Direct Soir n°104 6 fév 2007
Direct Soir n°104 6 fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°104 de 6 fév 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Brésil : Lula « le président des pauvres »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Directsoir t Mardi 6 février 2007 6 ACTU EN COUVERTURE BRÉSIL/Lula, les mains libres Fort d’une nouvelle majorité au Parlement depuis le 1 er février, le président de la République du Brésil peut mettre en place son gouvernement et développer son plan d’action. Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu président de la République du Brésil en octobre dernier en arrivant en tête du second tour des élections avec plus de 60% des suffrages. Depuis qu’il a remporté ce deuxième mandat, la gauche ne cesse de gagner. Le 1 er février, le candidat du Parti des travailleurs (PT), Arlindo Chinaglia, a en effet été élu président de la Chambre des députés et Renan Calheiros, membre du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) est devenu président du Sénat.Tous deux sont des partisans de celui que les Brésiliens appellent « Lula ». Ce n’était pas le cas lors de sa première élection en 2002 puisque le PT était minoritaire au Congrès. Il avait donc dû composer avec la droite. Désormais, avec une majorité qui le soutient, l’heure est à l’application des points forts de son programme. Lula annonce qu’il va axer sa politique sur la relance de la croissance et le déploiement des politiques sociales, avec notamment l’éducation pour tous dans un pays où l’analphabétisme touche 15 millions de personnes. Comme mesure concrète, il propose de doter toutes les villes du Brésil d’une école professionnelle et d’une université. Ce qui devrait représentait environ 36 milliards d’euros d’ici 2010. Ce militant trotskiste a fait preuve d’acharnement pour en arriver là. Ancien ouvrier métallurgiste, puis syndicaliste, il crée son propre parti, celui des travailleurs, en 1980. Il devient S. ENEIDA/ABRIL IMAGENS DAPHNÉ DEGUINES A. LIVERA/ANDIA En octobre dernier, Lula a été réélu pour un second mandat à la tête du Brésil. gouverneur de l’Etat de São Paulo en 1982, est élu député fédéral en 1986 puis candidat plusieurs fois à l’élection présidentielle, mais sans succès. Ce n’est qu’en 2002 qu’il accède à la présidence de la République du Brésil. Pourtant, cette idole de l’extrême gauche et des altermondialistes n’est pas arrivée à la tête de l’Etat pour faire la « révolution ». Ce qui a pu décevoir une partie de la gauche qui estime que, lors de son premier mandat, il a donné la priorité à l’économie au détriment de la résorption des De l’usine à la présidence Son passé d’ouvrier Luiz Inácio Lula da Silva est né le 27 octobre 1945 dans le village de Caetés, dans l’Etat de Pernambuco. Fils d’agriculteurs, il enchaîne des petits boulots, à 12 ans dans une blanchisserie, également comme cireur de chaussures et coursier. A 14 ans, il travaille dans les Entrepôts généraux Columbia. C’est à l’âge de 17 ans qu’il devient ouvrier métallurgiste. R. ROGERS/REUTERS Son élection historique inégalités sociales. Toutefois, cela n’entache pas sa popularité exceptionnelle, notamment dans le Nordeste, région la plus défavorisée de cet immense pays. Cette cote lui vaut l’appellation de « Président des pauvres ». Un sondage en septembre 2006 révélait que 62% des Brésiliens ont de lui une appréciation positive, que 49% approuvent l’action de son gouvernement et que 61% pensent qu’il a été meilleur que son prédécesseur, Fernando Henrique Cardoso, du Parti social-démocrate (PSDB). Son élection à la présidence du Brésil en 2002 affiche un score sans précédent avec 53 millions de voix. C’est le premier Président de gauche démocratiquement élu avec 20 millions de voix d’avance sur son concurrent José Serra. Pour son deuxième mandat, sa cote de popularité reste intacte puisqu’il est réélu en 2006 à la tête du Brésil pour quatre ans au deuxième tour avec près de 61% des voix. M. BAZO/REUTERS Repère Le Brésil, pays continent Avec une superficie de 8514877km 2 pour 188 millions d’habitants, le Brésil est le cinquième pays le plus vaste et le plus peuplé du monde. Vers une Amérique du Sud à gauche Lorsque Lula fut élu pour la première fois, en 2002, le Brésil n’avait pas de gouvernements progressistes comme voisins, à l’exception de celui du Venezuela (avec à sa tête Hugo Chávez). Depuis, Néstor Kirchner, en Argentine, Tabaré Vázquez, en Uruguay, Evo Morales, en Bolivie, et Michelle Bachelet, au Chili, ont accédé démocratiquement au pouvoir. Ces différents pays impriment une dynamique de gauche au continent Sud-américain.
