CNews n°1191 28 nov 2012
CNews n°1191 28 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1191 de 28 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : UMP : une timide éclaircie

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Grand angle N°1191 MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR COPÉ ET FILLON D’ACCORD POUR CONSULTER LES MILITANTS LÉGÈRE ACCALMIE À L’UMP LE FILM DE LA JOURNÉE © WITT/SIPA 8h15. Sur France Info, Jean- François Copé assure que « l’heure n’est pas à revoter tout de suite ». 11h. Après une réunion avec ses partisans, François Fillon annonce la constitution d’un groupe parallèle à l’Assemblée (RUMP) en attendant une nouvelle élection. 14h15. A l’initiative de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et François Fillon se rencontrent à l’Assemblée nationale. 16h45. Copé fait part de sa proposition d’organiser un référendum et adresse ses conditions à Fillon, notamment le retrait de son groupe à l’Assemblée. 17h15. Le camp Fillon annonce que les statuts du RUMP seront déposés dans la soirée à l’Assemblée. 18h25. François Fillon accepte l’idée d’un référendum, mais fixe ses conditions, dont une direction collégiale pour le parti. Si la tendance était hier au dégel, les divergences sur l’organisation d’un vote validant ou non l’élection, demeuraient tenaces. Demander aux militants, par référendum, s’ils veulent une nouvelle élection du président de l’UMP. Tel est le scénario d’une sortie de crise. Et si l’UMP voyait enfin le bout du tunnel ? L’hypothèse n’est plus à exclure à l’issue d’une nouvelle journée à rebondissements. François Fillon et Jean-François Copé semblaient en passe de trouver un accord hier soir sur l’organisation d’un référendum. Avant fin janvier, les adhérents pourraient avoir à répondre à la question : souhaitez-vous, oui ou non, une nouvelle élection pour la présidence de l’UMP ? Les deux rivaux se sont rencontrés Ce dégel très timide des relations entre les deux camps, salué par tous, est le fruit de la médiation de Nicolas Sarkozy qui a décidé de sortir de sa réserve (sans le faire publiquement) pour trouver une issue à cette guerre fratricide ; au risque d’enfreindre le devoir de réserve qui doit être le sien en tant que membre du Conseil constitutionnel. « Il est excédé par tout ce qui se passe et il va probablement prendre un certain nombre d’initiatives après avoir réfléchi », avait prévenu le député filloniste David Douillet au sortir d’une conversation téléphonique avec l’ancien chef de l’Etat. Ce dernier s’est donc entretenu avec les deux protagonistes pour leur demander de se rencontrer au plus vite. « Tout est préférable à une scission », a fait savoir à l’AFP l’entourage de M. Sarkozy. Entre 14h15 et 15h hier, Jean-François Copé a donc reçu François Fillon dans son bureau de l’Assemblée nationale. A l’issue de cet entretien, le président contesté de l’UMP a proposé à son rival l’idée soufflée par l’ex-Président d’organiser ce référendum. Mais un point de friction subsiste : l’encadrement du scrutin pour qu’il se déroule dans un climat apaisé sans risque pour sa régularité. D’âpres négociations Dans une lettre adressée à M. Copé, M. Fillon demande la mise en place immédiate d’une « direction collégiale » de l’UMP et d’une commission indépendante pour contrôler les opérations de vote. Il souhaite aussi, qu’en cas de victoire du « oui », la nouvelle élection du président se tienne avant fin février 2013. Mais il ne répond pas aux deux conditions posées par Jean-François Copé : abandonner toute idée de recours en justice et ne pas faire sécession à l’Assemblée. Car dans la matinée, l’ex-Premier ministre avait joué son va-tout en rassemblant les parlementaires qui lui sont proches. Près de 70 sur les 190 membres du groupe UMP ont décidé de créer un groupe parallèle : le Rassemblement-UMP. Les statuts de ce groupe ont été déposés dans la soirée sur le bureau du président de l’Assemblée. « Ce groupe sera transitoire. Nous réintégrerons l’UMP quand nous serons satisfaits, c’est-à-dire assurés que les militants auront à nouveau la parole », a ajouté le filloniste Eric Ciotti. Tard dans la soirée, Jean-François Copé n’avait toujours pas répondu aux propositions de son rival. La crise n’est pas encore tout à fait terminée.• Réactions Bruno Le Maire NKM « Je soutiens l’idée d’un référendum pour sortir de la situation de crise actuelle et retrouver l’unité de notre famille politique », a réagi le député non-aligné de l’Eure qui n’avait pu se présenter faute de parrainages. « Ce sont les militants qui détiennent la légitimité. Maintenant qu’on est passé à travers les affres de cette élection, on doit être en condition d’organiser un référendum », s’est félicitée la députée (non-alignée). ©L. BONAVENTURE/AFP © T. SAMSON/AFP © N. TUCAT/AFP Alain Juppé « Je suis heureux d’avoir préparé le terrain. Je suis favorable à un référendum et à un nouveau vote. Je veux une sortie de crise », a exhorté l’ancien Premier ministre dont la médiation a échoué dimanche.



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