Direct Soir n°116 5 mar 2007
Direct Soir n°116 5 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°116 de 5 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Mohamed El Baradei diplomate du nucléaire

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Lundi 5 mars 2007 6 ACTU FRANCE AIRBUS/Le climat est tendu h L’annonce par le président d’Airbus, Louis Gallois, de 10 000 suppressions d’emplois dont 4 300 en France et du projet de cession partielle ou totale de six sites industriels sur seize a été mal accueillie par les 22 000 salariés français du groupe. Les syndicats de l’avionneur européen ont appelé à une journée nationale d’action demain, sous la forme d’une grève et de plusieurs manifestations autour des sites Airbus situés à Toulouse, Nantes, Saint- Nazaire et Méaulte. Ségolène Royal qui a reçu vendredi dernier les syndicats, a critiqué le système de « gouvernance bicéphale » d’EADS parlant de « source d’inefficacité ». En visite à Berlin, aujourd’hui et demain, la candidate socialiste rencontrera Angela Merkel pour évoquer ce dossier. Nicolas Sarkozy et François Bayrou doivent s’entretenir aujourd’hui avec les organisations syndicales. Pour le candidat UMP à la présidentielle, en déplacement cet après-midi à Toulouse, sur le site d’Airbus, « il faut obtenir qu’il n’y ait pas de licenciements », a-t-il expliqué lors de l’émission Le grand journal, sur Canal+. Le ministre Thierry Breton a déclaré au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI qu’il n’y aurait pas de licenciements secs. Dans les Manifestation chez Airbus à Nordenham (Allemagne). KIOSQUES Pour sa nouvelle formule, le magazine Première s’ouvre aux autres loisirs et porte un regard cinématographique sur l’actualité culturelle. Au sommaire du mensuel, un grand entretien avec Emmanuelle Béart et une enquête sur les artistes et la politique. DDP/NIGEL TREBLIN/AFP Les volailles, de retour pour le 44 e Salon international de l’agriculture après une année d’absence pour cause de grippe aviaire, ne sont pas les véritables vedettes de l’événement. Après le Premier ministre Dominique de Villepin ce matin, les agriculteurs attendent les candidats à la présidentielle, qui ne manqueront pas de venir faire campagne à moins de deux mois du scrutin. Titine, vache vedette qui illustre l’affiche du Salon de l’agriculture, devra batailler pour captiver l’attention des 600 000 visiteurs attendus. Mais la tâche ne sera pas aisée pour les présidentiables après le passage de Jacques Chirac ovationné lors de l’inauguration du salon samedi. Pour la dernière fois de son mandat, le président de la République a sillonné pendant plus de quatre heures les allées du Parc des expositions de Paris. Ségolène Royal, qui n’a pas encore précisé le jour de sa visite à la grande messe de la ruralité, sera confrontée à un électorat acquis à la droite. Seuls 10% des agriculteurs se sentent proches de la candidate socialiste et lui préfèrent Nicolas Sarkozy (32%), François Bayrou (26%) et Jean-Marie Le Pen (13%), selon un sondage Ifop-Fiducial publié hier par le Journal du dimanche. Mais Ségolène Royal s’est préparée pour l’occasion. Elle était samedi dans le Gers pour promouvoir « les filières de qualité » face à « l’agriculture intensive ». Elle s’est prononcée en C’estdit COLOMBE PRINS,BENJAMIN FRANÇOIS,ALEXANDRE GIRAUD,XAVIER PLASSON,CHARLOTTE MARSAL SALON DE L’AGRICULTURE/Ils y viennent tous Le Salon de l’agriculture est le point de passage obligé pour les candidats à la présidentielle qui vont s’y succéder jusqu’à dimanche. Par ailleurs, la France est le premier producteur agricole de l’Union européenne. « Il faudra appliquer rigoureusement (…) l’interdiction formelle d’utiliser des terres pour des projets de construction de villas, de terrains de golf (…) même si ceux-ci sont destinés aux organismes du Parti ou de l’Etat, aux entreprises et institutions publiques. » Wen Jiabao, Premier ministre chinois, dans son discours d’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire Ségolène Royal sera confrontée à un électorat acquis à la droite Arrivée des premiers exposants au 44 e Salon international de l’agriculture. faveur d’une « réforme en profondeur du système des aides à l’agriculture pour mettre enfin un terme à une incroyable injustice : 80% des aides vont à 20% des agriculteurs, notamment les agro-industriels d’une agriculture intensive qui a tellement détruit l’environnement ». Si Nicolas Sarkozy est moins populaire que Jacques Chirac chez les agriculteurs, le candidat UMP s’attachera à renforcer son image lors de sa rencontre, jeudi prochain, avec les 1 200 exposants de la Porte de Versailles. La plupart des prétendants à l’Elysée devraient défiler devant les 3 800 animaux réunis sur les 138 000 m² du salon. François Bayrou (UDF), qui confirme son ascension avec 18,5% des intentions