J.-C. COUTAUSSE/FEDEPHOTO www.directsoir.net Ségolène Royal en meeting à Montluçon le 24 janvier. SEINE-SAINT-DENIS/Des logements sociaux subventionnés h Cinq millions d’euros sur trois ans. C’est ce que devrait débourser le conseil général de Seine-Saint-Denis pour promouvoir la construction de logements sociaux dans son département. Cinq mille euros par logement seront alloués aux bailleurs sociaux, publics ou privés, qui réserveront un quart des constructions à des jeunes de moins de trente ans ou à des jeunes couples totalisant 60 ans maximum à deux. Le président du conseil général, Hervé Bramy (PC), souhaite que l’on « donne un coup de pouce aux jeunes ». Les opérateurs locaux (offices publics du département et des villes, et sociétés d’économie mixte locales) seront favorisés : ils pourront bénéficier d’une majoration de 10% de l’allocation. Par ailleurs, les programmes de construction de plus de 50 habitations devront être dotés d’au moins 10% de grands logements (T4 ou plus) pour profiter de la subvention, « afin de répondre aux besoins des familles nombreuses ». La mesure devait être soumise aujourd’hui au vote de l’Assemblée départementale. Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. F. ACHDOU:URBA IMAGES DR PRÉSIDENTIELLE/Ségolène Royal clôt la phase participative h Ségolène Royal participe ce soir à une réunion publique à la Halle Carpentier, en compagnie du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Selon son porte-parole, Julien Dray, la présidente de la région Poitou-Charentes, « n’a pas d’inquiétude » sur sa campagne, malgré la baisse d’intentions de vote qu’elle subit actuellement. Devancée par Nicolas Sarkozy dans les sondages, la candidate socialiste présentera son projet présidentiel dimanche prochain, à l’issue de la phase participative à laquelle trois millions de personnes auraient participé. Le rendez-vous de dimanche est très attendu à droite comme à gauche. Jean-François Copé, le ministre du Budget, espère que Ségolène Royal sortira de la « drôle de guerre (…) après deux mois d’esquive et de silence ». Dans le camp socialiste, les codirecteurs de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen s’efforcent de relativiser l’importance du 11 février en expliquant que Ségolène Royal ne dévoilera pas un projet définitif mais les « grandes orientations » de sa plate-forme présidentielle. Julien Dray ajoute que « lorsqu’autant de personnes se mettent en mouvement, cela veut dire que quelque chose est en train de se lever », mais admet la « petite angoisse » que connaissent les socialistes. Cela n’empêche pas Claude Bartolone, sur France Inter, de comparer Ségolène Royal à l’équipe de France de football 1998, championne du monde alors que « tout le monde disait : ce coup-ci, c’est cuit ». CINÉMA/Un avant-goût des films sur la Toile h Demain c’est mercredi, le jour des enfants… et des sorties ciné ! Pour choisir son film, quoi de mieux qu’une bande-annonce ? Depuis le développement du haut-débit sur Internet, les sites spécialisés (Allociné, Commeaucinema) ou les plateformes multiculturelles (iTunes) proposent de visionner ces mises en bouche gratuitement, avec une qualité raisonnable et en version originale. L’internaute peut d’un clic connaître les horaires des séances et les cinémas où le film est projeté. Une interactivité dont profitent les majors du cinéma pour lutter contre la baisse de la fréquentation, multipliant les bandes-annonces construites comme des minifilms pour aiguiser la curiosité du spectateur. LES SITES À CONSULTER www.apple.com/trailers/www.allocine.fr/video/www.commeaucinema.com/www.cinemovies.fr/6 millions de bandes-annonces vues par mois sur allocine.fr FRANCE LE CNE À L’ASSEMBLÉE Les députés ont rejeté aujourd’hui une proposition de loi socialiste visant à abroger le contrat nouvelles embauches (CNE), instauré le 2août 2005 dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi lancé par Dominique de Villepin. Rappel : 1 Le CNE est réservé aux entreprises de moins de 20salariés. Il concerne 96% des entreprises françaises et 29% des salariés. Pendant les deux premières années, dites de « consolidation », l’employeur peut se séparer d’un salarié en CNE sans en justifier le motif. 2 En cas de rupture par l’employeur au cours des deux premières années, elle donne droit à des compensations financières plus élevées que pour la rupture d’un contrat à durée indéterminée (CDI) classique. Cette indemnité correspond à 8% de la rémunération brute totale perçue. 3 En décembre dernier, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) annonçait 775400déclarations d’embauche en CNE depuis le mois d’août 2005. Le CNE représenterait en moyenne 8% des intentions d’embauche des entreprises de moins de 20 salariés. THOMAS LIARD,FRANÇOIS DENAT,MARION SOUZEAU HAMILTON/REA Directsoir t Mardi 6 février 2007 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :