Direct Soir n°102 2 fév 2007
Direct Soir n°102 2 fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°102 de 2 fév 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Fabrice Luchini le beau parleur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Vendredi 2 février 2007 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW NICOLETTA Mamy blues La « chanteuse blanche à la voix de noire », comme l’appelait Ray Charles, fête ses quarante ans de carrière avec un nouvel album, « Rendez-vous », aux accents très jazzy. Comment choisissez-vous vos partenaires et vos musiciens ? Manu Chao,avec qui je partage ma passion pour le Brésil,m’a offert la première chanson,Rendezvous (qui donne son titre à l’album sorti chez Universal,ndlr).Pour le reste,je me suis entourée de la meilleure équipe. Je voulais des musiciens précis. Ils comptent parmi les meilleurs de Paris. L’arrangeur de cet album est un grand ami,Daniel Carlet,mon complice,prix du conservatoire,saxophoniste et flûtiste. J’avais déjà travaillé avec lui pour l’album Mamy Blue dans les années 1970. C’est un album auquel je tiens particulièrement. Je n’avais pas enregistré en studio depuis 7 ans, cela m’a beaucoup manqué. Cet album a une musicalité très jazzy, dans le style Cotton Club. Comment la musique est-elle entrée dans votre vie ? J’ai toujours chanté. J’ai commencé à 8 ans dans l’église de mon petit village de Vongy, en Haute-Savoie. Je faisais partie de la chorale, j’étais soprano à l’époque ! Quand j’étais petite, je pensais que tout le monde avait le don de chanter. J’ai compris bien plus tard que ce n’était pas le cas. Comment définiriez-vous votre style ? Mes premières amours restent le blues et le jazz, mais j’ai eu un coup de foudre pour le Brésil et sa musique.J’ai monté une maison d’édition uniquement consacrée à ce genre (Rapa Nui). Repères J’ai acheté un catalogue de musiques brésiliennes,je les ai mises dans ma valise et je les ai déposées à la Sacem pour que ces chansons aient des droits en France et à l’étranger. Comment allez-vous fêter vos 40 ans de carrière ? Je ferai un grand spectacle en octobre prochain. Il y aura quatre parties : la variété, la musique brésilienne, le jazz et le gospel. D’ici là, je serai sur les planches du Théâtre des Variétés le 12 février prochain. Une carrière aussi longue que la vôtre peut-elle s’arrêter un jour ? Je chante pour les gens qui m’aiment et qui apprécient ce que je fais. Quand on chante depuis si longtemps, on n’a plus rien à prouver, je veux juste continuer à apprendre et à m’améliorer. Je ne veux pas que mon public soit lésé. Qui est votre public aujourd’hui ? Le même qu’il y a 40 ans ! Ces gens ont grandi avec moi. Mais aujourd’hui ils viennent avec leurs enfants ou même leurs petits-enfants. Mes concerts regroupent souvent trois générations, principalement des femmes. Pourquoi refusez-vous le play-back ? Aujourd’hui, en télé, ça devient de plus en plus difficile de chanter en direct car ça coûte très J’ai eu le coup de foudre pour le Brésil et sa musique PICOT.STILLS/GAMMA FLO/ABACAPRESS cher. Donc j’accepte, parfois, le jeu du playback. Mais jamais sur scène. Faire de la scène est un don d’amour. Il faut accepter de s’exposer jusqu’au bout. Jouer le jeu de la vérité. D’où vient votre indépendance artistique ? A l’école, j’étais déjà très dissipée. Mes parents ont fini par me mettre dans un couvent strict. Mais j’étais très bonne élève, j’avais 16 de moyenne. C’est d’ailleurs à cette époque que j’ai découvert Paris. Grâce à un prix d’honneur ! S. DUFOUR J’étais tellement excitée. J’ai pris le train, puis le métro et là je suis tombée sur l’Opéra Garnier. C’est un souvenir merveilleux. Quelle est donc cette passion pour la musique noire ? Dans les années 1970, j’étais très hippie. J’allais beaucoup à Los Angeles et à New York, et je revenais avec plein d’idées. C’est là-bas que j’ai approfondi ma connaissance de la musique noire-américaine, du gospel. C’est une musique qui collait bien avec ma voix un peu timbrée. J’allais à Genève acheter des disques en import introuvables en France. Je suis tombée amoureuse des voix chaudes. Comment avez-vous vécu Mai 68 ? C’était une période très gaie, avec beaucoup de scènes, beaucoup de petits concerts privés, entre copains. J’étais très sollicitée à l’époque. La musique était n°1 des ventes depuis août 67. Et puis les grèves ont commencé. J’ai tout de suite été solidaire des étudiants. On était jeunes, on voulait cette manifestation révolutionnaire. Antiplay-back Boîte à tubes Tubes et retubes « J’avais fait une campagne antiplay-back à la fin des années soixante avec mon ami Michel Polnareff. Le play-back, c’est du vol intellectuel manifeste. Faire semblant de chanter, c’est gâcher l’essence même de l’interprète. » PROPOS RECUEILLIS PAR BORIS EHRGOTT ET CAROLINE ITHURBIDE AVEC XAVIER PLASSON PROFIL Années 1960 : disc-jockey et « dame pipi » dans des clubs de Saint-Germain-des-Prés• 1966 : repérée par Léo Missir, directeur artistique chez Barclay, elle enregistre son premier disque• 1972 : 100 dates en France et tournée internationale (Afrique, Japon, Brésil)• 1973 : lance un label de musique brésilienne, Rapa Nui• 1975 : premier Olympia• 1989 : joue Esmeralda dans la comédie musicale Quasimodo de William Sheller• 2001 : Nicoletta rend hommage au gospel dans les églises de France et réunit deux millions de spectateurs. Après des reprises, L’homme à la moto (Edith Piaf) et Pour oublier qu’on s’est aimé (Nino Ferrer), Nicoletta chante Il est mort le soleil, en tête des ventes (adapté ensuite par Ray Charles). Nouveau tube en 1970 avec Ma vie, c’est un manège. En 1971, sort Mamy Blue. En 2001, les graines de chanteurs de la Star Academy reprennent l’une des chansons phares de Nicoletta, La musique. 34 ans après, le titre est un nouveau succès sur les dancefloors et dans les bacs (deux millions d’exemplaires vendus). F. SOULOY/GAMMA
PICTURES : GETTY - P.GRAD/Sport : STADIUM et DPPI/MI3 : Paramount/PETER PAN : Sony Pictures Television International/COMBIEN TU M'AIMES : Fidélité Productions MISSION ANTARCTIQUE : Martin Leclerc/LES BRONZÉS 3 : TPS/DESPERATE HOUSEWIVES : TPS/SPECTACLE : photo by BD Damir Yusupov www.eutelsat.fr Jamais l’émotion n’a été aussi bien partagée. Eutelsat. La télévision par satellite pour tous. Premier opérateur français, premier opérateur européen, c’est avec sa flotte de 23 satellites qu’Eutelsat nous ouvre les fenêtres du Monde. Diffusant aussi bien les chaînes nationales que les programmes internationaux, préparant résolument l’avenir avec la, l’image avec Eutelsat prend une dimension inégalée jusqu’alors. Maintenant le sport, la musique, le cinéma, l’information, les divertissements, les émissions jeunes, sont devenus le privilège de tous.



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