CNews n°1743 18 sep 2015
CNews n°1743 18 sep 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1743 de 18 sep 2015

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 41

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'extravagant Donald Trump...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
a 4 Les clés du jour a N°1743 VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2015 WWW.DIRECTMATIN.FR M. SETBOUN/SIPA DR DR DR DR 20TH CENTURY FOX C’EST ARRIVÉ UN 18 SEPTEMBRE LA PEINE DE MORT EST ABOLIE EN FRANCE Le 18 septembre 1981, après deux jours de débats acharnés, l’Assemblée nationale vote finalement la proposition de loi visant à l’abolition de la peine de mort, par 363 voix contre 117. Le texte a été défendu par le ministre de la Justice de l’époque, Robert Badinter, alors que près de 60% des Français étaient favorables au maintien de la peine capitale. La loi sera entérinée par le Sénat à la fin du mois, puis inscrite au Journal officiel le 9 octobre suivant. C’EST TWITTÉ Michèle Laroque @MicheleLaroque « La meilleure façon de se défendre est de ne pas imiter l’offenseur. » Marc Aurèle. Gerard Piqué @3gerardpique J’ai toujours rêvé de jouer attaquant ! ! Mais je n’avais pas assez de talent ! Imaginez Leo Messi, Suarez, Neymar et Piqué ! Wow ! ! Oxmo Puccino @oxmopuccino « C’est du rap sauce béchamel. Pour guérir les rêves de gosses de H.L.M. » #oxmovoixlactee Sarah M. Gellar @SarahMGellar Tu sais que tu es parent lorsque deux vols de cinq heures dans la journée te semblent être des vacances. #momlife S. TUMBELAKA/AFP BON À SAVOIR QUELLE DISTANCE PARCOURT-ON À PIED DANS SA VIE ? L’IMAGE TORTUES GÉNIALES Libérées, délivrées ! Ces tortues de mer ont été remises en liberté hier par la police maritime indonésienne sur une plage de Kuta, près de l’île de Denpasar. Au total, pas moins de 45 de ces reptiles avaient été saisis sur un bateau dans les eaux Singaraja lors d’une opération de police, le 16 septembre. Le trafic de tortues de mer est très répandu en Indonésie. SCANNEZ LA PAGE pour consulter les articles les plus lus SUR NOTRE SITE TÉLÉCHARGEZ LA NOUVELLE APPLI LES SIMPSON LA SÉPARATION D’HOMER ET MARGE CONFIRMÉE Marcher, monter des escaliers, piétiner… Même s’il a moins tendance à se déplacer à pied que ses ancêtres, un être humain d’aujourd’hui réalisera un peu plus de quatre tours du monde à pied tout au long de sa vie, soit environ 170 000 kilomètres. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), on effectue en moyenne environ 7 500 pas (chacun d’une longueur de 80 centimètres) par jour, soit environ 2 190 kilomètres par an. Mais, de nos jours, en raison d’activités toujours plus sédentaires, moins de la moitié des Français réalise ces 7 500 pas quotidiens, surtout parmi les 18-24 ans. Un vrai problème, car la sédentarité est le quatrième facteur de mortalité dans le monde, derrière l’hypertension, le tabagisme et le diabète. De son côté, l’OMS préconise pour la santé d’effectuer 10 000 pas journaliers, soit l’équivalent d’une distance de 8 kilomètres. Un chif fre atteint par seulement un Français sur quatre. CULTURE QUE SONT DEVENUS LES ANCIENS MEMBRES DU GROUPE DE RAP AMÉRICAIN N.W.A. ? DEMAIN DANS L’ACTU La fête de la bière, l’Oktoberfest, commencera à Munich, en Allemagne. Environ 6 millions de litres de boisson devraient être consommés jusqu’au 4 octobre. VIDÉO LE POINT LE PLUS BEAU ET LE PLUS DISPUTÉ DE L’HISTOIRE DU TENNIS DE TABLE a a F. DAVID/AFP SUPERSTOCK/SIPA L’HISTOIRE ELLE INVITE LA REINE À SON ANNIVERSAIRE Melissa Poll est dans les petits papiers de la Couronne. Cette Anglaise de 6 ans a récemment eu l’honneur de recevoir une lettre d’Elizabeth II, qu’elle avait invitée son anniversaire. La reine d’Angleterre a été émue par cette fillette, qui avait expliqué dans son courrier qu’elle avait été déçue de ne pas pouvoir visiter le palais de Buckingham lorsqu’elle était à Londres avec sa famille, en raison d’une grève du métro. La jeune sujette avait alors expliqué sa déconvenue et en avait profité pour saluer la longévité du règne de la monarque (plus de soixante-trois ans), lui proposant de venir assister à sa petite fête. Elle a reçu quelques jours après une lettre à en-tête royal, envoyée par l’assistante personnelle d’Elizabeth II, où il est notamment écrit  : « La reine a énormément apprécié votre gentillesse à son égard et vous souhaite un moment très agréable avec votre famille et vos amis le 27 septembre prochain. » De quoi donner le sourire à Melissa, même si elle sait de source directe que la reine ne viendra pas à son anniversaire. L. NEAL/AFP
