CNews n°2400 5 avr 2019
CNews n°2400 5 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2400 de 5 avr 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : quand les enfants manquent d'air.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 A.-C. POUJOULAT/AFP Confrontés au fléau, les plus jeunes risquent de développer des maladies, mais il est encore temps de réagir. Alerte rouge pour les têtes blondes. Dans un rapport alarmant publié hier, l’Unicef France affirme que plus de trois enfants sur quatre respirent un air toxique dans l’Hexagone. Selon l’agence de l’ONU, cette exposition à la pollution de l’air, principalement due au trafic routier, a « des effets délétères et durables sur [leur] santé ». Il est plus que jamais temps de sensibiliser la population sur les risques d’une atmosphère polluée pour les enfants, particulièrement fragiles. Des populations très exposées Les plus jeunes sont en outre extrêmement exposés à la pollution de l’air dans ou aux abords de leur école. Dans son rapport, l’Unicef cite notamment la cartographie réalisée par l’asso ciation Respire, rendue publique le 28 mars. D’après ses calculs, un quart des établissements scolaires parisiens se situent dans une zone dépassant les seuils légaux de concentration en dioxyde d’azote (NO2), l’un des principaux polluants présents dans l’atmosphère. A Marseille, cette concentration inquiétante de NO2 GRAND ANGLE N°2400 VENDREDI 5 AVRIL 2019 CNEWS.FR L’UNICEF ALERTE SUR L’AMPLEUR DE LA POLLUTION DE L’AIR EN FRANCE LES ENFANTS ÉTOUFFENT Un quart des écoles parisiennes dépasse les seuils légaux de concentration en dioxyde d’azote, selon une étude. concerne 22% des écoles et crèches, et un tiers à Strasbourg, selon des analyses menées par l’ONG Greenpeace parues récemment. Le problème est d’autant plus alarmant que les poumons et les bronches des enfants s’avèrent plus vulnérables que ceux des adultes face à la pollution de l’air. Ils ont en effet « une fréquence respiratoire environ une fois et demie plus élevée, ce qui augmente les quantités d’air – et donc de polluants – potentiellement inhalées », explique l’étude de l’Unicef. Sans compter que leur organisme n’est pas encore mature. Autre facteur aggravant, ils sont davantage exposés à la pollution que leurs parents, car ils passent souvent plus de temps en extérieur (récréations, pauses déjeuner, activités périscolaires) et sont plus proches des pots d’échappement en raison de leur petite taille. Une menace susceptible de provoquer de l’asthme, de l’eczéma, d’aggraver d’autres pathologies respiratoires, voire de provoquer des allergies, en fragilisant le système immunitaire. Une étude britannique publiée en février a même montré que les enfants grandissant dans un environnement pollué auraient trois à quatre fois plus de risques de développer ensuite un trouble dépressif. Voire pire. Ainsi, selon l’OMS, 600 000 enfants de moins de 15 ans meurent chaque année dans le monde à cause de la pollution de l’air. Des mesures à mettre en œuvre Pour contrer le phénomène et préserver la santé des plus jeunes, l’Unicef appelle donc les villes françaises à généraliser les « zones à faibles émissions », c’est-àdire à interdire l’accès des véhicules trop polluants à une partie de leur espace, en particulier les zones abritant des établissements accueillant des publics fragiles (écoles, crèches, hôpitaux). Une mesure DES PRÉCURSEURS À L’ÉTRANGER T. KITAMURA/AFP EN CHIFFRES 48 000 DÉCÈS prématurés seraient causés chaque année en France par la pollution de l’air, selon Santé publique. Soit davantage que le nombre de morts dus à l’alcool (41 000). 29,4% DES ÉMISSIONS de gaz à effet de serre du pays sont dues aux transports, selon Citepa. Puis l’agriculture, le logement, l’industrie… 100 MILLIARDS D’EUROS de coûts par an environ sont liés à la pollution de l’air (soins, recherche…). 9 MOIS D’ESPÉRANCE de vie sont en moyenne perdus en raison de la pollution de l’air dans les logements en France, selon l’organisme OQAI. 33,4% DES FRANÇAIS estiment que la pollution de l’air constitue le premier problème environnemental, derrière le réchauffement climatique, selon un récent sondage. qui existe déjà dans l’Hexagone, mais qui reste encore trop peu utilisée, selon l’agence de l’ONU. Cette politique volontariste doit en outre aller de pair avec le développement par l’Etat de mobilités plus propres (transports en commun, vélo…). Un objectif qui figure justement en bonne place dans le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), actuellement en examen au Parlement. n L’INFO EN PLUS En Thaïlande ou en Corée du Sud, les autorités vont jusqu’à provoquer des pluies artificielles pour atténuer les sévères pics de pollution de l’air. Pour limiter la pollution de l’air, certaines villes étrangères n’hésitent pas à instaurer des règles drastiques. A Tokyo, bus, camions (depuis 2003) et voitures (depuis 2010) doivent se plier à des normes environnementales très contraignantes, sous peine d’amende allant jusqu’à 4 000 euros. Résultat, une réduction de 60% des émissions de particules fines depuis 2000. Même logique à Londres, Stockholm, Oslo ou encore Mexico, qui ont interdit l’accès au centre-ville aux véhicules trop polluants, les ont taxés plus lourdement, ou ont abaissé la limitation de vitesse dans leurs rues.
