CNews n°2376 18 fév 2019
CNews n°2376 18 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2376 de 18 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : les français disent stop.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 S. GRANGIER/CNEWS CLÉS DU JOUR N°2376 LUNDI 18 FÉVRIER 2019 CNEWS.FR L’ŒIL DE... BON À SAVOIR L’HISTOIRE Romain Desarbres PARENTS 2.0 Comment diviser (inutilement) lorsque l’on peut satisfaire tout le monde ? Cet exploit, les députés, qui ont voté l’amendement imposant les appellations « parent 1 » et « parent 2 » dans les formulaires scolaires, l’ont réalisé, et avec les honneurs. Même le ministre de l’Education, Jean- Michel Blanquer, y est défavorable, car ce n’est pas une loi qui doit gérer cette question. Et pourtant, à l’école, les familles Ce n’est pas une loi qui doit gérer ce genre de questions. homoparentales ne rentrent pas dans les cases. Alors, que faiton ? Pourquoi ne pas inscrire plus simplement « père » ou « mère » pour chaque parent ? Et ajouter  : « Cochez la case correspondant à votre situation. » Tout le monde s’y retrouverait. C’est d’ailleurs ce que doit proposer la députée LREM Anne-Christine Lang dans un amendement. Du gagnantgagnant ! Franchement, nul n’a envie d’être « parent 1 », et encore moins « parent 2 ». Espérons que nos députés sauront rectifier le tir. Romain Desarbres, à retrouver du lundi au vendredi, de 6h à 9h, dans La matinale de CNEWS. À RETROUVER SUR.FR HAÏTI PREND DES MESURES POUR CALMER LA CRISE Après dix jours de paralysie, les autorités du pays ont annoncé des actions d’urgence contre la corruption et la contrebande. POURQUOI APPELAIT-ON LES « BEATNIKS » AINSI ? Cheveux longs, chemises à fleurs et pantalons pattes d’eph… Dans les années 1960 et 1970, ceux qui se révoltaient contre la société de consommation, par leurs actes et leurs tenues, étaient appelés « beatniks ». Un terme apparu en 1958 sous la plume du journaliste américain Herb Caen. Pour cela, il s’était inspiré de la « beat generation », qui venait d’être théorisée par l’écrivain Jack Kerouac. Le mot « beat » signifiait en argot américain « cassé » ou « fatigué », pour désigner des personnes ne se reconnaissant pas dans la société. Herb Caen a ajouté le suffixe « nik », en référence au satellite Spoutnik, qui venait d’être lancé par L’IMAGE l’URSS. En pleine guerre froide, l’idée était de dévaloriser les membres de ce mouvement, en les comparant à des communistes et à des vagabonds. Ce terme s’est vite popularisé, même si de nombreux beatniks, Jack Kerouac en tête, le rejetaient. UN DRAGON PAS TRÈS PRESSÉ Les passants peuvent admirer un immense dragon, réalisé avec plusieurs centaines d’agrumes, à l’occasion de la 86 e édition de la Fête du citron de Menton, qui a pour thème « Les mondes fantastiques ». Depuis samedi dernier et jusqu’au 3 mars, plusieurs œuvres similaires sont exposées dans un jardin de cette ville de la Côte d’Azur. Tous les ans, cet événement est organisé en marge du carnaval de Nice. TAÏWAN  : DES LANTERNES ILLUMINENT LES CIEUX Pour la fin du nouvel an chinois, des centaines de Taïwanais ont illuminé le ciel de lanternes, symboles de chance et de paix. DIEU NALIO CHERY/AP/SIPA CNEWS CNEWS F. TANNEAU/AFP MANDOGA MEDIA/ACTION PRESS/SIPA LE PASSAGER CLANDESTIN ÉTAIT UN OURS NOIR Un convoi exceptionnel. Un conducteur de camion poubelle américain a récemment eu une surprise de taille, alors qu’il conduisait sur une autoroute de Caroline du Nord. Sans qu’il ne comprenne pourquoi, les automobilistes lui faisaient des appels de phares, et il a même fini par voir apparaître une voiture de police dans son rétroviseur. Un agent a alors forcé le poids lourd à s’arrêter. Le chauffeur, ébahi, a découvert qu’il transportait un… ours noir. Celui-ci était monté au dernier arrêt du camion, avant que le conducteur ne recouvre la benne avec un filet pour éviter que les poubelles ne tombent sur l’autoroute, piégeant ainsi l’animal involontairement. Après s’être régalé des ordu res, le plantigrade a pris la fuite lorsque l’équipement de sécurité a été retiré. C’EST ARRIVÉ... UN 18 FÉVRIER Le premier vol libre en hélicoptère est réalisé (1921). Le Français Etienne Œhmichen, ingénieur chez Peugeot, parvient à faire décoller un hélicoptère pendant une minute. En 1924, son invention volera sur 1 km. L’euro remplace définitivement le franc (2002). Après cinq semaines de double circulation, la monnaie européenne devient officiellement la seule devise légale en France. Aujourd’hui, dix-neuf pays membres de l’UE l’utilisent comme monnaie unique. IL MARCHE JUSQU’À PARIS POUR LES AGRICULTEURS Marqué par le suicide d’un ami agriculteur, un élu du Sud- Ouest rallie Paris à pied pour soutenir les exploitants. M. CIAGLO/AP/SIPA
