Direct Matin n°1196 5 déc 2012
Direct Matin n°1196 5 déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1196 de 5 déc 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : Arnaques fléau du web

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 Cinéma N°1196 MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR DRAME TROIS RENCONTRES AUX CONSÉQUENCES INATTENDUES Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux. C’est le temps de l’amour et de l’insouciance pour les trois protagonistes. Personne n’aurait dû se rencontrer. Juliette (Clotilde Hesme) poursuit des études de médecine, Véra (Arta Dobroshi) mène une vie de sanspapiers. Ni l’une ni l’autre ne pensaient partager des moments ensemble dans une chambre d’hôpital. Jusqu’au jour où le destin met sur leur route Alain, surnommé Al (Raphaël Personnaz). Ce jeune homme à qui tout profite – un poste de directeur, un mariage somptueux avec la fille du patron – voit sa vie basculer un soir de débauche en renversant et tuant un piéton. Son délit de fuite aurait pu rester sans suite, mais Juliette, témoin de la scène, s’insurge face à tant de lâcheté tandis que Véra tente de surmonter la perte de son mari. Dans sa chute, Al perd pied, devenant voleur, menteur pour survivre. Le temps de l’innocence est révolu. Comme dans Partir, son précédent long-métrage, Catherine Corsini affirme avoir voulu « parler d’un monde dans lequel on pense que tout peut se monnayer ». Si le film ne répond pas vraiment à la question qu’il soulève, – à savoir l’argent peut-il racheter une faute ?, – la réalisatrice aura réussi à faire appel aux sentiments que chaque être humain garde au plus profond de lui, comme la morale, la culpabilité ou le courage.• Trois mondes, de Catherine Corsini. En salles. © PYRAMIDE Clotilde Hesme et Raphaël Personnaz. © HASSEN BRAHITI En bref « LES MISÉRABLES » FAVORI DES OSCARS Alors que Lincoln, le film de Steven Spielberg, partait favori des Oscars, une projection publique des Misérables à New York semble changer la donne. Réalisée par Tom Hooper, récompensé par quatre statuettes pour Le discours d’un ro il y a deux ans, cette comédie musicale adaptée du musical de Broadway a ému aux larmes de très nombreux spectateurs. Elle est interprétée notamment par Hugh Jackman dans le rôle de Jean Valjean, héros du roman de Victor Hugo. MATTHIAS SHOENAERTS PREND DU GALON Révélé par De rouille et d’os, Matthias Shoenaerts enchaîne les projets alléchants. On le verra prochainement dans Blood Ties, le nouveau film de Guillaume Canet, L’acteur belge a en outre reçu confirmation pour être le complice à l’écran de Michelle Williams dans Suite française, l’adaptation du roman d’Irène Némirovsky par Saul Dibb (The Duchess). AU MAC-MAHON LES FILLES DU GANGE Harriet, Valérie et Mélanie sont amies et grandissent dans la région de Calcutta sur les rives du Gange. Un jour, elles font la connaissance de leur nouveau voisin, le capitaine John, et en tombent immédiatement amoureuses. Premier film de Renoir en couleurs et dernier de sa période américaine, Le fleuve a été tourné en Inde. Proposée cette semaine au Mac-Mahon (Paris 17 e) , cette fresque romantique et raffinée prodigue une beauté sans pareille que les spectateurs pourront découvrir dans sa version restaurée.• Le fleuve, de Jean Renoir, du 7 au 10 décembre, www.cinemamacmahon.com. Le premier film couleur de Jean Renoir. © CARLOTTA
