CNews n°2405 12 avr 2019
CNews n°2405 12 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2405 de 12 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,0 Mo

  • Dans ce numéro : en attendant le président.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 S. GRANGIER/CNEWS CLÉS DU JOUR N°2405 VENDREDI 12 AVRIL 2019 CNEWS.FR L’ŒIL DE... BON À SAVOIR L’HISTOIRE Laurence Ferrari MÉLODIE AU TRAVAIL Pour huit Français sur dix, la musique améliore même la productivité. Peut-on travailler en musi - que ? Pour nombre d’entre nous, la réponse est « oui ». A l’heure où la règle au bureau, c’est l’open space, et donc le brouhaha, c’est même devenu un réflexe vital pour ceux qui veulent se concentrer. Pour 80% des Français, selon un sondage mené par Linkedin et Spotify, la musique améliore la productivité. Avec, en particulier, trois artistes en tête de liste  : Coldplay, Adele et Ed Sheeran. Car, le bon dosage qui permet de se concentrer, c’est une mélodie douce et un tempo régulier… lorsqu’il s’agit de travailler, bien sûr. Pour ce qui est de danser, c’est autre chose ! Personnellement, je n’ai rien trouvé de plus efficace que Bach pour travailler en musique. Loin des emballements des grands romantiques ou de la fièvre des opéras, la verticalité de sa musique, dans les Variations Goldberg, par exemple, est un puissant antidote au stress et un véritable libérateur de créativité. Laurence Ferrari, à retrouver du lundi au jeudi, à 18h, dans Punchline sur CNEWS. À RETROUVER SUR.FR KIM KARDASHIAN ÉTUDIE POUR DEVENIR AVOCATE La célèbre star de la télé-réalité américaine a repris des études pour devenir avocate et prévoit de passer le barreau en 2022. D’OÙ VIENT L’EXPRESSION « PRENDRE SON PIED » ? Lorsqu’une personne éprouve un grand plaisir dans son activité, on dit parfois qu’elle « prend son pied ». Une expression qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’a rien à voir avec cette extrémité du corps humain. Ici, le « pied » renvoie à une unité de mesure, d’environ 30 cm, employée depuis l’Antiquité. Elle était notamment utilisée par les pirates et les voleurs pour partager leur butin, qui était rassemblé en un tas. Après avoir mesuré sa hauteur, chacun prenait l’équivalent d’un pied du trésor, des objets ou des sommes dérobées. Une part que ces individus dépensaient ensuite dans diverses L’IMAGE UN ÉCLAIR DE GÉNIE activités, et notamment avec des prostituées. « Prendre son pied » s’est ensuite généralisé dans le langage populaire, tandis que l’emploi de l’unité de mesure s’est peu à peu réduit à la navigation et à l’aéronautique. Quelques visiteurs ont pu découvrir une étonnante œuvre de street art réalisée par le sculpteur britannique Alex Chinnek et dévoilée à l’occasion de la semaine du design de Milan, en Italie. Celle-ci est un savant mélange entre peinture et sculpture, à tel point que le public ne sait pas s’il s’agit ou non d’un trompe-l’œil. Elle est à découvrir jusqu’à dimanche dans le quartier de la Tortona. LA FERRARI HORS DE PRIX DE KYLIAN MBAPPÉ Alors qu’il n’a pas le permis, le champion du monde de football possède désormais la voiture la plus chère de Ligue 1. G. PACE/REX/SIPA A. ALCOVER/ICON SPORT SUPERSTOCK/SIPA SUPERSTOCK/SIPAC. GRECO/AGF/SIPA LA NUIT, LE RONGEUR DEVIENT UN RANGEUR Il pensait que sa maison était hantée. Stephen Mckears, un bricoleur britannique un brin désordonné, a récemment eu une drôle de surprise après avoir laissé ses outils traîner sur l’établi. Le lendemain, il a en effet constaté que les vis, les pinces ou les clous avaient été méticuleusement rangés dans leur boîte pendant la nuit. Un étrange scénario qui s’est reproduit à plusieurs reprises pendant un mois. Craignant de perdre la tête, Stephen a demandé de l’aide à son voisin. Ce dernier a alors placé une caméra pour découvrir l’identité du mystérieux « rangeur » compulsif. Incrédules, ils ont alors vu sur les images… une souris, qui œuvrait tous les soirs entre minuit et 2h30. Un comportement qu’ils n’expliquent pas, si ce n’est par une maniaquerie excessive. C’EST ARRIVÉ... UN 12 AVRIL La guerre de Sécession éclate aux Etats-Unis (1861). Les troupes confédérées (Etats du Sud, esclavagistes), déclenchent le conflit en attaquant un fort unioniste, à Charleston. Les batailles dureront quatre ans, avant la victoire du Nord, mené par Lincoln. Un homme est envoyé dans l’espace pour la première fois (1961). Le cosmonaute Youri Gagarine prend les commandes du vaisseau soviétique Vostok 3KA et réalise le tour de la Terre, avant de revenir se poser en Russie. L’ESPACE PASSIONNE DE PLUS EN PLUS Alors que les découvertes se multiplient, l’intérêt des Français – petits et grands – pour l’espace et ses secrets grandit. G. LACZ/REX/SIPA
