Direct Soir n°117 6 mar 2007
Direct Soir n°117 6 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°117 de 6 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Royal rencontre Merkel

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mardi 6 mars 2007 6 ACTU EN COUVERTURE MERKEL-ROYAL/Une rencontre sous le signe de l’Europe La chancelière allemande, Angela Merkel, reçoit aujourd’hui Ségolène Royal. Au programme : relance de l’Europe, questions institutionnelles et dossier Airbus. H. NEW/REUTERS VÉRONIQUE FORGE J. GIRIBAS/ROPI/REA La chancelière allemande Angela Merkel. En visite depuis hier en Allemagne, Ségolène Royal a rencontré aujourd’hui le ministre allemand du Travail et vice-chancelier Franz Müntefering, et s’est entretenue en début d’après-midi avec Angela Merkel. Après les prises de position récentes de Ségolène Royal sur le dossier Airbus, une telle rencontre ne pouvait pas être plus opportune. La candidate socialiste à la présidentielle, qui n’avait pas encore eu de contact direct avec Angela Merkel, a estimé qu’elles partageaient toutes deux « une même vision de l’efficacité et du pragmatisme de l’action politique ». Elle devra néanmoins s’employer pour la convaincre de la nécessaire recapitalisation de l’entreprise par les Etats actionnaires, notamment l’Allemagne. Ségolène Royal se dit prête à écouter le point de vue allemand. Dans un entretien paru dans Le Monde daté d’aujourd’hui, elle déclare vouloir « chercher un diagnostic commun et des solutions industrielles » et adopter un regard neuf sur la situation : « Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement ». Au programme de cette entrevue, la question de la relance européenne. Devant quelques centaines d’expatriés rassemblés dans un hôtel de Berlin hier soir, la candidate à la présidentielle a affirmé qu’elle voulait « renouer avec le volontarisme politique de François Mitterrand et de Helmut Kohl pour avancer dans la construction de l’Europe politique et sociale ». Or, après le non français au référendum sur la Constitution, la construction européenne autrefois dynamisée par le couple franco-allemand semble en panne. Si les deux femmes ne sont pas du même bord politique, elles peuvent avoir des préoccupations communes sur un certain nombre de sujets européens, notamment sur les questions institutionnelles. Dans un entretien paru dans un numéro spécial de The Economist (décembre 2007),Angela Merkel affirmait que l’un des deux objectifs de l’Allemagne en 2007 sera « d’avancer dans le processus constitutionnel ». Ses voyages à l’étranger Chili Liban Le premier voyage remarqué de Ségolène Royal à l’étranger remonte au mois d’avril 2006. A l’époque, elle n’était pas encore candidate à l’investiture socialiste mais avait voulu soutenir Michelle Bachelet, candidate à la présidentielle, aujourd’hui présidente du Chili. Dès l’annonce de la désignation de Ségolène Royal comme candidate du PS, Michelle Bachelet avait exprimé sa « joie qu’elle soit candidate, avec beaucoup de possibilités qu’elle devienne la prochaine présidente de la République en France. » M. AZAKIR/REUTERS De son côté, Ségolène Royal ne dit pas autre chose dans une interview parue dans la revue Diplomatie, même si elle constate que « régler les problèmes institutionnels et politiques de l’Union est l’une des conditions nécessaires mais pas suffisante ». Sur la relance européenne, elles s’accordent toutes deux sur le fait que pour redonner aux citoyens l’idée de l’Europe, il faudra des avancées concrètes. C’est « l’Europe par la preuve », dont parle Ségolène Royal, et dans laquelle figurent en bonne place les questions énergétiques et environnementales mais également la recherche ou encore l’éducation. Pourtant, au-delà des convergences, la question des statuts de la La candidate affine sa posture internationale depuis le mois de décembre 2006 avec un premier voyage au Liban qui tournera au fiasco médiatique. Son manque de réaction lui avait été reproché lorsqu’un député du Hezbollah avait comparé l’occupation israélienne du Liban au nazisme. La candidate socialiste avait affirmé qu’elle n’avait pas entendu ces propos mais ses adversaires politiques s’étaient emparés de l’événement pour la décrédibiliser et dénoncer son manque de stature internationale. J. NAEGELEN/REUTERS Banque centrale européenne – notamment de son indépendance remise en cause par Ségolène Royal – pourrait diviser les deux femmes. C’estdit Ségolène Royal « Ma volonté la plus profonde, c’est de rendre au couple francoallemand la force d’initiative qu’il a perdue en Europe », a-t-elle confié à une centaine de Français expatriés à Berlin. Chine Autre voyage sujet à polémique, son déplacement en Chine début janvier. La candidate souhaitait se rendre dans ce pays qu’elle considère comme « notre nouvelle frontière » et évoquer la mondialisation, l’environnement et les droits de l’Homme. C’est sur ce dernier point qu’elle avait été critiquée. Evoquant la justice chinoise, elle l’avait jugée « efficace » tout en s’inquiétant du sort des dissidents chinois. La Chine est, selon elle, l’un des premiers pays où elle se rendra si elle est élue.
www.directsoir.net CONSEIL CONSTITUTIONNEL/Debré, la passion de la République h Nommé à la présidence du Conseil constitutionnel par Jacques Chirac, en remplacement de Pierre Mazeaud, Jean-Louis Debré a pris aujourd’hui ses fonctions de Sage. Hier, lors d’une cérémonie à l’Elysée, il a prêté serment aux côtés de Renaud Denoix de Saint-Marc et Guy Canivet, deux autres nouveaux membres. Le Conseil ne compte désormais plus qu’un seul membre socialiste sur neuf, l’ancien ministre Pierre Joxe. Président de l’Assemblée nationale depuis 2002, Jean-Louis Debré intègre pour neuf ans l’institution que son père, Michel Debré, a créée en rédigeant la Constitution de la V e République en 1958, pour veiller sur la constitutionnalité des lois et le déroulement des élections présidentielle et législatives. Pour Hervé Morin, président du groupe UDF à l’Assemblée, « l’homme sera à la hauteur des fonctions », mais il regrette « qu’il ait été nommé par des copains du pouvoir ». Ami de Jacques Chirac depuis plus de trente ans, Jean-Louis Debré a commencé sa carrière politique à ses côtés en devenant son conseiller technique au ministère de l’Agriculture en 1973. Le magistrat l’a ensuite suivi à l’Intérieur, à Matignon, au RPR, et à la Mairie de Paris. Lorsque Jacques Chirac a brigué la présidence de la République contre Edouard Balladur, en 1995, Jean-Louis Debré lui est resté fidèle. Son mandat présidentiel achevé, Jacques Chirac devrait le rejoindre, rue Montpensier, au titre de membre de droit du Conseil constitutionnel. La nomination de Jean-Louis Debré met sa vie politique entre Lors de la cérémonie à l’Elysée. parenthèses. Il a abandonné ses mandats de député de l’Eure et de maire d’Evreux. Pour Gérard Silighini, conseiller municipal socialiste d’Evreux, intégrer le Conseil constitutionnel permet à Jean-Louis Debré « de rester à un poste d’envergure ». Mais au-delà des querelles de partis, et après cinq années au perchoir de l’Assemblée, tous s’accordent à reconnaître sa « passion pour la cinquième République ». B. BISSON/GAMMA FRANCE EN BREF Le Louvre s’exporte La France et Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, ont signé ce matin un accord d’une durée de 30 ans pour la création en 2012 d’un musée portant le label du Louvre dans la ville émirienne. Pour cette première mondiale, la France échange son expertise et ses œuvres d’art contre un milliard d’euros. Bolloré acquiert Avestor Le groupe Bolloré vient d’acquérir les actifs de la société canadienne Avestor et renforce sa capacité de production de batteries électriques. Les actifs comprennent la propriété intellectuelle, les bâtiments, les équipements de recherche et développement et une unité de production.



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