CNews n°2372 12 fév 2019
CNews n°2372 12 fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2372 de 12 fév 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : bientôt la fin pour Daesh ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 ALBARAKA NEWS/AFP L’ultime poche de résistance, en Syrie, devrait être éradiquée dans les jours à venir, mais l’idéologie reste présente. Les derniers instants du califat ? Depuis samedi, les forces arabo-kurdes progressent irrémédiablement vers les toutes dernières positions de Daesh, en Syrie. Malgré les tireurs embusqués, les pièges à l’explosif et les nombreux tunnels creusés par les jihadistes, elles sont sur le point d’éradiquer l’ultime poche de résistance tenue par les terroristes, dans la province de Deir Ezzor. Cette chute annoncée acterait, par la même occasion, celle du groupe terroriste, aux abois depuis de longs mois. Un recul inexorable sur le terrain Selon les Forces démocratiques syriennes, il ne resterait plus que 500 à 600 jihadistes. A peine quelques divisions, alors qu’ils étaient une véritable armée de 100 000 hommes dans la région en 2015, au moment de l’entrée en guerre de la coalition internationale. Capturés, tués ou ayant déserté, les soldats de Daesh ont fondu au fil de l’avancée des troupes alliées. Au cours des deux derniers mois, des dizaines de milliers de personnes, principalement des familles de terroristes, ont elles aussi décidé de quitter ses rangs. Consé- GRAND ANGLE N°2372 MARDI 12 FÉVRIER 2019 CNEWS.FR LES JIHADISTES ONT PERDU LA QUASI-TOTALITÉ DE LEURS TERRITOIRES VERS LA FIN DE DAESH ? En seulement trois ans, les effectifs du groupe se sont effondrés, tout comme la superficie des zones contrôlées. quence  : le territoire que le califat autoproclamé contrôlait à son apogée, en 2015, est désormais bien loin de ce qu’il était. S’il s’étalait à l’époque sur une zone aussi grande que le Royaume-Uni, organisé autour de ses deux « capitales », Mossoul en Irak, et Raqqa en Syrie, il ne représente désormais plus que 1% de la totalité des terres sur lesquelles il imposait autrefois sa loi. « C’est la fin de leur emprise territoriale sur la région et la fin des confrontations armées que l’on a connues », estime Wassim Nasr, auteur de Etat islamique, le fait accompli (éd. Plon). « Il leur reste un village et des zones désertiques, on revient à la situation pré-2011, avant le début de leur expansion. » Leur dernier fief urbain, Hajin, est tombé le 17 décembre dernier. Jusqu’ici, le groupe islamique tirait ses ressources de sa large puissance territoriale, en imposant notamment à la population et aux entreprises locales d’importantes taxes. Les extorsions et la mainmise sur les gisements pétroliers permettaient également d’entretenir son armée. Désormais, les jihadistes sont sans argent, sans armes, sans logistique. Un spectre toujours présent Malgré tout, Daesh continue d’inquiéter. Un rapport de l’ONU paru en août dernier affirme en effet qu’entre 20 et 30 000 de ses partisans seraient toujours dans la région ou ailleurs, de façon invisible. « Les combattants locaux se sont fondus dans la population et parmi les flots de réfugiés », indique Pierre-Jean Luizard, directeur de recherches au CNRS et spécialiste de l’islam au Moyen-Orient. « Ils forment des cellules dormantes qui ne demandent qu’à se réveiller. » Ces jihadistes en sommeil ont d’ailleurs fait dire au Pentagone, au début du mois, que si la pression militaire n’était pas maintenue, l’organisation terroriste pourrait regagner son territoire initial en six à DES RETOURS EN QUESTION S. BACKHAUS/SIPA REPÈRES 29 JUIN 2014. Daesh proclame le « califat » sur les régions sous son contrôle en Syrie et en Irak, avec Abou Bakr al-Baghdadi à sa tête. 9 JUILLET 2017. Mossoul, la « capitale » irakienne de Daesh, est libérée du joug des jihadistes, après neuf mois de combats. 11 JUILLET 2017. L’Observatoire syrien des droits de l’homme annonce la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi. Finalement, celui-ci a refait surface en août 2018. 17 OCTOBRE 2017. Daesh perd Raqqa, son principal bastion en Syrie. Une défaite qui porte un coup décisif au groupe terroriste. 7 FÉVRIER 2019. La coalition internationale déclare que Daesh ne contrôle plus désormais que moins de 1% de son « califat ». douze mois. Et même loin du Moyen- Orient, le spectre de Daesh préoccupe. Trois attaques mortelles revendiquées ont encore eu lieu en 2018 en France, et les autorités luttent sans relâche contre l’idéologie islamiste. Depuis novembre 2013, 55 projets d’attentats auraient ainsi été déjoués par les services anti-terroristes. Autant de preuves que le combat n’est pas fini. n L’INFO EN PLUS Un mémorial du génocide arménien avait été bâti en 1991 dans la ville de Deir Ezzor. Il a été dynamité par Daesh le 21 septembre 2014. Alors que le ministère de l’Intérieur a indiqué fin janvier qu’il étudiait la possibilité de rapatrier les jihadistes français détenus en Syrie, le scénario de leur retour se précise peu à peu. Environ 150 d’entre eux, dont 90 mineurs, pourraient être évacués grâce à des avions des forces américaines, dans le cadre d’une « opération internationale coordonnée ». Une autre solution consisterait à affréter des charters français. Ensuite, à leur descente d’avion, les adultes seront soit présentés à un juge d’instruction pour une mise en examen, soit placés en garde à vue.
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