Trois mois après le premier samedi de mobilisation, la solidarité des débuts a laissé place, peu à peu, à un rejet. Trop, c’est trop. Des portes de ministères fracassées, des bâtiments publics et des commerces dégradés, des insultes racistes et antisémites, ou encore des véhicules militaires pris pour cible… Les débordements en marge des manifestations des gilets jaunes, qui se sont multipliés au fil des semaines, exaspèrent les Français. Une tendance qui intervient alors que l’acte XIV avait lieu ce week-end. Des rassemblements étaient organisés partout en France samedi, réunissant 41 500 personnes, et un autre défilé s’est déroulé hier, à l’occasion des trois mois du premier acte. Des dégâts à répétition Selon un sondage Ifop publié dans Le JDD hier, pas moins de 52% des Français demandent l’arrêt des manifestations du samedi (même s’ils sont toujours 50% à soutenir les revendications des gilets jaunes). Un chiffre en forte hausse, alors qu’ils n’étaient que 37% à réclamer la fin des actions en janvier. En parallèle, la lassitude des Français est particulièrement palpable auprès des commerçants. Le secteur, GRAND ANGLE CNEWS.FR N°2376 LUNDI 18 FÉVRIER 2019 3 F. MORI/AP/SIPA LES FRANÇAIS SONT EN COLÈRE FACE AUX DÉRAPAGES DU MOUVEMENT EXASPÉRÉS PAR LES GILETS Les revendications sociales des manifestants restent soutenues, selon les sondages, mais pas les débordements. qui a le plus souffert des débordements, dénonce des baisses de chiffre d’affaires importantes et demande ainsi des indemnisations de la part de l’Etat, alors que le coût du mouvement est déjà estimé à environ 2 milliards d’euros. Ces dégâts ont une influence directe sur le ressenti de la population. « Jusqu’à présent, les Français faisaient une vraie dissociation entre les débordements des manifestations et les demandes. Avec la durée du mouvement, cette séparation est de moins en moins claire, et cela explique en partie l’érosion du soutien », décrit ainsi Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Cette lassitude de la population intervient alors que les militants euxmêmes se font plus rares dans les cortèges. Il y a un mois, ils étaient 84 000 dans les manifestations pour l’acteX, soit deux fois plus que ce samedi. Ce constat d’échec, certains leaders du mouvement le partagent. « Je reste favorable aux manifestations du samedi, mais on ne doit pas se limiter à ça. D’autres initiatives peuvent avoir lieu », avouait hier Priscillia Ludosky, l’une des figures des gilets jaunes, au JDD. REPÈRES L’AFFAIRE FINKIELKRAUT AVANCE YAHOO ACTUALITÉS 17 NOVEMBRE 2018. Le premier acte des gilets jaunes, après la hausse des prix du carburant, mobilise 282 000 personnes. 24 NOVEMBRE. Pour l’acte II, on dénombre 166 000 manifestants dans tout le pays. Au total, 157 gardes à vue sont prononcées et les actes de violence se multiplient. 29 DÉCEMBRE. Pendant les fêtes de fin d’année, la mobilisation atteint son plus bas niveau, avec 32 000 manifestants. 19 JANVIER 2019. Le mouvement retrouve de la vigueur avec, pour la deuxième semaine d’affilée, environ 84 000 gilets jaunes. 16 FÉVRIER. Après trois mois de manifestations, la mobilisation chute à 41 500 personnes à travers toute la France. De nouvelles initiatives imaginées Les leaders sont donc dans l’obligation de se réinventer sur la forme, en trouvant des nouvelles idées pour porter leur combat. C’est notamment dans cette optique que la grève générale du 5 février dernier, avec les syndicats, avait été organisée. Tout comme la Nuit jaune, initiée par Eric Drouet le 20 janvier, ou la création d’une liste pour les élections européennes, en mai prochain, par Ingrid Levavasseur. Mais ces idées n’ont pour le moment pas été fructueuses. Exemple le plus frappant  : à peine trois semaines après l’annonce de la liste européenne, condamnée par certains leaders, l’idée a été abandonnée. « Ils ont compris qu’il fallait se diversifier avec des actions qui ne touchaient pas aux libertés de se déplacer ou aux commerçants, mais il y a une partie du mouvement qui s’est radicalisée et qui refuse de s’institutionnaliser », analyse Flore Santisteban, politologue à Sciences-Po et spécialiste des mouvements sociaux. Une radicalisation qui pourrait contribuer à ce que le mouvement s’essouffle davantage, voire s’éteigne à petit feu. n L’INFO EN PLUS Christel et Ennrick, deux gilets jaunes qui se sont rencontrés pendant une manifestation, se sont mariés en gilet samedi à Montluçon (Allier). Une enquête préliminaire a été ouverte, hier, pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », après la violente agression verbale, subie samedi par Alain Finkielkraut, en marge de la manifestation, à Paris. Un des individus présents a pu être identifié, selon les autorités, grâce aux vidéos réalisées sur place. Avec d’autres personnes, il a insulté l’académicien, le traitant notamment de « sale sioniste de merde » et de « bâtard ». L’attaque a suscité une énorme vague d’indignation dans la classe politique et la société civile.



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