Direct Soir n°105 7 fév 2007
Direct Soir n°105 7 fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°105 de 7 fév 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Catherine Frot la mélodie du bonheur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mercredi 7 février 2007 6 ACTU EN COUVERTURE CATHERINE FROT/Une femme pas comme toulemonde Heureuse, généreuse, unique, Catherine Frot possède plus d’un point commun avec le personnage « Odette Toulemonde ». Le film d’Eric- Emmanuel Schmitt, sort en salles aujourd’hui. Catherine Frot et Albert Dupontel se partagent l’affiche d’Odette Toulemonde. Ce premier long métrage de l’auteur Eric-Emmanuel Schmitt procure l’effet d’une bouffée d’air frais. Odette Toulemonde relate la rencontre improbable entre une jeune femme heureuse et un homme triste. Une mise en scène sobre mais efficace qui permet à Eric-Emmanuel Schmitt de s’accorder quelques excentricités visuelles… Odette s’envole lorsqu’elle est contente ! Une sensation de légèreté commune mais qui ne permet pas au commun des mortels de léviter. Catherine Frot est charmante, attendrissante, elle illumine le film. Face à elle, Albert Dupontel, dans le rôle de Balthazar Balsan, un écrivain dépressif, charme le spectateur par sa simplicité. L’acteur se dit comblé que l’on pense à lui pour des rôles aussi sérieux que celui-ci ou celui du Président, son précédent film. Les deux comédiens ne s’étaient jamais rencontrés mais ils se vouaient mutuellement une grande admiration. Leur complicité et leur respect du travail de l’autre dominent ce film adapté de son propre roman par Eric- Emmanuel Schmitt. Le livre est un best-seller et l’on peut s’attendre à ce que sa version film connaisse le même succès. « Odette connaît la vie, c’est ce que j’aime » Qu’avez-vous ressenti à la lecture du script ? Odette s’élève lorsqu’elle se sent bien. J’ai vu Mary Poppins. Pourtant, Odette n’a rien à voir avec Mary Poppins, mais on retrouve cette même notion de pouvoir s’élever lorsque l’on se sent léger et heureux. Ensuite, j’ai entendu Joséphine Baker. J’aime son swing, même si c’est archidémodé. Il y a quelque chose de séduisant chez elle, qui appelle à la légèreté et à la danse. Et puis le personnage en lui-même m’a amusée. Je trouvais Odette un peu dingue. Même complètement dingue ! Elle est hors norme, avec un côté « ni fait ni à faire », mais tout en étant attendrissante, altruiste. Elle souffre pour les autres. Odette transmet l’envie de sourire à la vie. Oublie-t-on facilement un tel personnage ? J’avoue que le personnage m’a collé à la peau pendant un certain temps. Je ne sais pas pourquoi… Sans doute parce qu’Odette est une personne très positive, très humaine, très heureuse. Tous ces points positifs, j’avais envie de les garder. LAURIE CHOLEWA Après des films comme Vipère au poing (Philippe de Broca), Odette représente un véritable grand écart. Mais vous savez faire oublier vos précédentes prestations à chaque nouveau film. Il faut savoir se faire oublier pour revenir. J’aime me surprendre, sinon je pourrais me lasser. Et puis, surprendre également le public, c’est encore mieux. Dans Vipère au poing, je vais chercher loin. J’incarne une méchante, mais je m’amuse tout autant avec ce chapeau noir, mes yeux menaçants. Même si j’étais épouvantable, c’était très drôle ! Avez-vous des points communs avec Odette ? Les points communs que j’ai avec mes rôles, je les pousse au maximum. Tout comme Odette, j’ai gardé des yeux ronds et une forme de candeur, j’ai ça en moi. Je pense que je l’aurai jusqu’à la fin de ma vie. Odette connaît la vie, c’est ce que j’aime. Elle n’est plus une jeune fille. Elle en a vu de toutes les couleurs et elle garde toujours le sourire. ‘‘ Je pense que les extrêmes peuvent se rejoindre. Cette rencontre entre un homme triste et une femme joyeuse n’est, en un sens, pas très éloignée des Sœurs fâchées. Lorsque l’on a des caractères opposés, ça se termine soit très bien, soit très mal ! » Comment vous êtes-vous préparée pour les scènes de danse ? C’était nouveau, mais j’ai toujours chanté et dansé dans la vie. Je suis attirée par tout ça. Donc je m’y suis mise assez facilement. Nous avons travaillé avec le chorégraphe. C’était un vrai challenge qui nous a demandé un mois de préparation. Mais nous devions nous concentrer sur le déroulement de l’histoire et ne pas perdre le sens de notre scénario. Nous avons donc dû couper certaines scènes de danse. Comment avez-vous procédé pour les scènes d’envol ? Je ne sais pas si en regardant le film on se rend compte comment ces scènes ont été réellement tournées. Je suis montée à vingt-cinq mètres au-dessus des toits à l’aide d’une grue. J’étais harnachée avec des filins très fins. C’était vraiment angoissant, mais j’ai joué le jeu. Je trouvais que vivre cette expérience était magique. Et puis j’avais confiance en notre équipe technique. Votre meilleur souvenir sur ce tournage ? Les scènes de démence, d’invention. Tout ce qui relève du cadre de l’imagination. J’avais l’impression d’être dans une boîte à musique ou un automate. Quels sont les ingrédients du bonheur selon vous ? Le bonheur, j’ai toujours l’impression de le reconnaître une fois qu’il est passé. Nous vivons dans l’insatisfaction tout le temps, dans l’inquiétude du présent. Ainsi, on ne remarque le bonheur qu’après coup. Avez-vous une scène préférée dans le film ? Oui, quand Balthazar Balsan demande à Odette pourquoi elle aime tant Joséphine Baker et qu’elle répond : « Parce que je suis noire à l’intérieur. » Que dire de votre partenaire, Albert Dupontel ? On ne s’était jamais rencontrés. Nous nous connaissions seulement de réputation. Je trouve que c’est un acteur burlesque extraordinaire. Et il n’y en a pas beaucoup en France. Je l’admire énormément. Pouvez-vous résumer le film en une phrase ? Odette Toulemonde, une femme qui ne ressemble à personne ! LES FILMS DE L’ÉTANG/DR/PROD DB
