Direct Soir n°103 5 fév 2007
Direct Soir n°103 5 fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°103 de 5 fév 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Hu Jintao président chinois, bonjour l'Afrique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
Directsoir t Lundi 5 février 2007 8 ACTU FRANCE EN BREF L’emploi, « LA » préoccupation des Français v L’emploi reste la préoccupation numéro 1 des Français. C’est ce que révèle le Baromètre politique français (2006-2007) réalisé par l’Ifop en vue des élections de 2007. Avec 31% des personnes interrogées, l’emploi devance largement les inégalités (12%), la hausse des prix (11%) et la sécurité des biens et des personnes (8%). Strasbourg devant la justice v Le procès du drame de Pourtalès, qui a fait 13 morts et une centaine de blessés en juillet 2001, s’est ouvert ce matin à Strasbourg. Les victimes estiment que les services de la ville auraient dû annuler le concert en plein air auquel ils assistaient en raison des bulletins d’alerte météorologique. Sous l’effet d’une minitornade, un platane d’une quarantaine de mètres de haut s’était abattu sur des spectateurs. Nomination v Patricia Sitruk a été nommée hier directrice générale de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Située porte Dorée à Paris, elle a été créée en janvier 2005 et proposera, outre un musée national et des expositions, des activités pédagogiques, des interventions d’artistes et une médiathèque. Circulation routière : un mort sur l’A61 v Ce matin, une collision entre un fourgon et un autocar a provoqué la mort du conducteur du fourgon, ainsi que deux blessés sur l’autoroute A 61 entre Carcassonne et Narbonne. La circulation était interdite dans les deux sens pendant les opérations de dégagement effectuées vers 7h du matin. CANCER/Une initiative au service des patients La Journée mondiale contre le cancer a été l’occasion de donner le coup d’envoi d’une campagne mondiale. Des initiatives privées voient le jour pour soutenir les malades. Hier se déroulait la Journée mondiale contre le cancer, organisée par l’UICC (L’union internationale contre le cancer), qui précède le lancement d’une campagne mondiale axée sur la prévention de la maladie. En France, de plus en plus de forces – médecins, associations de malades – se mobilisent pour changer le regard de l’autre sur celui qui est touché par la maladie. C’est tout le combat d’Anne Matalon. Continuer de se sentir femme n’est pas chose aisée lorsque l’on est atteinte d’un cancer. Elle en a fait la difficile expérience. C’est pourquoi, après avoir triomphé de la maladie, elle décide en avril 2005 d’ouvrir l’embellie. Installée à deux pas de la place de la Bastille, cette boutique d’un genre nouveau est destinée aux femmes qui souffrent du cancer. Le but : leur apporter un peu de légèreté et de joie de vivre, mais aussi leur permettre de continuer à se faire belles pour chasser la maladie du regard des autres. « L’idée m’est venue lorsque j’ai commencé de faire la liste de tout ce qui m’avait manqué à l’hôpital puis à la maison, explique Anne Matalon. C’est pourquoi j’ai voulu créer un lieu où tout serait rassemblé, pour gagner du temps et de l’énergie. » Véritable caverne d’Ali Baba, L’embellie fourmille d’accessoires en tout genre qui facilitent la vie : perruques, lingerie, prothèses mammaires, huiles spéciales cicatrices, maquillage semi-permanent, sans oublier le kit spécialement conçu pour « faire sa bulle à POLITIQUE/Les cités citoyennes h Après les sondages par catégories sociales, voici les sondages par zones géographiques. L’institut BVA, dont l’enquête pour l’association Agir pour la citoyenneté a été publiée hier par le Journal du dimanche, s’est chargé d’ausculter les intentions de vote dans les « zones urbaines sensibles » (ZUS). Premier contact : l’élan citoyen semble avoir décollé après le deuxième tour des présidentielles 2002. Selon cette enquête, 88% des sondés inscrits sur les listes électorales disent avoir « certainement » l’intention de voter à la présidentielle, et 8% « probablement », contre 3% « probablement pas » et seulement 1% « certainement pas ». Les préoccupations des habitants des « cités » qui compteront pour le choix du candidat sont tout d’abord le chômage (23%), la pauvreté et la précarité (17%), le pouvoir d’achat (12%) l’école et l’éducation (8%). L’insécurité comme première préoccupation n’intervient qu’à hauteur de 7%. XAVIER FORNEROD,MARION SOUZEAU,RENAUD CHARLES,VALÉRIE ZOYDO,FRANÇOIS DENAT,ALEXANDRA MONTALDIER h « Je suis déjà vieux en politique ! » Lancée samedi soir sur