CNews n°1198 7 déc 2012
CNews n°1198 7 déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1198 de 7 déc 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : L'Egypte au bord de l'embrasement

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Grand angle N°1198 VENDREDI 7 DÉCEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR HEURTS EN ÉGYPTE ENTRE OPPOSANTS ET PRO-MORSI LA TENSION MONTE D’UN CRAN Hier, au Caire, l’armée a mis en place des barricades de barbelés pour séparer pro et anti-Morsi, s’affrontant près du palais présidentiel. © H. AMMAR/AP/SIPA REPÈRES 22 novembre. MohamedMorsi place par décret ses décisions ainsi que la commission constituante à l’abri de tout recours en justice. L’opposition dénonce un coup de force. 30 novembre. Le projet de Constitution est adopté par la commission constituante, boycottée par l’opposition de gauche et laïque. 2 décembre. La Haute cour constitutionnelle rejoint la Cour de cassation et d’autres tribunaux dans une grève illimitée. 3 décembre. Le Conseil supérieur de la justice donne son accord pour superviser le référendum sur le projet de Constitution. 4 décembre. L’opposition manifeste devant le palais présidentiel. Le lendemain, des milliers de partisans des Frères musulmans interviennent pour les déloger. Le face-à-face entre l’opposition et les pro-Morsi a pris une tournure violente. L’armée est déployée autour du palais présidentiel. Devant les militaires postés sur les chars déployés aux abords de la présidence, des partisans du président MohamedMorsi brandissaient hier son portrait, triomphants. Sous la pression de l’armée, et après une nuit de violents affrontements avec les militants islamistes, les opposants qui campaient sur place depuis mardi avaient quitté le lieu, se rassemblant toutefois 300 mètres plus loin, scandant « le peuple veut la chute du régime ». Les pierres et bris de verre jonchant le sol témoignaient de la violence des combats qui ont opposé les deux camps toute la nuit. Des coups de feu ont même été échangés, sept manifestants ont été tués et on compte des centaines de blessés. Afin d’éviter de nouvelles échauffourées, l’armée a déployé un périmètre de sécurité autour de la présidence, plaçant des barricades de barbelés à environ 150 mètres du bâtiment. Mais le calme précaire qui régnait hier risquait d’être interrompu à tout moment par une nouvelle explosion de violence. Les islamistes en position de force Pourtant discrète ces derniers mois, l’armée a démontré sa fidélité au pouvoir en intervenant pour protéger le palais présidentiel. « Ce serait suicidaire pour l’armée de profiter de la situation en tentant un coup d’Etat, estime Frédéric Pichon, auteur de Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Puf). Les Frères musulmans semblent désormais en position de force pour imposer leur projet de Constitution, malgré les critiques de l’opposition qui estime le texte dangereux pour la laïcité et pour la démocratie. D’autant qu’ils restent soutenus par la majorité de la population. « La réforme du président Morsi est contestée essentiellement par la bourgeoisie et les médias, analyse Frédéric Pichon. Cela ne représente finalement pas beaucoup par rapport au poids électoral des Frères musulmans, notamment auprès des classes populaires. » L’opposition déterminée Hier, MohamedMorsi s’est exprimé à la télévision pour tenter d’enrayer la radicalisation du con flit. Le président a notamment invité l’opposition à participer à une réunion demain au palais présidentiel, mais n’a pas voulu reculer. Le leader de la contestation, MohamedEl- Baradei, a répété il n’accepterait de dialoguer que lorsque le décret élargissant les pouvoirs présidentiels aura été annulé et l’annulation du référendum prononcée. « Nous som mes à un tournant, estime Frédéric Pichon. Tout va dépendre maintenant de l’attitude de l’armée et du président Morsi, et des consignes de modération que ce dernier enverra à ses partisans. » • Sur Le décryptage du spécialiste de la région, Frédéric Pichon. Réactions William Hague Hillary Clinton « Nous exhortons toutes les parties à résoudre leurs différences par le dialogue qui permettra à tous d’être entendus », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères. « Les troubles auxquels nous assistons actuellement (…) démontrent la nécessité urgente d’un dialogue », a estimé la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton. © A. BURTON/GETTY/AFP © J. THYS/AFP © K. KUDRYAVTSEV/AFP Catherine Ashton « Il est de la plus haute importance que l’Egypte poursuive la transition démocratique engagée et que la confiance (…) soit restaurée », a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.



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