CNEWS.FR GRAND PARIS N°2400 VENDREDI 5 AVRIL 2019 IBO/SIPAC. LABROSSE/AFP 7 Tram T3 prolongé, futur RER Eole… 350 On va transformer ce verrou qu’est la ATTRACTIONS Porte Maillot en un point de connexion et 80 manèges sont accessibles à la Foire du pour les nouveaux transports. Trône, dont la 1 061 e édition est inaugurée ce soir, à 18h, sur la pelouse de Reuilly (12 e). TROIS MOIS APRÈS L’EXPLOSION 75 CRISE DES MIGRANTS DANS LA CAPITALE ÉVACUATION À LA CHAPELLE La dernière datait de fin janvier. Une opération d’évacuation de migrants a eu lieu hier matin Porte de la Chapelle (18 e). Environ 340 personnes ont été prises en charge et orientées vers des centres où leur situation administrative sera examinée. Une action qui intervient au lendemain de la venue sur place d’Anne Hidalgo, qui a dénoncé un « déni de réalité » de la part de l’Etat à propos Près de 340 réfugiés mis à l’abri. de ces campements où elle compte installer sanisettes et points d’eau. Les nord de la capitale. Ce mercredi, le chiffre associations d’aide, elles, ont prévu se situait entre 900 et 1 800 personnes. une journée de grève mardi prochain La mairie craint que la situation ne s’aggrave dans les prochaines semaines, en pour « dénoncer l’inaction des pouvoirs publics ». Vendredi dernier, entre 750 et raison de la fin de la trêve hivernale et 1 500 migrants étaient recensés dans le du retour des beaux jours. n policière. « Ces immeubles resteront inhabitables tant que l’enquête ne sera pas terminée », souligne Delphine Bürkli, la maire du 9e, qui salue la décision de la juge d’instruction d’autoriser l’accès provisoire aux lieux. Une cellule médicopsychologique sera d’ailleurs mise en place en mairie pour les sinistrés qui le désirent. Pour autant, le temps de la reconstruction « va être très long », selon l’élue, qui n’imagine pas la rénovation de ces immeubles avant plusieurs mois. En attendant, la brasserie Royal Trévise doit à nouveau accueillir ses clients ce soir, tout comme le Théâtre Trévise, qui rouvrira ses portes au public à 21h30, à l’occasion d’un spectacle musical. n INDICE DE POLLUTION 42 Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine et vice-président de Paris Ouest-la Défense, hier. 75 LA VIE REPREND RUE DE TRÉVISE Les sinistrés vont pouvoir avoir accès provisoirement à leurs logements. Un lent retour à la normale. Près de trois mois après l’explosion de gaz qui a fait quatre morts et de nombreux blessés rue de Trévise (9 e) à Paris, le quartier sort peu à peu de son état de choc. L’immeuble situé au numéro 6 de la rue – juste au-dessus de la boulangerie où a eu lieu la fuite de gaz à l’origine du drame – doit rouvrir à ses habitants aujourd’hui, afin qu’ils puissent récupérer leurs effets personnels. Et ce, à l’issue de travaux de sécurisation achevés hier. Idem pour les édifices adjacents du 4, rue de Trévise et 13, rue Sainte-Cécile, ainsi que ceux situés en face aux 3, 5 et 7, rue de Trévise, également accessibles pour de courtes visites sous escorte LA QUALITÉ DE L’AIR AUJOURD’HUI 0 25 50 75 >100C. ARCHAMBAULT/AFP



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