CNews n°1196 5 déc 2012
CNews n°1196 5 déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1196 de 5 déc 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : Arnaques fléau du web

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Grand angle N°1196 MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR HUIT FRANÇAIS SUR DIX DÉJÀ CONFRONTÉS AU PHÉNOMÈNE WEB : GARE AUX ARNAQUES À SURVEILLER Les mots de passe. Ils doivent être complexes, composés de lettres en majuscule et en minuscule et de chiffres. A éviter, donc, les prénoms, noms et dates de naissance. Renouvelés régulièrement, les mots de passe doivent être différents pour chaque interface. La sécurité du paiement. Les achats doivent être effectués sur des sites connus, qui ne sont pas la cible de mauvais commentaires sur les forums. Au moment du paiement, un cadenas fermé doit être visible à l’écran, signe que la saisie d’informations est sécurisée. La provenance des mails. La méfiance est la meilleure arme contre les e-mails malveillants. La syntaxe du texte et le vocabulaire utilisé doivent éveiller les soupçons. Pour les signaler, le ministère de l’Intérieur recommande le site www.signal-spam.fr. 77% des Français ont déjà été confrontés à une fraude sur Internet ou à une tentative, selon un sondage exclusif CSA pour « Direct Matin ». Un internaute croit, de bonne foi, fournir ses coordonnées personnelles à sa banque, envoie un acompte pour recevoir la cagnotte d’une loterie, ou pense surfer tranquillement sur un site administratif officiel. Sans le savoir, il vient de tomber dans un piège tendu par un escroc sur la Toile. Selon un sondage CSA publié aujourd’hui, plus des trois quarts (77%) des Français interrogés déclarent avoir déjà été confrontés à une arnaque ou une tentative d’arnaque sur Internet. Dans les faits, ils ont soit reçu un e-mail frauduleux et/ou été victime d’une utilisation illicite de leur carte bancaire sur le Net. Proie de choix pour les malfrats, donc, la précieuse carte bleue. Plus d’une personne sur dix (11%) a déjà été victime de son utilisation frauduleuse sur Internet. Pour agir, les pirates utilisent notamment le fait que le code secret d’un acheteur n’est pas nécessaire lors d’une acquisition sur le Net. Ils fouillent dans les boîtes e-mail à la recherche d’un RIB échangé lors d’une conversation privée, ou piochent directement dans les serveurs des commerçants. Mais la plupart du temps, « le numéro de la carte a été récupéré en amont, par exemple par un serveur dans un restaurant au moment de payer la note, par une caissière ou à la pompe à essence », explique Cyril Brosset, spécialiste des arnaques sur Internet à l’UFC Que Choisir. Du faux message de la banque au faux héritage Autre forme massive de ces actes malveillants, les e-mails frauduleux. Près de trois Français sur quatre (72%) en ont déjà été la cible. Les formes sont diverses, du faux message émanant de la banque ou d’une administration, logos à l’appui, en passant par l’attractif appel à l’aide pour toucher un important héritage à l’étranger. Le but est à « Les Français les plus âgés n’ont pas l’expérience nécessaire pour se méfier. » Yves-Marie Cann, de CSA chaque fois le même pour les malfaiteurs du Web : inciter les internautes à donner leurs informations personnelles, pour les réutiliser ensuite. Dans le détail, ce sont les travailleurs cadres (80%) qui sont les plus sollicités par ces e-mails, à l’inverse des ouvriers (65%). Un décalage qui s’explique par la forte consommation d’Internet des CSP+, selon Yves-Marie Cann, directeur d’études chez CSA. Davantage connectés, et donc plus enclins à partager des informations personnelles, ils sont, de fait, les plus ciblés. Une simple visite d’un profil Viadeo ou d’une page Facebook permet ainsi de récupérer en quelques clics nom, prénom, date de naissance, voire adresse. Une personne sur cinq est déjà tombée dans le panneau Mais si les ficelles de ces messages ont beau parfois être un peu grosses, ils sont néanmoins d’une efficacité troublante : 21% des personnes interrogées avouent avoir déjà fourni volontairement leurs coordonnées personnelles. L’âge joue un rôle important parmi les victimes de cette pêche illégale aux informations. Les 18-24 ans ne sont que 14% à s’être déjà fait piéger, les 25-34 ans 17%. Une proportion qui grimpe à 25% pour les 65 ans et plus. « On a d’un côté ce que l’on appelle la génération des Digital Natives, les moins de 35 ans, qui maîtrisent les codes et les usages d’Internet, explique Yves-Marie Cann. De l’autre, les Français les plus âgés, qui sont souvent de récents arrivants sur le Net, et qui n’ont donc pas l’expérience nécessaire pour se méfier ». Cyril Brosset abonde dans ce sens. Pour lui, « les malfaiteurs ratissent le plus large possible, mais les seniors sont moins habitués à I’Internet, sont moins méfiants et se livrent par conséquent plus facilement ». Une aubaine de plus pour les cybermalfaiteurs, contre qui l’arme la plus efficace reste la prudence. Car ce qui paraît improbable et donc douteux au quotidien l’est tout autant sur la Toile, soulignent les deux spécialistes.• Sur ou en flashant ce code Le décryptage complet de Cyril Brosset, spécialiste d’Internet pour l’association UFC Que Choisir.
C’est grâce à vous ! Vous êtes près de 2,9 millions Merci d’être de plus en plus nombreux chaque jour. L’application mobile de Direct Matin est disponible sur directmatin.fr *Étude ONE 2011-2012, 2 824 000 lecteurs LNM individus 15 ans et +



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