Direct Soir n°110 14 fév 2007
Direct Soir n°110 14 fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°110 de 14 fév 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Mohammed VI le roi de l'ouverture

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Mercredi 14 février 2007 8 ACTU FRANCE EN BREF Coup de filet antiterroriste à Toulouse v Onze personnes ont été arrêtées ce matin à Toulouse et en région parisienne dans le cadre d’un coup de filet antiterroriste. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, neuf sont « soupçonnées d’être en liaison avec l’organisation terroriste al-Qaida ». Ces interpellations interviennent à la suite d’une longue enquête des Renseignements généraux français. Déjà 1,3 million de grippés v Depuis le début de la saison hivernale, la grippe a touché 1,3 million de personnes. Selon le réseau Sentinelles de l’Inserm, le pic de l’épidémie devrait être atteint cette semaine. Du 5 au 11 février, une personne sur cent a contracté le virus grippal. En ce qui concerne la gastro-entérite, le nombre de cas constatés a fortement diminué cette dernière semaine. Après six semaines d’épidémie et 1420 000 personnes atteintes, la gastro est désormais passée sous le seuil épidémique. Philippe Bidart libéré ce matin v Le chef historique du mouvement indépendandiste basque armé Iparretarrak est sorti ce matin de la prison de Clairvaux (Aube), au bénéfice d’une libération conditionnelle. Le militant était incarcéré depuis 1988. Il avait été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, en 1992 et 1993, pour les meurtres de deux CRS et d’un gendarme. Le diplôme, élixir de vie v Selon une étude de l’Insee, les diplômés ont une espérance de vie plus longue que les non-diplômés. Les femmes âgées de 86 ans et au moins bachelières peuvent espérer vivre encore en moyenne 7,1ans, contre 6,1 ans pour les non diplômées. Pour les hommes, le supplément est moindre : 5,2 ans contre 4,5 ans. SOCIÉTÉ/La nécessaire reconversion des humanitaires C’est décidé, j’arrête ». Une résolution que les humanitaires ont souvent beaucoup de mal à prendre. A l’instar des sportifs de haut niveau qui, une fois leur carrière terminée, sont obligés de se reconvertir, ces spécialistes de l’action en zone sensible ne sont pas toujours suffisamment préparés à tourner la page du terrain. C’est pour leur venir en aide qu’en 2002, une dizaine d’anciens volontaires internationaux ont eu l’idée de se fédérer et de créer Résonances Humanitaires (RH). Le but : « accueillir et écouter les expatriés de retour de mission, mais aussi leur donner les moyens de rebondir et de se réorienter », explique Eric Gazeau, directeur de l’association. Un véritable sacerdoce, à en juger par les difficultés que ces derniers éprouvent pour faire valoir leur expérience auprès des employeurs. Difficile en effet pour eux de se débarrasser de l’image de « baroudeurs romantiques » qui leur colle à la peau. Comme le constate Eric Gazeau, « le potentiel humain et professionnel des humanitaires est encore peu ou mal reconnu » par les secteurs d’activités traditionnels. Pourtant « les ONG ont changé depuis l’époque des premiers French Doctors, souligne le directeur de RH. Elles se sont professionnalisées et exigent désormais de la part de leurs équipes de hautes compétences. Preuve en est, 75% des adhérents de RH sont de niveau bac+4/+5 ». Alors, pour soutenir ces « vétérans » de l’entraide EMPLOI/Un grand besoin de cadres h La France n’a jamais autant proposé d’emplois pour les cadres qu’en 2006. Et l’année 2007 pourrait être encore plus exceptionnelle. Selon l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), 200 955 cadres ont été recrutés l’an dernier, soit une hausse de 17% par rapport à 2005. Pour 2007, 14% des entreprises envisageraient d’embaucher des cadres soit, selon l’Apec, de 207000 à 220000 recrutements. Ces chiffres ne doivent pas être confondus avec les créations effectives d’emplois, qui se sont limitées à 53500 en 2006. Cette abondance d’offres pour les cadres contraste avec le fort taux de chômage chez les travailleurs non qualifiés. Ainsi coexistent un « chômage alimenté par des formations de base insuffisantes, et des entreprises qui rencontrent des difficultés grandissantes pour trouver des compétences », observe Catherine Martin (Medef), présidente