de vote au premier tour, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro-RTL-LCI rendu public hier, viendra à la conquête d’un électorat qui pèse lourd dans les suffrages. Jean-Marie Le Pen (FN), Philippe de Villiers (MPF), Marie-George Buffet (PCF) et Corinne Lepage (Cap 21) sont attendus d’ici dimanche. France Gamerre (Génération Ecologie) était hier la première candidate à fouler les allées du Salon. Elle a souhaité qu’une part du budget de la politique agricole commune pour la France soit consacrée à l’agriculture « raisonnée », c’est-à-dire utilisant moins de pesticides, et biologique, pour arriver à une somme de 2 milliards d’euros par an (sur un total de 12 milliards) d’ici 5 ans. José Bové a préféré organiser un « Salon parallèle » dans sa ferme à Montredon du Larzac pour un « débat sur l’agriculture ». Les candidats à la présidence de la République rencontreront toutes les branches de l’agriculture française. Soutenus par les pouvoirs publics, les biocarburants, auxquels une partie du Salon est consacrée, devraient retenir l’attention des présidentiables. Espoir de l’aprèspétrole, le bioéthanol et le biodiesel offrent un nouveau débouché aux agriculteurs et réduisent la dépendance énergétique de la France. Ils devraient représenter 7% des ventes totales de carburant en 2010 puis 10% en 2015. Autre attraction, l’exposition consacrée aux trente sucreries françaises vues du ciel organisée par le Centre d’études et de documentation du sucre. Un symbole fort pour un secteur sensible de l’agriculture européenne. « Je pense à toutes celles et tous ceux qui lui sont fidèles et je pense souvent aux courtisans partis courtiser ailleurs. » Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, à propos de Jacques Chirac (RTL) « Les derniers mots de Noël Copin à ses proches furent une supplique de croyant : « Priez ! Priez ! Priez ! » Nous lui devons tout. » Bruno Frappat, président du groupe Bayard, en hommage à Noël Copin (photo), ancien directeur de la rédaction de La Croix. M. BUEAU/AFP F. REGLAIN/GAMMA
www.directsoir.net SCIENCES/La recherche polaire française réclame des moyens h La base française Dumont-d’Urville, en Terre Adélie, semble avoir besoin d’un sérieux coup de jeune. Le 4x4 le plus récent a 12 ans et l’eau ruisselle sur les appareils scientifiques. Dans son rapport intitulé « La recherche polaire française à la veille de l’Année polaire internationale », le sénateur (UDF) de Maine-et-Loire Christian Gaudin souligne l’insuffisance des moyens logistiques polaires. « Pour rester d’excellence, notre recherche a besoin d’être mieux soutenue », a- t-il rappelé lors de la cérémonie d’ouverture de la quatrième Année polaire internationale (API) en France. Même si les moyens accordés sont insuffisants, le rapport fait état des bons résultats scientifiques. Selon l’Institut Paul-Emile Victor (IPEV), la France se classerait au cinquième rang mondial des publications sur l’Antarctique. 70 équipes scientifiques françaises sont engagées dans 55des 209 projets qui ont reçu le label de l’API. « Cette Année polaire aura une forte tonalité climatique, annonce Catherine Brechignac, la présidente du CNRS. Or les chercheurs français sont très impliqués dans l’extraction des calottes glaciaires ». « Pour étudier la biodiversité, la France dispose, avec le Spitzberg au nord, les îles Crozet et deux bases antarctiques au sud, d’un très bon gradient d’implantations », commente Gérard Jugie, le président de l’IPEV.Autre point fort : la base franco-italienne Concordia, inaugurée en 2005, qui reste un poste d’observation privilégié, notamment pour l’astronomie. Pour cette quatrième Année polaire, l’Agence L’Astrolabe, bateau ravitailleur de la base Dumont-d’Urville. nationale pour la recherche prévoit un budget renforcé de 30%. Du côté de l’IPEV, on refuse de parler de carence en terme logistique, même si Gérard Jugie reconnaît qu’à Dumont-d’Urville, « certains bâtiments vieillissent dans un environnement hostile. A terme, cela peut représenter des problèmes de sécurité ». Y. SOULABAILLLE/EURELIOS FRANCE EN BREF Immigration : la France coupée en deux Selon un sondage Ifop pour Acteurs publics-Métro paru ce matin, les Français seraient partagés sur l’immigration, 49% considérant que c’est « une chance pour la France » et 51% étant d’un avis inverse. Ils estiment que Ségolène Royal est la plus à même d’améliorer la situation en matière d’intégration des immigrés vivant en France. Un agriculteur jugé pour meurtre Le procès de l’agriculteur Claude Duviau, accusé d’avoir tué deux inspecteurs du travail venus contrôler son exploitation en septembre 2004, s’est ouvert aujourd’hui devant la cour d’assises de Dordogne, à Périgueux. Il comparaît pour homicides volontaires. Le verdict est attendu vendredi.



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