CNews n°1191 28 nov 2012
CNews n°1191 28 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1191 de 28 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : UMP : une timide éclaircie

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 N°1191 MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR France MICHEL SAPIN DÉFEND LES ÉLECTIONS SYNDICALES AU SEIN DES TPE « UN DROIT NOUVEAU POUR EUX » Dans une actualité sociale char gée, Michel Sapin, le ministre du Travail, s’investit personnellement dans un dossier inédit : celui des élections professionnelles pour les salariés des TPE (Très petites entreprises) et les employés à domicile. 4,6 millions de personnes sont concernées par ce scrutin qui se déroule à partir d’aujourd’hui jusqu’au 12 décembre. Un rendez-vous crucial pour Michel Sapin, car il peut permettre de renforcer le dialogue social. Pour la première fois, les employés à domicile et des TPE vont élire des syndicats. Etait-ce nécessaire ? Pour les salariés concernés, c’est la garantie d’une meilleure protection. Jus - qu’à présent, ils ne participaient pas au choix du syndicat qui négociait pour eux leur temps de travail, leurs congés, leur grille de salaire, etc. Maintenant, ils vont pouvoir choisir qui les représentera. Les salariés à domicile et de TPE ont besoin de se sentir des salariés comme les autres. Ces élections sont aussi un test pour les syndicats ? Effectivement, en s’appuyant sur le vote des salariés eux-mêmes dans les entreprises mais aussi désormais dans les très petites, elles gagneront en légitimité. Aujourd’hui, le rôle des syndicats n’est pas assez valorisé. Pour que le dialogue social soit riche, nous avons besoin dans notre pays de syndicats forts. Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social. Les syndicats redoutent une faible participation… C’est vrai qu’il y a un risque. D’abord, parce que c’est un nouveau scrutin, une première. Ces salariés sont aussi très éparpillés sur le territoire. Mais, il faut bien comprendre que c’est un droit nouveau pour eux. Le Medef veut plus de flexibilité du marché du travail. Est-ce légitime en temps de crise ? Il ne faut pas se braquer sur les mots comme celui de « flexibilité ». Ce ne sont pas les mots utilisés qui comptent. C’est une négociation. L’accord doit être le résultat d’un compromis. Je n’ai qu’une exigence : que tous les points soient traités pour que l’accord soit réellement à la hauteur des enjeux. Faire du CDI un principe, et non une exception. Mieux anticiper les situations de crise en entreprise, et revoir les modalités de licenciement économique qui ne sont bonnes pour personne aujourd’hui. Si la négociation n’aboutit pas à temps, laisserez-vous plus de temps aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord ? La meilleure loi sera celle qui transcrit un accord des partenaires sociaux. Mais, s’il n’y a pas d’accord, il y aura une loi, le gouvernement l’a dit depuis le début. © A. REAU POUR DIRECT MATIN LE SCRUTIN, MODE D’EMPLOI Qui ? 4,6 millions de salariés à domicile et en TPE (moins de 11 salariés) sont appelés à voter. Comment ? Par courrier grâce au matériel de vote reçu par les inscrits et sur Internet (www.electiontpe.travail.gouv.fr) Quand ? Le scrutin se déroule à partir d’aujourd’hui et se termine le 12 décembre. Quels choix ? Les électeurs votent pour des listes et non des personnes. Il y a neuf syndicats au niveau national et une trentaine au niveau régional. Les chiffres du chômage sont mauvais en octobre. Face à cela, maintenez-vous le cap d’une inversion de tendance fin 2013 ? Ce cap est nécessaire, c’est lui qui nous mobilise. Les mesures d’urgence existent, ce sont les 150 000 emplois d’avenir que nous mettons en place depuis le 1 er novembre. Puis viendront les contrats de génération, dont le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 12 décembre.• Sur L’intégralité de l’interview de Michel Sapin, ministre du Travail et de l’Emploi. © J. DEMARTHON/AFP LE NOMBRE DE DEMANDEURS D’EMPLOI A AUGMENTÉ DE 1,5% EN OCTOBRE DIX-HUIT MOIS CONSÉCUTIFS DE HAUSSE DU CHÔMAGE Pôle Emploi avait déjà enregistré en septembre la plus forte augmentation depuis 2009. La courbe du chômage a encore grimpé. Pour le 18 e mois consécutif, le nombre de chômeurs a augmenté en octobre – de 1,5% par rapport à septembre et de 10,6% sur un an – selon les chiffres publiés hier par Pôle Emploi et le ministère du Travail. 