de l’Apec. MARION SOUZEAU,CAMILLE TASSEL,DAVID LEFORT,XAVIER PLASSON,RENAUD CHARLES,AURORE MÉSENGE Personnel soignant de MSF au Darfour. internationale dans leur recherche d’emploi, RH a mis en place un système d’accompagnement individualisé. Animé par un réseau de bénévoles et de consultants en ressources humaines, il permet aux humanitaires souhaitant se reconvertir de construire leur projet professionnel. « Il faut agir vite si l’on veut éviter qu’ils repartent en mission faute de mieux », note Eric Gazeau. Une fois qu’ils sont parvenus à mettre de l’ordre dans leur CV, les adhérents de RH sont mis en contact avec le réseau d’employeurs partenaires de l’association, en fonction bien entendu de leur profil. Mais avant de partir en entretien, ils se voient prodiguer quelques précieux conseils. « Nous leur apprenons notamment à évi- ÉCONOMIE/Les nouveaux eldorados de la rose h Les pays émergents bousculent la hiérarchie du marché des fleurs coupées. La production de roses est longtemps restée l’apanage des pays du Nord, mais l’apparition de variétés adaptées, l’amélioration des techniques de production et une main-d’œuvre moins onéreuse ont permis l’installation de cette culture au Sud. Les serres des Pays-Bas tiennent encore le haut du pavé. Elles produisent 70% des roses que l’on trouve chez les fleuristes français aujourd’hui. Mais l’Afrique et l’Amérique du Sud se sont emparées, en quelques années, d’un tiers du marché des fleurs coupées et donc d’une part importante de celui des roses. Actuellement, après les Pays-Bas, la Colombie est le second exportateur de ces fleurs au monde. Sur le podium, un autre pays émergent : l’Equateur. Pour les roses en botte, celles dont la tige ne dépassent pas soixante centimètres, c’est le Kenya qui s’est installé sur le créneau. Ce pays est aujourd’hui l’un des plus importants fournisseurs de ce type de roses Contacts Résonances Humanitaires 72, rue Orfila, Paris 20 e Tél. : 01 46 36 10 36 www.resonanceshumanitaires.org ter de se placer sur le registre de l’émotion lorsqu’ils parlent de leur expérience et nous insistons auprès d’eux pour qu’ils se focalisent sur leurs compétences. » Une approche efficace, puisque 60% des adhérents de RH retrouvent un travail à l’issue de leur parcours individuel. à destination de l’Europe. Sur place, l’activité fait vivre un demi-million de personnes. En 2003, selon les chiffres de l’Office national interprofessionnel de l’horticulture, la France importait vingt fois plus de roses qu’elle n’en produisait. Actuellement dans l’Hexagone, près d’une sur deux pousse en région Paca. Mais ces roses « de France » seront peu nombreuses dans la vitrine de votre fleuriste, car la majorité aura parcouru plus de 3000 kilomètres. A Nairobi (Kenya). P.WIGGERS/PANOS/EDITINGSERVER S. MAINA/STR/AFP
www.directsoir.net DÉLINQUANCE/Le texte adopté par l’Assemblée Le ministre de l’Intérieur a retiré hier le volet « santé mentale » du projet de loi sur la prévention de la délinquance. Le texte a été adopté cette nuit en deuxième lecture. Hier, les psychiatres se sont massés devant l’Assemblée nationale pour protester contre le projet de loi sur la prévention de la délinquance.Alors que les députés examinaient le texte en deuxième lecture, les spécialistes entendaient dénoncer « l’amalgame » entre délinquance et maladie mentale, largement contesté depuis l’annonce du projet par Nicolas Sarkozy à l’automne 2005. Afin d’« apaiser les craintes » manifestées par les professionnels de la santé mentale mais aussi par les travailleurs sociaux et les familles de malades, le ministre de l’Intérieur a retiré les articles mis en cause en milieu d’après-midi. « Une grande victoire pour la psychiatrie française », notait Norbert Skurnik, président du Syndicat des psychiatres de secteurs qui avait appelé à la grève – suivie, selon les syndicats, par 75% à 80% des 3 500 psychiatres hospitaliers. Initialement, le texte permettait aux maires de prononcer plus facilement une hospitalisation d’office en service psychiatrique – sans le consentement de la personne – et prévoyait la création d’un fichier national des patients concernés par le placement sous contrainte. De l’avis des psychiatres, un individu atteint de troubles mentaux n’est pas nécessairement un délinquant et, surtout, « il doit être traité en tant que malade ». « Cela fait deux siècles que l’on se bat pour déstigmatiser la maladie mentale, nous ne pouvions pas accepter ce retour en arrière qui crée un amalgame entre les malades et les délinquants », insistait Norbert Skurnik. Rejoignant les critiques de la gauche, de l’UDF, mais aussi d’une partie de l’UMP, les professionnels craignent des « dérives sécuritaires ». « Les décisions aussi importantes ne peuvent pas être prises seulement par un élu de proximité », estime Pierre Faraggi, président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux. Un avis partagé par Eric Malapert, président du Syndicat des psychiatres d’exercice public, pour qui « une réforme sur les hospitalisations sous contrainte doit se faire dans le cadre d’une loi sanitaire, pas d’une loi sécuritaire ». De son côté, le ministre de l’Intérieur s’est défendu d’associer maladie mentale et délinquance et a rappelé les raisons qui le poussent à donner plus de pouvoir aux maires. C’estdit « Nous, on est plus fans que fans. Il a pris une carte à l’UMP, on a pris une carte à l’UMP. Il s’en va en Suisse, on va aller en Suisse. » Georges, fan de Johnny (Le Parisien) « Je m’engage à ce que cette réforme soit proposée au Parlement si le peuple français me confiait des responsabilités importantes. » Nicolas Sarkozy lors de son discours au Parlement. « A chercher trop longtemps à comprendre, on en vient à tolérer l’intolérable, il n’y a pas d’explications au viol, à la barbarie… Ni l’ennui, ni les barres de HLM ne justifient de brûler vive une jeune fille qui prend son bus », s’est justifié Nicolas Sarkozy dans une allusion au drame survenu à Marseille à l’automne dernier. Le reste du texte a été peu modifié. Les députés ont repris à leur compte l’incrimination du « happy slapping » ou « vidéo lynchage » (enregistrement et diffusion sur téléphone mobile d’images de violences) punissable de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende. Adopté tard dans la nuit, le projet de loi comporte aussi des mesures contre les troubles du voisinage, les violences conjugales, les chiens dangereux, le stationnement illégal des gens du voyage, le guet-apens et l’embuscade contre des policiers. Pour les opposants au texte, la partie n’est pas gagnée. Nicolas Sarkozy a insisté sur le bien fondé de son projet. « Ce texte, c’est un texte juste », a-t-il répété, promettant de proposer au Parlement une réforme sur l’hospitalisation d’office, si des fonctions futures le lui permettaient, dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire. « Ce n’est pas la même chose de dépenser pour assister et de dépenser pour investir. » Nicolas Sarkozy (Les Echos) « Piaf aimait bien avoir l’image d’une croqueuse d’hommes. En réalité, c’était une midinette qui tombait amoureuse très facilement et qui s’est souvent fait plaquer. » Olivier Dahan, réalisateur de La môme (Le Figaro) M. SOHN/AP LUDOVIC/REA FRANCE JACQUES CHIRAC/Son testament politique h Sa guerre en Algérie, son admiration pour François Mitterrand, son aversion pour Jean-Marie Le Pen, sa vérité sur Nicolas Sarkozy, ou encore les femmes : autant de sujets sur lesquels le chef de l’Etat se laisse aller aux confidences après douze ans de silence. L’écrivain et journaliste Pierre Péan, l’homme qui avait révélé « la jeunesse française » de François Mitterrand, dévoile la vie intime de son successeur. A quelques mois de la fin de son second mandat, et pour la première fois, Jacques Chirac se confie dans un livreentretien, L’inconnu de l’Elysée, dont l’hebdomadaire Marianne a récemment publié les bonnes feuilles. Interrogé sur le poids des « coups de poignard politiques » face à l’anorexie mentale de sa fille Laurence, Jacques Chirac lance, dans une diatribe inhabituelle : « Je me fous éperdument de Sarkozy ou de tel autre… Je me fous de beaucoup de choses… » Après quarante ans « au service des Français », le locataire de l’Elysée assure qu’il y a « sans aucun doute une vie après la politique ». Dans les Pierre Péan. KIOSQUES Le magazine Bambi change de formule aujourd’hui. Destiné aux tout-petits, de 18 mois à 3 ans, et à leurs parents « conteurs », il propose des histoires plus courtes et plus visuelles, pleines de tendresse. T. COEX/AFP Directsoir t Mercredi 14 février 2007 9



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