-dire qu’à compétence égale entre un jeune homme et une jeune femme, c’est plus difficile pour une jeune fille d’avoir une place à bord. Il y a encore de petites différences. de ces vingt prochaines années Repères DR Depuis 1999, vous avez arrêté la compétition, mais vous continuez à naviguer dans le cadre d’expéditions, dernièrement dans l’Antarctique avec Erik Orsenna pendant cinquante jours, quelle était l’ambition de ce voyage ? Au départ, on avait une très grande ambition avec un groupe de personnes, c’était aller à la découverte de ce continent prodigieux et qui, pour moi, présente un gros avantage : on ne peut y aller quasiment qu’en bateau. L’idée n’était pas uniquement de se faire plaisir, mais de rapporter un témoignage. Je suis de plus en plus sensible à l’environnement. Ce sera la grande bataille de ces vingt prochaines années, il faut s’y mettre tout de suite. Montrer finalement qu’un endroit qui paraît lointain, inhospitalier, j’allais dire presque inutile, cette espèce de grande terre de glace est finalement essentielle du fait de sa beauté, mais également essentielle à la survie des hommes sur la planète pour des questions d’équilibre climatique. On peut apprendre beaucoup en allant dans ces lieux australs et revenir raconter ce sentiment, qui est aujourd’hui un sentiment d’urgence. Vous avez publié récemment Kerguelen, le voyageur du pays de l’ombre (éd. Grasset) en lien avec votre voyage en Antarctique. Mais, au-delà, pourquoi Kerguelen ? J’ai découvert cette île par hasard. Lors d’un N. LE CORRE/GAMMA tour du monde, j’ai cassé mon mât. Kerguelen, cette toute petite île de l’océan Indien était le seul endroit où je pouvais m’arrêter pour bricoler. Là, j’ai découvert un endroit absolument fabuleux. J’ai eu un coup de foudre et je me suis intéressée aux gens qui y étaient allés les premiers. Aujourd’hui, même avec le GPS, de bons bateaux et de bonnes cartes, ce n’est pas très facile, donc vous imaginez, au 18 e siècle. Partir là-bas avec des bateaux qui n’étaient pas faits pour, sans cartes, sans savoir où aller, avec dans la tête les rêves les plus fous. Ce que j’ai aimé également, c’est la vie de Kerguelen, son romanesque incroyable. L’Antarctique Arrivée du Vendée Globe Avec Erik Orsenna Kerguelen emmène sa maîtresse avec lui lors de sa seconde expédition, c’était interdit ? Oui, c’était totalement interdit, c’est une jeune fille qui a 15 ans qu’il emmène dans les terres australes sur des voyages qui durent des mois avec un bateau comprenant 400 marins et une fille, vous imaginez la situation. Vos projets ? Continuer à naviguer avec le bateau que j’ai. Il est vraiment fait pour les croisières polaires. Prochainement, je souhaite partir explorer une autre île, la Géorgie-du-Sud, dans le sud de l’Atlantique, toujours pour découvrir et pour raconter… P.P.L. OXBOW/SIPA DR
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