A. DE CSABAY ÉDITORIAL CNEWS.FR N°2405 VENDREDI 12 AVRIL 2019 UNE PLANÈTE EN DANGER, UN PEUPLE ABANDONNÉ MARDI 9 AVRIL Ils sont 215 000 dans le monde, et ils sont, en ce jour, les véritables stars de l’actualité. Plus encore que les imbroglios du Brexit, les attentes de la synthèse du grand débat national, les élections en Israël, la rue algérienne qui ne désemplit pas, les quarts de finale de la Ligue des champions, plus que tout, aujourd’hui, ce sont eux les vrais sujets de préoccupation  : les glaciers. D’un seul coup, on ne parle que d’eux. C’est une étude, publiée hier dans la très sérieuse revue Nature, qui a déclenché cette médiatisation généralisée. Cette publication scientifique hebdomadaire de référence, lancée en 1869 par un Britannique, Joseph Norman Lockyer, est devenue, depuis fort longtemps déjà, une revue unanimement respectée. Lorsque Nature vient, cette semaine, révéler de nouvelles statistiques sur la fonte des glaciers, on éprouve une véritable frayeur  : 335 milliards de tonnes de glace perdue, chaque année, entre 2006 et 2016. En un demi-siècle, 9 600 milliards ! Les glaciologues, profession désormais courtisée des médias – « Trouvez-moi un glaciologue pour le journal de 20h, et vite ! » –, soulignent l’effet le plus inquiétant de cette fonte universelle  : la montée du niveau de la mer, ou plutôt, de toutes les mers, tous les océans (2,7 mm par an). Lorsque j’écris « inquiétant », c’est une mauvaise blague. Le terme n’est pas assez puissant. C’est plus qu’une inquiétude, cette affaire, c’est le destin de notre planète, celui de nos enfants et petits-enfants. J’avais vu, lors d’un voyage en Patagonie, ces admirables masses de glace blanche striée de bleu, ces monuments que notre confrère du Monde nomme « les sentinelles du climat ». Leur beauté m’avait subjugué. Surprenant, ce bleu, irréel, alors que je m’attendais à du blanc immaculé. Cette architecture, cette structure, ces paysages, cela LA SEMAINE DE PHILIPPE LABRO était-il donc condamné à disparaître ? Il ne se passe plus un jour sans que la question ne se pose à ce qu’on appelle, inutilement, la « communauté internationale ». Ils savent, bien sûr. Ils ont lu Nature, bien sûr. Ils se réunissent régulièrement pour faire le point, exiger des mesures, bien sûr. Mais cela suffit-il ? Bien sûr que non ! MERCREDI 10 AVRIL « America ». Le numéro 9 de la remarquable revue America vient de paraître, et il est presque entièrement consacré à l’Amérique indienne, celle qui, comme l’écrit le créateur de cette publication, François Busnel, « a été mutilée mais n’est pas encore annihilée ». A peine sortie en kiosque, America doit être réimprimée. Il existe, désormais, bien ancré dans l’activité culturelle française, un appétit pour les textes longs, fouillés, inventifs. On trouve, dans ce neuvième numéro, non seulement un passionnant dossier sur les Indiens, mais aussi des chroniques que j’aime lire chaque trimestre  : l’analyse d’un chef-d’œuvre (en l’occurrence, Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald), celle d’un film culte (cette fois-ci, Conversation secrète de Francis Ford Coppola, Palme d’or à Cannes en 1974), et une digression sur une autre œuvre culte (la série Les Soprano). Tout ceci est illustré et mis en page avec un talent fou. L’humour politique. Le prix est revenu cette année au Premier ministre Edouard Philippe. Lorsqu’on lui demande si « tout remonte à Matignon », il répond, avec ce flegme quasi anglo-saxon qui, jusqu’ici, à l’Assemblée nationale ou ailleurs, lui a souvent servi d’armure  : « Non. Seulement les emmerdes. » Je ne fais que reproduire ce mot déjà rapporté dans toute la presse, simplement Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Tous les vendredis, pour CNEWS, il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine qui s’est écoulée. Un bloc-notes toujours subjectif, libre, et sans langue de bois. La fonte des glaciers à très haute vitesse illustre de manière plus qu’inquiétante la nécessité d’agir pour le climat. parce que je crois, comme beau coup, qu’une journée sans rire est une journée perdue. n Philippe Labro p.labro@cnewsmatin.net Un trimestriel incontournable. LES EDITIONS AMERICA SAS M. BERNETTI/AFP 7



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