J.-C. PATTACINI/URBA IMAGES www.directsoir.net Fumée d’usine à Ivry-sur-Seine. CARICATURES/Le procès de « Charlie Hebdo » h Ouverture aujourd’hui du procès intenté par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Grande Mosquée de Paris à Charlie Hebdo. L’hebdomadaire satirique est traduit en justice pour la publication controversée des caricatures de Mahomet, en février 2006. Plusieurs soutiens à Charlie Hebdo se sont d’ores et déjà fait entendre, parmi lesquels celui de Reporters sans frontières. Ce dernier estime que « l’espace public doit demeurer ouvert au dialogue et à la polémique ». Philippe Val, au centre. MOULINEX/Six cents ex-salariés en justice h Cinq ans après la fermeture de quatre usines Moulinex en Basse-Normandie, près de 600 ex-salariés du groupe d’électroménager réclament que « justice soit rendue ». Ils poursuivent leur ancien employeur en s’appuyant sur une décision de la cour d’appel de Caen. En avril 2006, elle avait donné gain de cause à seize de leurs collègues, pour non-respect des critères d’ordre de licenciement mis en place après le dépôt de bilan de l’entreprise. Le conseil de prud’hommes rendra sa décision le 11 septembre prochain. J. GUEZ/AFP LANIER/REA PME/Place à l’environnement et à la maîtrise des énergies h Initiative renouvelable, le colloque Energie, environnement, enjeux pour les petites et moyennes entreprises (PME), organisé à Paris par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), entend bien faire avancer le débat avec les chefs d’entreprises françaises. La manifestation fait suite à un sondage TNS-Sofres indiquant qu’une majorité de responsables de PME en France se sent concernée par l’environnement et la maîtrise de l’énergie, mais que 75% estiment que leur entreprise n’a que peu d’impact dans ce domaine. Seulement 3% des dirigeants interrogés envisagent de créer un poste ou une fonction dédiée aux questions environnementales, sous-estimant le rôle de leur entreprise. A tort, selon l’Agence, puisqu’elles seraient responsables pour 60% à 70% de la production des déchets et pour près de 45% des rejets gazeux. « Les démarches sont plus complexes pour les PME parce qu’elles ont moins de moyens et un accès limité à une information compréhensible », explique Michel Rochet, l’un des directeurs de l’Ademe. Inscrit dans cette tendance, le rendez-vous propose de mettre en lumière des initiatives réussies d’économies d’énergie ainsi que d’identifier leurs besoins pour mieux les accompagner. « Il y a une prise de conscience évidente aussi bien chez les dirigeants que chez les salariés », précise Michel Rochet. La clôture de cet événement revient à Nelly Olin, ministre de l’Ecologie. FINANCES/Gérez votre argent en ligne h Votre banquier vous fait peur ? Vous jugez que l’on est jamais mieux servi que par soi-même ? Des sites Internet existent pour vous aider à gérer votre budget vous-même. Ils vous accompagnent dans vos démarches administratives et financières. Impôts, rentrée scolaire, déclaration de patrimoine, budget essence… Votre argent est précieux, et bien maîtriser votre portefeuille devient de plus en plus difficile. Mais les services d’aide aux finances personnelles ne s’arrêtent pas là, certains vous conseillant même dans l’écriture de vos lettres au fisc ou à votre employeur. LES SITES À CONSULTER Votre nouveau banquier est un ordinateur www.finances.gouv.fr/particuliers/theme_05.htm www.lemoneymag.fr fr.biz.yahoo.com/finance_personnelle/patrimoine_accueilindex.html FRANCE TROUBLES DU COMPORTEMENT Les troubles de comportement chez l’enfant sont-ils des signes avant-coureurs de la délinquance ? Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est prononcé hier contre leur dépistage précoce à des fins préventives. 1 Dans son avis, le CCNE insiste sur la « nécessité de marquer nettement la différence entre prévention et prédiction, notamment quand cette prédiction est de nature probabiliste et n’a pas de valeur individuelle. » 2 Il souligne que « la personne souffrante est en l’occurrence l’enfant » et que « sa protection doit être considérée comme la priorité ». Selon lui, la médecine préventive ne doit pas s’inscrire dans la répression, qui fait passer l’enfant « du statut de victime à celui de présumé coupable ». 3 Le CCNE s’oppose à une médicalisation de problèmes qui relèvent « de facteurs liés à l’environnement social, économique ou culturel », préconisant la plus grande prudence « devant la tentation risquée de recourir trop fréquemment aux traitements psycho-pharmacologiques ». THOMAS LIARD,ALEXANDRA MONTALDIER,FRANÇOIS DENAT PIXLAND/CORBIS Directsoir t Mercredi 7 février 2007 7



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