Direct Soir n°117 6 mar 2007
Direct Soir n°117 6 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°117 de 6 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Royal rencontre Merkel

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mardi 6 mars 2007 8 ACTU FRANCE SCIENCES/Des satellites contre la famine h Pour se battre contre la famine dans les pays du Sud, les satellites pourraient être une arme efficace. C’est l’une des hypothèses amenées par le premier forum international Tech for Food, qui se tenait aujourd’hui au Salon de l’agriculture, à Paris. L’objectif de cette rencontre est de mettre à contribution les nouvelles technologies pour le développement de l’agriculture et de l’alimentation dans les pays du Sud. Le Centre national d’études spatiales (Cnes) a réalisé une étude pilote de localisation et de suivi par satellite des nuages de criquets pèlerins qui ravagent les cultures en Algérie. En dévorant jusqu’à 10000 tonnes de végétation par jour, ils peuvent être à l’origine de famines. Pour les suivre, des balises mobiles au sol envoient des informations au satellite. Lieux de destruction par les insectes, état de la végétation, hygrométrie, température, composition du sol, les paramètres collectés permettent d’établir avec précision et en temps réel, grâce à un modèle, la route suivie par les essaims. Les autorités peuvent alors prendre les mesures d’éradication nécessaires pour contrer la menace. Les bons résultats de l’étude ont poussé les autorités algériennes à pérenniser ce système. Satellite d’observation. Dans les KIOSQUES Découvrez un nouveau magazine à conserver près des fourneaux. Cuisinez comme un chef explique, étape par étape, 30 recettes simples de grands chefs comme Joël Robuchon ou Marc Veyrat. Ce nouveau mensuel, au format poche, fournit tous les conseils sur les produits à utiliser et les équipements de la cuisine. HADRIEN LECŒUR,ALEXANDRE GIRAUD,COLOMBE PRINS NASA/CIEL ET ESPACE DOSSIER AIRBUS/Au cœur de la campagne Par un hasard du calendrier, le dossier Airbus au moment le plus crucial croise les échéances électorales. Le plan de restructuration d’Airbus se transforme en véritable enjeu politique, en pleine campagne présidentielle.ujourd’hui, à l’appel de l’intersyndicale française A d’Airbus, un vaste mouvement de grève a été suivi dans tous les sites de l’avionneur. Les secrétaires généraux des cinq grandes confédérations syndicales ont participé aux manifestations, un front commun qui ne s’était pas vu depuis les manifestations contre le CPE. Hier, les candidats se sont succédé au chevet du constructeur européen : Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont rencontré les syndicats, au siège d’Airbus, à Toulouse. Dès mercredi, Ségolène Royal avait assuré les salariés d’Airbus de sa « solidarité » face à ce « séisme industriel ». Les trois candidats, en tête dans les sondages, se sont prononcés, chacun de leur côté et avec des nuances, pour une augmentation du rôle de l’Etat dans l’entreprise qui vient d’annoncer un plan prévoyant 10 000 suppressions de postes. A Matignon, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé que l’Etat était « prêt à participer, avec les autres actionnaires, à toute augmentation de capital qui sera jugée nécessaire par l’entreprise ». Il a souligné que l’avenir d’Airbus « dépasse les clivages partisans ». Il a ainsi réservé un accueil poli à la proposition de la candidate socialiste d’impliquer les régions, se félicitant de la « mobilisation de ces grandes collectivités locales ». Une idée que Ségolène Royal a développée avec Angela Merkel. Selon elle, l’Etat doit prendre « les dispositions juridiques pour autoriser les régions à entrer dans l’actionnariat ». Une solution rejetée par ses rivaux UMP et UDF. Les difficultés d’EADS, la maison mère d’Airbus, pèseront-elles sur le scrutin ? A l’inverse, les initiatives tous azimuts des candidats assurent-elles une gestion sereine de la crise du fleuron de l’aéronautique européenne ? Lundi après-midi, le plan de C’estdit « Avoir des buts ambitieux concernant la protection du climat a un coût, mais la question est de savoir quel est le coût le plus important : rester dans l’immobilisme ou faire ces changements maintenant ? » José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, lors d’une conférence à Bruxelles (International Herald Tribune) « Personne ne sera laissé sur le bord de la route » Thierry Breton, ministre de l’Economie et des Finances (France Inter, ce