Direct Matin n°1188 23 nov 2012
Direct Matin n°1188 23 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1188 de 23 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : Alain Juppé le démineur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Grand angle N°1188 VENDREDI 23 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR L’EX-PREMIER MINISTRE VA ARBITRER LE DUEL À L’UMP UN POMPIER NOMMÉ JUPPÉ Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon, le 3 mai dernier à Bordeaux. François Fillon et Jean-François Copé s’en remettent à Alain Juppé. Le maire de Bordeaux accepte de jouer le rôle de médiateur. Depuis dimanche, son nom avait été beaucoup cité. Finalement, Alain Juppé jouera le rôle de démineur dans la crise mortifère qui se déroule à l’UMP. Au lendemain de l’appel à la médiation lancé par François Fillon, Jean-François Copé a proposé à son tour le nom de l’ex-Premier ministre et actuel maire de Bordeaux. Il souhaitait en faire un « observateur » de la commission nationale des recours, chargée de recompter les voix de l’élection à la présidence. Finalement, sur proposition de sa part, Alain Juppé va prendre la tête d’une commission spéciale. Sa mission : annoncer dans moins de quinze jours le nom du président de l’UMP. Il devra pour cela recompter les bulletins, d’autant que la Cocoe a reconnu hier une erreur qui inverserait le résultat. La commission Juppé souveraine « Ce n’est plus la présidence de l’UMP qui est en cause, c’est l’existence même de l’UMP. Nous allons tout droit vers un éclatement », avait alerté Alain Juppé dans l’après-midi. Face à une situation « kafkaïenne », selon Jean-François Copé, le parti s’en remet donc aux talents de diplomate de l’ex-ministre des Affaires © J.-P. MULLER/AFP LES FAITS 12h15. Jean-François Copé annonce qu’il saisit la commission des recours. Il propose qu’Alain Juppé en soit un des observateurs. 13h50. Alain Juppé propose de présider une mission collégiale chargée de recompter les voix. François Fillon est d’accord. 14h. La Cocoe reconnaît avoir oublié de compter trois fédérations, ce qui pourrait « vraisemblablement » inverser le résultat. 16h15. Le camp Copé assure qu’il « acceptera le verdict » qui sera prononcé par Juppé après examen par la commission des recours. 19h45. La commission nationale des recours annonce qu’elle se réunira dimanche au siège de du parti pour réexaminer les résultats. 20h15. Le président de la Cocoe, Patrice Gélard, estime qu’il n’était pas possible de « savoir qui va gagner » avant les recomptages « dans 4 ou 5 fédérations » litigieuses. étrangères. Pour le politologue Thomas Guénolé, si l’on fait appel à lui, c’est surtout « parce qu’il est le plus ancien dans le grade le plus élevé et qu’il n’a aucune ambition pour 2017 ». Rappelant qu’il a été fondateur du parti (en 2002), François Fillon voit en lui « une personnalité incontestable à l’indépendance reconnue » et lui fait toute confiance pour proclamer les résultats. Les deux camps se sont engagés à les respecter. « Pas envie d’être président » Il n’est donc pas question à ce stade qu’Alain Juppé devienne président par intérim, comme l’avait suggéré François Fillon mercredi soir et comme certains l’avaient réclamé avant l’été. « Son élection serait une solution consensuelle pour éviter une cohabitation interne à l’UMP, entre partisans de Fillon et partisans de Copé », prophétisait le sénateur Philippe Bas. Aujourd’hui, le principal intéressé n’y est pas favorable. « Je n’attends rien, ne demande rien. Je n’ai pas envie d’être président de l’UMP », assure Alain Juppé. Reste l’hypothèse d’une direction collégiale autour du maire de Bordeaux qui s’imposerait en cas de crise de longue durée. « Il faudrait alors un triumvirat avec Alain Juppé dans le rôle du catalyseur de l’association Copé-Fillon. Tous les militants seraient contents et cela permettrait à toutes les sensibilités de pouvoir s’exprimer », estime Thomas Guénolé. Estce possible après un tel déchirement ? « On ne peut pas exclure que les gens se comportent de manière intelligente », veut croire le politologue.• Sur Le décryptage du politologue et consultant politique Thomas Guénolé. Réactions Michèle Tabarot NKM « Le scénario intéressant, c’est d’avoir la commission des recours qui examine les résultats, puis Alain Juppé, qui examine ces travaux et travaille pour annoncer les résultats », explique cette copéiste. « Cette proposition d’Alain Juppé, c’est le premier motif d’espérance depuis trois jours. C’est le seul espoir, mais rien n’est réglé », a réagi sur Europe 1 l’ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. © T. SAMSON/AFP © PRM/SIPA © M. MEDINA/AFP Eric Ciotti « Nous avons fait appel à l’autorité morale de celui qui a fondé notre famille. (…) Alain Juppé fait une proposition qui nous paraît sage et réaliste », s’est félicité le directeur de campagne de François Fillon.



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