Culture WWW.DIRECTMATIN.FR N°1196 MERCREDI 5 DÉCEMBRE 2012 25 SOPHIE EDELSTEIN, DIRECTRICE ARTISTIQUE DE PINDER « LE CIRQUE DOIT RESTER MAGIQUE » Le cirque, elle l’a dans le sang. Depuis son plus jeune âge – son père, Gilbert, rachète le cirque Pinder en 1983 –, Sophie Edelstein a grandi au milieu de la piste et en connaît mieux que personne tous les recoins. Alors que le chapiteau présente au public son nouveau spectacle, Noël à Cuba, l’atout charme de la compagnie se partagera à nouveau entre son rôle de directrice artistique et celui d’illusionniste sur scène. Une double casquette qu’elle utilise pour apporter sa touche personnelle. Comment cumulezvous ces rôles ? Je porte une double casquette en composant le spectacle et en y participant. Je veille à son bon déroulement pour que l’alchimie se produise entre numéros et public. L’enchaînement est primordial, certains animaux ne peuvent pas se croiser, les temps morts étant exclus comme dans mon numéro de grandes illusions. Quel est votre travail de directrice artistique ? Pour Paris, j’ai apporté ma touche personnelle. Mon rôle est de changer si besoin est la musique, la lumière, ou les costumes, comme pour Miss Dolores dans son numéro de tissu aérien, afin de la mettre en valeur. J’engage aussi des artistes, comme cette année The Queen Sheba Girls, sept contorsionnistes venues d’Ethiopie pour la première fois en Europe. Je suis attentive au public et à l’avis des professionnels. La critique est toujours bonne à prendre pour avancer. « La critique est toujours bonne à prendre pour avancer. » Sophie Edelstein veille à la qualité du spectacle et donne un numéro d’illusionniste. Comment définiriez-vous le cirque Pinder ? C’est un cirque traditionnel mais traditionnel ne veut pas dire ringard. Il y aura toujours des animaux, comme les éléphants qui signent leur grand retour, des clowns, des trapézistes. Le public attend cela. Mais on peut très bien présenter d’autres disciplines, comme les illusions. Pouvez-vous nous parler de votre numéro ? C’est un numéro compliqué à exécuter car les spectateurs sont partout. Il faut donc s’adapter au lieu afin que le public soit bluffé. Une fois mon matériel installé, j’enchaîne une dizaine de grandes illusions avec autour de moi cinq danseurs venus tout droit de Las Vegas. Quelles illusions offrez-vous ? Ce n’est pas un numéro qui se raconte, il faut le vivre. Si je vous dis que je rétrécis des gens et réalise des apparitions et disparitions, je retire une part de rêve. Le cirque doit rester un mystère.• Noël à Cuba, au Cirque Pinder jusqu’au 13 janvier, pelouse de Reuilly, Paris 12e. Réservations : http:Ilcirquepinder.com PINDER EN 2012 158 ans d’existence. 650 représentations seront assurées dans plus de 150 villes. 30 artistes défilent sur la piste, accompagnés de cent animaux de cirque. 12 numéros sont présentés par soir pour un show d’une durée de 2h30. 5 000 spectateurs accueillis chaque soirée à Paris. Sur L’intégralité de l’interview de la directrice artistique Sophie Edelstein. © CAPAMN/SIPA © CIRQUE PINDER/PARIS TROIS VALEURS SÛRES DU CIRQUE SUR LA PISTE LES ACROBATES S’envoyer en l’air, la troupe Los Diabolitos Cubanos ne pense qu’à cela. Ces six artistes cubains, qui travaillent ensemble depuis trois ans, font tourner la tête de tous ceux qui tentent de les suivre dans leurs enchaînements. Impressionnants à la barre russe, spectaculaires à la bascule, leurs numéros sont si bien rodés que ces petits diables réalisent deux prestations durant le spectacle. Ils représentent la touche locale du Noël à Cuba présenté par Pinder. © CIRQUE PINDER/PARIS LES ÉLÉPHANTS Chères au cœur de Sophie Edelstein (qui a commencé avec elles sa carrière de dresseuse), les éléphantes Sabah et Delhi signent cette année leur grand retour sur la piste. Ces mascottes de la troupe sont présentées par Michael Brady, dont l’attention portée à ces pachydermes force le respect de toute l’assistance. Difficile de ne pas succomber face aux huit tonnes de prouesse de ses éléphantes d’Asie. © CIRQUE PINDER/PARIS LES CLOWNS Coqueluches des enfants, les clowns sont essentiels au cirque traditionnel. Ici, ce sont les Cardinali qui font le show. Ils sont trois : le père, la mère et le fils. Chez cette famille de nationalité portugaise, faire le clown est une tradition qui se transmet depuis déjà cinq générations. Leurs numéros et pitreries, en perpétuelle évolution, s’accordent toujours pour se mettre à la portée du grand public et satisfaire toutes les générations.



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