matin) restructuration, Power 8, était présenté devant le Comité de groupe européen d’EADS à Toulouse, après avoir été proposé aux syndicats, le 28 février. Un plan défendu par Thierry Breton qui a soutenu le pacte d’actionnaires. « Certes, ce pacte ne donne pas assez de pouvoir à l’Etat », mais il a le « mérite de protéger Airbus contre les OPA », a souligné le ministre de l’Economie et des Finances. Thierry Breton a affirmé aujourd’hui sur France Inter que « personne » ne serait « laissé sur le bord de la route », le plan de restructuration se fera « sans licenciements secs ». Selon le ministre, il y aurait des possibilités « pour certains salariés, de quitter l’entreprise par des départs en préretraite ». « Power 8 » prévoit la suppression de 4300 emplois en France, afin de réaliser 5 milliards d’euros d’économies d’ici à 2010. D’après le plan de restructuration, 5 000 salariés pourraient partir par départs négociés et la part des sous-traitants pourrait passer de 30000 à 25000. « Quand j’entends les vieux dire « de mon temps », c’était le temps de leurs 20 ans. Mais je leur dis que leur temps, c’est aussi maintenant. » Jacques Higelin (Le Figaro) « Nos 40 000 supporters pèseront plus que les 75000 qui étaient derrière la Roma là-bas. » Gérard Houiller, entraîneur de l’Olympique lyonnais à propos du 8 e de finale retour de la Ligue des champions ce soir (L’Equipe) Nicolas Sarkozy, hier à Toulouse. J.-P. ARLES/REUTERS L. CIRONNEAU/AP
P.MUHLY/AFP ODED BALILTY/AP www.directsoir.net IRLANDE DU NORD/Nouvelle étape dans le processus de réconciliation Les Irlandais du Nord sont encore appelés aux urnes demain pour tenter de tourner la page sur trois décennies de conflit. h Un million d’Irlandais du Nord sont appelés à élire demain les 108 députés de l’Assemblée d’Irlande du Nord. Suspendue depuis 2002, cette assemblée est un pilier des accords de paix du vendredi saint (avril 1998), qui ont mis un terme à plus de trente ans de conflit en Ulster. « Ces élections sont une partie intégrante du processus [de paix] et du calendrier établi à Saint-Andrews », a déclaré Tony Blair après l’annonce de la tenue du scrutin le 30 janvier dernier. C’est la dixième fois que les Irlandais du Nord sont appelés aux urnes depuis 1998. C’est aussi la troisième fois qu’ils votent pour leur parlement régional, une chambre qui n’a quasiment jamais fonctionné jusqu’à présent. La lassitude est de mise au sein de la population à la veille de cette nouvelle consultation. L’enjeu est pourtant de ISRAËL/Ehud Olmert critiqué par un rapport sur la guerre au Liban h « Le Premier ministre tente de détourner l’attention du public alors qu’il a le devoir de fournir des réponses précises et détaillées sur les nombreuses questions qui lui ont été posées ces derniers mois. » Le contrôleur de l’Etat, Micha Lindenstrauss, qui doit rendre public aujourd’hui un rapport officiel sur la gestion de la guerre au Liban en 2006 (12 juillet au 14 août), se montre très critique vis-à-vis du Premier ministre israélien, Ehud Olmert. Selon les médias israéliens, le gouvernement du chef du parti Kadima (centre droit) est vivement attaqué par les conclusions du rapport. Celui-ci met en cause la conduite personnelle de plusieurs hauts dignitaires, dont Ehud Olmert, Le président du SinnFéin, Gerry Adams, à Belfast. mais aussi la gestion jugée inefficace des populations pendant cette guerre de 34 jours. L’échec du gouvernement à identifier clairement le passage d’une situation normale à un état de guerre avait déjà été soulevé dans un rapport récent de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (le Parlement israélien). Plus de 160 Israéliens, pour la plupart des soldats, ont été tués pendant la guerre. Le gouvernement s’était fixé deux objectifs prioritaires. Le premier visait à retrouver les deux soldats kidnappés à la frontière le 12 juillet. Après huit mois de détention, la situation n’a pas évolué. Le second objectif consistait à empêcher le tir de roquettes sur Israël, ce que Tsahal n’est pas parvenu à éviter, 4 000 obus du mouvement chiite s’étant abattus sur le nord du pays. Déjà au plus bas dans les sondages, Ehud Olmert sait que si l’échec de l’opération lui était attribué, il serait contraint de se démettre de ses fonctions de chef du gouvernement. MONDE ACTU taille : ces élections doivent conduire d’ici au 26 mars à la formation d’un gouvernement semi-autonome où cohabiteront les ennemis extrémistes d’hier, protestants unionistes du pasteur Ian