ALEXANDRA DE CSABAY Editorial 5 WWW.DIRECTMATIN.FR N°1743 VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2015 MERCREDI 16 SEPTEMBRE Il ouvrait la porte d’entrée de son invraisemblable maison, à Garches, style Bauhaus, 1930, dont la plupart des pièces étaient encombrées de centaines de caisses d’archives, documents télévisés. N’oublions pas, en effet, qu’il inventa avec son Bienvenue, bien avant Le grand échiquier de Chancel, le format du talk-show avec invités multiculturels. La plupart des émissions actuelles dites de « flux » viennent de là, de Guy Béart. Il vous recevait, assis sur un vieux canapé aux zébrures ocre, fumant cigarette sur cigarette, à la chaîne, des Fine 120, superlongues, au parfum de Virginie. Il avait l’œil bleu céruléen et, dans la voix, cette sorte de poussière qui donnait comme un semblant de mélancolie à ses chansons et qui lui conférait un charme, ce « mystère qu’est le charme », comme l’écrivit Aragon. Sa disparition m’attriste et me conforte. Elle m’attriste parce que, comme toutes celles et ceux qui ont connu Béart et l’ont suivi pendant des décennies, allant chanter avec lui à l’Olympia ou ailleurs – car il vous entraînait dans ses mélodies et ses paroles  : « Qu’on est bien dans les bras », ou « En vertu des grands principes » –, je regrette son humour, son autodérision, la force de sa poésie – les bons poètes sont ceux qui, avec des mots très simples, fabriquent de la magie –, l’intérêt vif et parfois cruel qu’il portait pour l’actualité politique, les injustices, l’intolérance, sa détestation de la violence – qui prend, aujourd’hui, une valeur prémonitoire  : « A la guerre ils sont allés, A la guerre ils sont tombés. Apprendrons-nous un jour, Apprendrons-nous jamais ? » Mais cette disparition me conforte dans l’espoir et l’idée que l’on va, enfin, le reconnaître, le saluer, le redécouvrir. Il a LA SEMAINE DE PHILIPPE LABRO LA DISPARITION DE GUY, LA RENAISSANCE DE BÉART Philippe Labro est écrivain, cinéaste et journaliste. Chaque vendredi, pour « Direct Matin », il commente ce qu’il a vu, vécu et observé pendant la semaine. Un bloc-notes subjectif et libre. Chanteur, écrivain, poète, homme de télévision, Guy Béart a eu plusieurs vies, mais toujours la même mélancolie dans le regard. trop longtemps traversé une sorte de désert, on ne l’invitait plus nulle part, aucune de ses chansons ne passait sur aucune radio. Mais, avec son départ, il va rejoindre, désormais, le panthéon de nos ACI (auteurs, compositeurs, interprètes), les grands B (Brel, Brassens, Bécaud), et on éprouvera une violente nostalgie pour cet « art » qu’il défendit, chez Pivot, au cours d’Apostrophes devant Serge Gainsbourg, qui se trompait, ce soir-là, en déniant à la chanson son identité artistique. Guy parlait bien de la chanson. Je relis les phrases prononcées lors d’une longue interview qu’il m’avait accordée, chez lui  : « Une chanson doit pouvoir enchanter les enfants, séduire les femmes, et la part de femme qu’il y a en l’homme et la part d’homme qu’il y a chez la femme. Elle doit transmettre un message de contrebande, c’est-à-dire que ceux qui t’écoutent peuvent penser  : »Tiens, il a voulu dire autre chose, mais il nous laisse le soin de deviner.» » Cette rencontre eut lieu en 2010, il y a tout juste cinq ans, un 20 septembre. Dans la maison du poète, je voyais, en permanence, entre ses mains, une vieille Bible datant de 1937. Il me déclara qu’il n’éprouvait une pleine joie qu’en s’adonnant à la relecture de L’Ecclésiaste. J’allais le quitter, l’embrassant et le remerciant pour cet instant privilégié que je venais de vivre, mais aussi pour toutes ses mélodies que j’avais fait chanter à mes enfants (« La mer est en bleu entre deux rochers bruns, je l’aurais aimée en orange… »). Il me tendit sa Bible, ouverte sur un passage du Livre souligné au crayon rouge  : « J’ai tout vu au cours de ma vraie existence. Tel juste se prend pour la justice même, tel méchant prolonge ses jours par sa méchanceté. Ne sois pas juste à l’excès et ne sois pas sage outre mesure. Pourquoi travailler à ta propre ruine ? » Adieu Guy, bonjour à ta légende naissante. Philippe Labro Avec Georges Brassens, en 1963. S. SOUCHON/VISUAL PRESS AGENCY/ICON SPORT JEANNEAU/IP/STARFACE a



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :