Direct Matin n°1194 3 déc 2012
Direct Matin n°1194 3 déc 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1194 de 3 déc 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : L'Egypte coupée en deux

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 N°1194 LUNDI 3 DÉCEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR France COPÉ PROPOSE UN RÉFÉRENDUM… QUE FILLON REJETTE LE BLOCAGE TOUJOURS ET ENCORE Retour à la case départ. A la veille de la fin de l’ultimatum lancé par Nicolas Sarkozy pour trouver un accord à la crise qui dure depuis deux semaines, c’est toujours le blocage à l’UMP. Pourtant hier matin, Luc Chatel, proche de Jean-François Copé, avait semblé faire un pas en demandant dans le JDD qu’on redonne la parole aux militants. En fin d’après-midi, le président contesté du parti a fait sienne cette proposition, mais d’une manière difficile à concilier avec les exigences du camp Fillon. Le députémaire de Meaux a proposé un référendum en janvier prochain pour changer les statuts du parti et organiser une nouvelle élection… mais en 2014. Jean- François Copé accepterait d’écourter son mandat d’un an, ajoutant que le président élu dans deux ans devrait, selon lui, renoncer à la présidentielle de 2017. « Organiser une nouvelle élection avant les municipales serait une folie », a-t-il justifié lors d’un meeting à Nancy. Fillon demande la réunion de la commission des sages Sans surprise, les fillonistes ont trouvé cette échéance « trop lointaine ». Dans © K. TRIBOUILLARD/AFP Jean-François Copé, le 27 novembre, et François Fillon, hier à Royaumont (Val-d’Oise). © F. DUFOUR/AFP RÉACTIONS Eric Woerth. « Il faut arrêter de casser l’UMP et revoter dès après le référendum. Sinon la mise en place d’une direction provisoire est indispensable », a lancé l’ancien ministre filloniste. Jean-Pierre Raffarin. « L’avancée de Copé devrait permettre (…) le dialogue, seule voie raisonnable de sortie de crise à l’UMP », a déclaré l’ex-Premier ministre copéiste. Benoist Apparu. « La solution d’un nouveau vote et du retrait du groupe UMP progresse pour sortir de la crise. Reste le plus dur, s’accorder sur les détails », redoute l’ancien ministre non-aligné. un communiqué publié juste après le discours de son rival, François Fillon s’est « félicité du consensus autour du principe d’un nouveau vote », mais il a réclamé que celui-ci « ait lieu dans les plus brefs délais ». Il a également proposé la réunion dès aujourd’hui de la commission des sages de l’UMP, qui regroupe les anciens dirigeants du parti, dont Nicolas Sarkozy, si ce dernier le souhaite. « Elle devra étudier les modalités dans lesquelles un nouveau vote peut avoir lieu rapidement ainsi qu’une réflexion sur la révision des statuts », précise François Fillon. Ce n’était pas vraiment la réponse attendue par Jean-François Copé. « Il ne sera pas dit que je n’aurai pas fait preuve d’un grand esprit d’ouverture. Je regrette de ne pas être entendu », a-t-il réagi. Les deux hommes ont fait savoir hier soir qu’ils étaient prêts à se rencontrer aujourd’hui.• Sur Pourquoi l’ultimatum lancé par Nicolas Sarkozy court jusqu’à demain.
WWW.DIRECTMATIN.FR N°1194 LUNDI 3 DÉCEMBRE 2012 France 11 AVENIR DU SITE DE FLORANGE MONTEBOURG FRAGILISÉ Le ministre du Redressement productif avec les salariés d’ArcelorMittal, vendredi. Touché, mais pas coulé. C’est le message qu’a laissé entendre samedi soir Arnaud Montebourg sur TF1. Dans le journal de 20h, le ministre du Redressement productif a écarté toute idée de démission : « J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat. » Avant de promettre que la nationalisation restait « une arme sur la table » si le groupe Mittal ne respectait pas ses engagements. Le ministre a mis les choses au point alors qu’il est dans la tourmente depuis l’annonce, vendredi, d’un compromis entre le gouvernement et ArcelorMittal. Sa solution d’une nationalisation temporaire de Florange n’a pas été retenue. Et son annonce d’un repreneur prêt à investir 400 millions d’euros dans le site de Florange a été balayée par l’entourage du Premier ministre, la jugeant « pas crédible ». Depuis, Jean-Marc Ayrault a justifié le rôle de son ministre dans le dossier Florange. Hier, dans une interview au Républicain lorrain, il a salué la méthode Montebourg. Pour obtenir des concessions du sidérurgiste, « il fallait hausser le ton. Arnaud Montebourg l’a fait », a-t-il déclaré.• © F. DUFOUR/AFP En bref DES TAGS INSCRITS SUR LA VITRINE D’UNE PIZZERIA CASHER Des tags ont été inscrits dans la nuit de samedi à dimanche sur la vitrine d’une pizzeria casher à Sarcelles (Val-d’Oise), a-t-on appris hier. C’est le propriétaire qui a donné l’alerte. Une fois sur place, la police a constaté « cinq tags dont un qui ressemble légèrement à une croix gammée ». Une importante communauté juive vit dans ce quartier. Elle avait subi un attentat le 19 septembre contre une épicerie casher située à quelques centaines de mètres de la pizzeria. « LE CHINOIS », FIGURE DU MILIEU MARSEILLAIS, ÉCROUÉ Raymond Mihière, dit « Le Chinois », a été écroué vendredi pour trafic de cocaïne entre la France et l’Amérique du Sud, a-t-on appris ce week-end. Agé de 61 ans, cette figure du grand banditisme marseillais avait été arrêtée la semaine dernière à Coudray (Eure-et-Loire). Au total, neuf personnes ont été mises en examen dans cette affaire. PRIMAIRE AU PS NOTE SALÉE POUR ROYAL Au départ, ils ne devaient toucher que 50 000 euros. Les candidats à la primaire socialiste de l’automne 2011 ont été plus gourmands, croit savoir Le Parisien. Le quotidien a révélé hier que c’est Ségolène Royal qui a coûté le plus cher au Parti socialiste. Pas moins de 180 000 euros de frais de campagne lui ont été remboursés. Martine Aubry arrive ensuite avec 125 000 euros, devant Manuel Valls (80 000) et Arnaud Montebourg (67 000). Seul François Hollande, vainqueur de l’élection, est resté dans les clous malgré une campagne à 730 000 euros. Selon le quotidien, ses réseaux issus de l’ENA et d’HEC lui ont permis de récolter cette somme.• Ségolène Royal a coûté cher au parti. © T. CAMUS/AP/SIPA



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