45 400 nouveaux demandeurs d’emplois sans activité se sont inscrits sur les listes de Pôle Emploi. A la fin du mois d’octobre, on comptait 3 103 300 demandeurs d’emplois en France métropolitaine. Une tendance que Michel Sapin avait anticipée dimanche. « Lors que la machine à créer du chôma ge est lancée, elle ne s’arrête pas du jour au lendemain », a-t-il expliqué. Déjà en septembre, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi avait connu sa plus forte augmentation depuis avril 2009. La dégradation du marché de l’emploi est donc appelée à durer. Le 13 novembre, lors de sa conférence de presse à l’Elysée, François Hollande avait annoncé une « hausse continue du chômage pendant un an ». Le gouvernement maintient son objectif affiché d’inverser la courbe d’ici à fin 2013. Pour y parvenir, il mise sur trois chantiers. Première « mesure d’urgence », les emplois d’avenir, en faveur des jeunes peu ou pas qualifiés, sont opérationnels depuis le 1 er novembre. 100 000 contrats devraient être signés en 2013. Deuxième levier, le projet de loi sur les contrats de génération (pour encourager l’embau - che de jeunes et le maintien en activité des seniors) sera votée en 2013. Enfin, dernier chantier, la réforme du marché du travail, entre les mains des partenaires sociaux. Des mesures qui « n’ont pu encore produire les premiers effets », rappelle Michel Sapin.•
WWW.DIRECTMATIN.FR N°1191 MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 France 13 LE PDG REÇU À L’ÉLYSÉE MITTAL SOUS PRESSION Lakshmi Mitall, président d’ArcelorMittal. © REX/SIPA Le rendez-vous s’annonçait délicat. Sur fond de tension entre le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et ArcelorMittal, François Hollande rencontrait hier le PDG du groupe indien pour évoquer l’avenir de Florange. Le président devait notamment discuter avec Lakshmi Mittal de l’hypothèse de la nationalisation du site sidérurgique mosellan, le groupe refusant de vendre la totalité de Florange. Or, selon le gouvernement, des repreneurs se sont manifestés mais pour un périmètre plus large que la partie mise en vente, c’est-à-dire la filière chaude.ll y a deux jours, Arnaud Montebourg a évoqué la possibilité de contraindre ArcelorMittal à céder tout le site au gouvernement à l’aide d’une loi afin de le revendre ensuite à de potentiels repreneurs. La menace de ce scénario vise surtout à mettre la pression sur le groupe indien. A la sortie de leur entretien, François Hollande a exprimé son souhait de voir les discussions se poursuivre « jusqu’au terme du délai qui avait été convenu pour trouver un éventuel repreneur », fixé à samedi.• En bref LES FRANÇAIS INQUIETS POUR LEUR RETRAITE Les Français restent inquiets de ce qu’ils toucheront à la retraite et s’en soucient de plus en plus tôt, selon une étude du cabinet Deloitte présentée hier. Ainsi, en l’espace d’un an, la proportion d’actifs âgés de 25 à 44 ans disant se préoccuper de leur retraite a bondi de 10%, passant de 34 à 44%. Par ailleurs, 40% des sondés privilégient l’épargne financière individuelle alors qu’ils ne sont que 14% à compter sur les pensions qui leur seront versées. AYRAULT ÉVOQUE LA CSG POUR FINANCER LA DÉPENDANCE Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, explique dans l’hebdomadaire Le Point à paraître demain que le gouvernement « réserve » la CSG à des dossiers comme la dépendance. Pendant un temps, cette piste avait été évoquée pour financer le pacte de compétitivité. Début novembre, plusieurs mesures – un crédit d’impôt de vingt milliards en faveur des entreprises et des modifications de taux de TVA – avaient été annoncées. CFDT PASSATION DE POUVOIR Une page se tourne à la CFDT. Laurent Berger va officiellement succéder à François Chérèque, lors de l’assemblée générale du syndicat, ce soir, à Paris. Après dix ans à la tête de la CFDT, François Chérèque avait annoncé en septembre dernier son départ. Le choix de Laurent Berger a été consensuel. En mars, sa nomination comme numéro 2 de la centrale en a fait le successeur désigné de François Chérèque, qui l’apprécie et qui l’avait choisi comme dauphin. A 44 ans, ce permanent syndical depuis plus de dix ans, spécialiste des questions d’emploi, entend suivre les pas de son mentor sur la voie du syndicalisme réformiste.• Laurent Berger et François Chérèque. © F. GUILLOT/AFP



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