Paisley d’une part, et catholiques nationalistes du SinnFéin de Gerry Adams d’autre part. A l’instar de l’Ecosse, l’Irlande du Nord disposerait ainsi de pouvoirs décentralisés en matière de santé, d’éducation, d’économie, de transports et de culture, Londres gardant la main sur les domaines de la défense, de la sécurité et des affaires étrangères. Selon les analystes sur place, Tony Blair rêve de ce succès avant son départ cet été pour faire un peu oublier le dossier irakien. Il n’a pas hésité à affirmer qu’il s’agirait « probablement de la plus sérieuse décision » que les Irlandais du Nord aient jamais eue à prendre. Selon les derniers sondages, les Démocrates unionistes (DUP) de Ian Paisley, qui présentent 46 candidats, devraient consolider leur position de premier parti nord-irlandais. Côté catholique, le SinnFéin (38 candidats) devrait maintenir sa place de principal parti nationaliste et se classer en deuxième position. Ehud Olmert. MohamedEl Baradei. NUCLÉAIRE/L’AIEA se penche sur l’Iran et la Corée du Nord h L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) examine depuis hier les dossiers nucléaires de l’Iran et de la Corée du Nord. Elle est confrontée à deux situations bien distinctes. Alors que la Corée du Nord a accepté dernièrement le démantèlement de ses installations nucléaires, Téhéran refuse toujours de cesser ses activités d’enrichissement d’uranium, et ce, malgré les demandes répétées de l’ONU. La République islamique met en avant un usage exclusivement civil. Le directeur général de l’agence, MohamedEl Baradei, a souligné sa « conviction » que seule la « négociation » sera en mesure de régler le problème iranien, mais il reconnaît que l’AIEA se trouve actuellement « dans une impasse ». La question nordcoréenne apparaît plus limpide. Un émissaire du gouvernement de Pyongyang est endéplacement aux Etats-Unis pour rencontrer des experts de la non-prolifération. Un voyage de MohamedEl Baradei est prévu le 13 mars en Corée du Nord. H. PRAMMER/REUTERS E. RAD/GAMMA EN BREF RENCONTRE PROCHAINE ABBAS-OLMERT Le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doivent se rencontrer « dans les prochains jours », a indiqué mardi un responsable israélien. Les deux dirigeants se sont rencontrés à deux reprises ces derniers mois dans une tentative de relance des pourparlers de paix, notamment lors d’un récent entretien tripartite avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice. Cette rencontre aura lieu alors que des divergences de vues subsistent entre Israël et l’Autorité palestinienne sur l’accord en vue de la formation d’un gouvernement palestinien d’union nationale. RAFSANDJANI TANCE AHMADINEJAD Alors que le Parlement discute actuellement du projet de budget pour l’année iranienne qui débute le 21 mars prochain selon le calendrier persan, le chef du Conseil de discernement, Akbar Hachemi Rafsandjani (photo), a lancé une sévère attaque contre la politique économique du président Mahmoud Ahmadinejad. « Ce projet de budget pour la prochaine année est encore pire que les deux précédents car il est encore plus dépendant (des revenus) du pétrole », a déclaré Rafsandjani. UN SONDAGE DE LA BBC DÉFAVORABLE À L’IRAN ET À ISRAËL Selon un sondage réalisé dans 27 pays et publié hier par la BBC, Israël et l’Iran sont vus à travers le monde comme les deux pays ayant l’influence la plus négative. Ils recueillent respectivement 56% et 54% d’opinions défavorables et sont suivis de près par les Etats-Unis (51%) et la Corée du Nord (48%). « Il semble que les gens à travers le monde aient une mauvaise opinion des pays dont l’image est marquée par la recherche du pouvoir militaire », a relevé Steven Kull, l’un des responsables de l’enquête et directeur du Programme sur les opinions politiques internationales (Pipa) de l’université du Maryland. L’UE INTERDIT EN PARTIE LA PAKISTAN AIRLINES L’Union européenne a décidé de frapper d’interdiction la plupart des appareils de la Pakistan International Airlines (PIA). Les inquiétudes européennes à l’égard de la compagnie aérienne pakistanaise portent sur des problèmes de maintenance et sur l’obsolescence de sa flotte, notamment ses Boeing 747 et ses Airbus A310. A l’inverse, la compagnie thaïlandaise Phuket Air et la compagnie africaine de fret DAS Air Cargo ont été retirées de la liste noire des compagnies aériennes interdites par l’UE. RENAUD CHARLES,FRANÇOIS DENAT Directsoir t Mardi 6 mars 2007 9



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