Direct8, la boutade du benjamin des candidats à la présidentielle n’en est pas vraiment une. Agé de 27 ans, Edouard Fillias, le président d’Alternative libérale, a fait ses premiers pas en politique en 1999, sous les couleurs du RPR. « Je soutenais Patrick Devedjian, le libéral de service, à la présidence du parti. Avec à peine 9% des voix, on a fait un flop. » De ce premier échec, le diplômé de Sciences-Po Paris et HEC tire une leçon : « Le libéralisme doit être représenté sur l’échiquier politique, entre les socialistes et les conservateurs. » Plus que d’une troisième voie, Edouard Fillias préfère parler d’une « troisième dimension », incarnée depuis mars 2006 par son parti, Alternative libérale. Convaincu que « l’Etat s’arroge trop de responsabilités », le candidat des « alterlibéraux » plaide pour une société du « libre choix ». Education, emploi, assurance chômage… Dans de nombreux domaines, il défend le principe de la liberté individuelle. « Laissons les individus trouver eux-mêmes les solutions adaptées à leur situation », Femmes sensibilisées pour la lutte contre le cancer du sein. l’hôpital » dans lequel on trouve : un masque et des boules Quiès pour mieux dormir, un portephotos, une miniradio avec ses écouteurs, un jeu de patience et un carnet pour noter les questions à poser aux médecins. Mais la vocation de L’embellie ne s’arrête pas là. Partant du principe « qu’une femme malade n’est pas que malade », Anne Matalon a souhaité faire de sa boutique un lieu de vie. C’est la raison pour laquelle elle a créé des ateliers conçus comme des « bouffées de détente » qui entendent « donner aux femmes un peu de soutien et de réconfort ». Maquillage, yoga, danse, qi gong, sophrologie, les disciplines sont variées et toutes animées par des professeurs bénévoles, experts dans leur domaine. Viennent s’ajouter à cette offre des groupes d’échanges et de parole. Leur particularité : ils sont ouverts aux hommes. Preuve de la réussite du projet, les hôpitaux sont de plus en plus enclins à accorder leur confiance à Anne Matalon et à son équipe : " Au début, ils pensaient qu’il s’agissait d’une démarche marketing. Leur regard a peu à peu évolué et ils commencent à parler de nous à leurs patientes. » Prochaine étape, étendre l’expérience à d’autres villes. " Beaucoup de femmes m’ont contactée pour me faire part de leur intérêt, confie Madame Matalon. Nantes et Namur sont à ce jour les deux initiatives les plus avancées. » L’embellie semble s’installer durablement dans le ciel du cancer. L’embellie, 29, boulevard Henri-IV 75004 Paris - Tél : 01 42 74 36 33 www.embellieboutique.com PRÉSIDENTIELLE/Le benjamin des candidats est libéral souligne Edouard Fillias. Même discours en matière de santé publique, puisqu’il propose de mettre fin au monopole de la Sécurité sociale et de légaliser la consommation des drogues douces. « Arrêtons l’hypocrisie, ne traitons pas les Français comme des enfants ! » Hier, au Bataclan à Paris, devant un millier de personnes, le candidat d’Alternative libérale a reçu le « soutien ferme » d’Alain Madelin, député UMP d’Ille-et-Vilaine. Mais la course aux signatures n’est pas terminée : au dernier décompte, il en manquait encore 150. Edouard Fillias, président d’Alternative libérale. M. NASCIMENTO/REA DENIS/REA
www.directsoir.net L’idée semble faire son chemin, à en croire l’emballement médiatique de la semaine dernière autour de François Bayrou (UDF), le grand défenseur de cette idée, fort de ses 14% d’intentions de vote, selon le sondage LH2 pour 20 minutes, RMC et BFM TV du 29 janvier. Son équipe de campagne et lui ont asséné toute la semaine leur volonté de former – en cas de victoire à l’élection présidentielle – une majorité dans laquelle se retrouveraient des élus et des personnalités de tous bords.Toutefois, François Bayrou n’est pas le seul à y avoir pensé. Bernard Kouchner a estimé dans nos colonnes (numéro du 31 janvier) que l’union nationale est fondamentale sur des enjeux comme l’emploi ou encore le logement. Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi, a quant à lui évoqué lors de son discours au mois de décembre du congrès du Parti radical qu’il copréside, la nécessité de « mettre toute la société française en mouvement. La France en marche exige une union sacrée », (allusion au rapprochement politique qui a soudé les Français de toutes tendances politiques et religieuses lors de la Première Guerre mondiale). Fin 2005, 55% des Français se déclaraient favorables au gouvernement d’union nationale, selon un sondage CSA pour le Bleu de Profession Politique. « Le mythe de l’union nationale est assez ancré dans la culture française. Le général de Gaulle a instauré cette tradition d’un parti qui se voudrait capable de dépasser les clivages », confirme Dominique Reynié, politologue. Les périodes de cohabitation, une exception française depuis 1981, ont traduit une forme de volonté de conciliation entre la droite et la gauche. C. SIMON/AFP PHOTO POLITIQUE/L’« union nationale » a le vent en poupe Obliger la droite et la gauche à travailler au sein du même gouvernement : une utopie ? Le « gouvernement d’union nationale », défendu par François Bayrou, n’est pourtant pas une idée neuve en France. « La cohabitation ne déplaisait pas aux Français car elle était un gage de modération et d’équilibre », poursuit Dominique Reynié. « Après 23 ans passés à droite, et 28 ans d’alternance, les Français auraient peut-être envie de gauche et droite simultanément », n’exclue pas, de son côté, le constitutionnaliste Guy Carcassonne. François Bayrou avait déjà suggéré à Jacques Chirac l’idée d’un gouvernement de coalition au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril 2002. « Tu vas être élu avec plus de 80% des voix.Tu es comme de Gaulle en 1958, C’estdit « Les Verts ne sont pas un paillasson sur lequel on s’appuie lorsque l’on a besoin de voix complémentaires au deuxième tour. » Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. (Le Figaro) « Un gouvernement d’union nationale n’a pas le droit d’échouer dans la mesure où il représente toutes les forces démocratiques. » François Bayrou veut faire revivre le mythe de « l’union nationale ». il te faut tenir compte des Français qui ne pensent pas comme toi », aurait-il soufflé au Président. « Techniquement et juridiquement, rien n’interdit dans notre Constitution de former un tel gouvernement », explique Guy Carcassonne. Encore faudrait-il que les différents partis acceptent en 2007 de travailler les uns avec les autres. Pour l’instant, François Bayrou ne précise pas avec qui il pense collaborer en cas de victoire. « Un gouvernement d’union nationale n’a pas le droit d’échouer dans la mesure où il représente toutes les forces démocratiques, prévient Dominique Reynié. S’il échoue, l’électorat pourrait se tourner vers les forces non démocratiques. » Guy Carcassonne évoque un autre scénario : « Les Français pourraient élire un Président en mai, et une majorité d’un autre bord aux législatives. Dans ce cadre-là, il s’agirait d’une « coexistence ». Le Président n’est pas désavoué, il est juste obligé de faire travailler les différents courants ensemble. Quoi qu’il en soit, si ce système peut fonctionner, il ne peut être durable », conclut-t-il. « Les matchs, c’est comme la vie : il faut oublier hier et se pencher sur demain. » Bernard Laporte, entraîneur du XV de France après sa victoire contre l’Italie. « A chaque fois qu’on tourne la tête, il demande 100 milliards supplémentaires. » Kent Conrad, président démocrate de la Commission budgétaire du Sénat au sujet du président Bush. M. MOURAUD/VISUAL FRANCE CLONAGE/La multiplication des poulains h E.T. a un double ! On ne parle pas ici de l’extraterrestre préféré des cinéphiles, mais de l’étalon double champion du monde de saut d’obstacles 1996 et 1997, et meilleur « performer » mondial 1996, 1997 et 1998. C’est la deuxième fois qu’un cheval de compétition est cloné en France. Cryozootech, la société française de biotechnologie qui a réalisé l’opération, espère sortir l’élevage du « cul-de-sac » matérialisé par les hongres (chevaux castrés). Le double d’E.T., E.T.-Cryozootech-Stallion, sept mois, a été présenté hier à Bourg-en-Bresse, en présence de Pieraz- Cryozootech-Stallion, premier clone réalisé par la société française de biotechnologie. Les inséminations artificielles des chevaux répondent, selon Cryozootech, à deux enjeux : la conservation du patrimoine génétique des champions et l’amélioration de la reproduction. La communauté hippique française est encore réservée sur le sujet, ne cernant pas, globalement, l’intérêt du clonage. Eric Palmer, fondateur de Cryozootech et ancien chercheur à l’Inra, reconnaît cependant que les gènes représentent environ « 35% de la performance d’un cheval ». E.T.-Cryozootech-Stallion, poulain cloné. Dans les KIOSQUES Dans son dernier numéro, le mensuel Technikart s’intéresse à votre vie sur le Net. Entre Meetic, MySpace et consorts, un dossier de douze pages compile interviews, tests et analyses de cette nouvelle réalité virtuelle. R. PRATTA/REUTERS Directsoir t Lundi 5 février 2007 9



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :