Direct Matin n°1186 21 nov 2012
Direct Matin n°1186 21 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1186 de 21 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : L'insécurité inquiète

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 N°1186 MERCREDI 21 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR France MICHÈLE BELLON, PRÉSIDENTE DU DIRECTOIRE D’ERDF « NOUS SOMMES PARÉS POUR L’HIVER » Ils sont sur le qui-vive. Depuis le 1 er novembre, les agents d’Electricité réseau distribution de France (ERDF), filiale du groupe EDF, sont mobilisés pour assurer la continuité du réseau électrique français l’hiver. Comme chaque année, c’est la période la plus difficile à gérer, avec pointes de consommation et aléas climatiques. Pour Michèle Bellon, la présidente d’ERDF (nommée en mars 2010 par le PDG du groupe EDF, Henri Proglio), tous les moyens sont mis en place pour passer un bon hiver. RTE a annoncé des risques modérés de coupures d’électricité cet hiver. Etes-vous également sereine pour cette saison ? Le groupe EDF a déjà passé une pointe historique l’an dernier. Nous sommes à nouveau parés. D’autant que nous déployons cette année sur la France notre système Gériko pour la première fois. Nous recevons des alertes, via Météo France, en amont des intempéries. Ce qui nous a permis, lors d’un test, de mobiliser les équipes deux heures seulement après la tempête Joachim, en 2011. Les aléas climatiques sont de plus en plus nombreux. Comment anticiper et éviter les coupures ? Nous installons des automates (des capteurs) sur le réseau pour isoler les points de défaillance et minimiser les conséquences sur des lignes pour les consommateurs. Nous avons également une Force d’intervention d’urgence (Fire) qui intervient beaucoup plus vite. Autant de moyens qui nous ont permis de réduire le temps de coupure d’électricité en 2011 de 39%. © S. LAVOUÉ/PWP/ERDF Pourquoi ne pas miser sur l’enfouissement total des lignes ? Le réseau électrique d’ERDF compte 1,3 million de km, 41% est déjà enfoui. Une proportion qui augmente de 1% par an. Et plus de 95% des lignes de moyenne tension sont enfouies. Mais ce n’est pas une solution à tous les aléas. Pour les inondations notamment, où les moyens humains restent la solution. Une Force d’intervention d’urgence réduit le temps de coupure. Autre actualité, le remplacement des compteurs par les modèles interactifs Linky. Vous soutenez le projet. Pourquoi ? Ces compteurs vont permettre de capter énormément d’informations nécessaires à la conduite du réseau. Cela va donner des informations précieuses au consommateur. Est-ce qu’il y a eu des microcoupures ? Quel est son mode de consommation ? Et surtout, il n’y aura que des facturations sur index réel et non plus estimé. Fin 2014, les premiers compteurs pourraient être installés. Des discussions sont en cours avec tous les partenaires du projet. Que reste-t-il à fixer ? Le plus important demeure le financement. A terme, ce sont 35 millions ©C. ENTZMANN/ERDF L’ENTREPRISE EN CHIFFRES 1,3 million de kilomètres de lignes électriques sont gérées par l’entreprise. 11 600 km de nouvelles lignes électriques ont été construits entre 2010 et 2011. 35 millions de clients bénéficient des services d’ERDF, dont 450 000 nouveaux pour la seule année 2011. 3 milliards d’euros auront été investis au total par l’entreprise en 2012. Chaque année, ERDF augmente de 10% ses investissements. 11 millions d’interventions sont effectuées en moyenne par an. 35 000 salariés font partie du groupe. d’abonnés qui doivent recevoir un compteur Linky. Ce qui représente un investissement pour nous de 4,5 milliards d’euros. Nous sommes en concertation avec la ministre de l’Environnement, Delphine Batho, et les principaux partenaires concernés par ce dossier. Nous devons avoir la garantie d’un retour sur investissements, pour qu’au final cela ne coûte rien de plus au client.• Sur L’intégralité de l’interview de la présidente d’ERDF, Michèle Bellon. UN FINANCEMENT IMPORTANT DÉDIÉ À LA PRÉVENTION © PATRICK BERNARD/AFP L’enfouissement des câbles est privilégié dans les zones boisées. Les intempéries font parfois de gros dégâts sur le réseau. A la suite de vents violents, des foyers se retrouvent privés d’électricité, comme ce fut le cas en 2011 avec la tempête Joachim. Pour faire face à ces situations de crise, ERDF mise un maximum sur la prévention. Tout d’abord avec la modernisation du réseau. Les quelque 1,3 million de kilomètres de lignes que gère l’entreprise sont renforcés. Par exemple, les fils ne sont plus en alliage d’aluminium simple mais assemblés autour d’un câble en acier pour supporter davantage de poids. Dans les zones boisées, où les lignes sont particulièrement vulnérables en cas d’intempéries à cause des chutes d’arbres, l’enfouisse- ment est privilégié. Entre 2009 et 2012, l’objectif de mise sous terre a progressivement augmenté passant de 3 700 km en 2009 à 5 000 km en 2012. Ce projet mobilise un financement important : un kilomètre de ligne enfoui coûte entre 80 000 et 120 000 euros. ERDF effectue également chaque année un gros travail d’élagage pour diminuer les risques de chute sur les lignes. Et chaque arbre abattu est remplacé par un autre replanté en zone non dangereuse afin d’inscrire cette action de prévention dans une démarche de développement durable. Ce plan de modernisation et de sécurisation représente au total un investissement de trois milliards d’euros pour ERDF.•
13 France 13 LE JEU « VIRTUAL REGATTA » UN VENDÉE GLOBE VIRTUEL © N. CAILLEAUD POUR DIRECT MATIN Plus de 330 000 bateaux ont déjà pris le départ de Virtual Regatta. Si c’était réel, l’Atlantique serait embouteillé. Car plus de 330 000 bateaux ont déjà rejoint ce tour du monde à la voile. Un Vendée Globe virtuel dont le départ a été donné le 10 novembre (comme la vraie course) qui se joue sur le Net. Virtual Regatta est un jeu en passe de devenir un phénomène. « L’objectif était de faire connaître la voile au plus grand nombre, il est largement atteint », se réjouit Louis André chez Many Players. Basée en Ile-de-France, cette société spécialisée dans l’édition de jeux en ligne a mis au point le jeu en 2006 et espère franchir le cap des 500 000 joueurs, dont environ la moitié de novices. Il est en effet toujours possible de prendre le départ de la régate. Sur virtualregatta.com, tout joueur peut prendre les commandes de son bateau qui se placera en queue de peloton. A charge ensuite de donner le cap de son voilier selon les vents, dont la force et la direction sont régulièrement communiquées. « Les cartes météo sont actualisées chaque jour à 7h57 et 19h57, permettant de définir une stratégie pour 12 heures », explique Louis André. Mais les plus accros ne peuvent s’empêcher de jouer au bureau ou sur leur smartphone. Et de dépenser les 20 euros indispensables pour obtenir toutes les options de navigation et espérer boucler l’aventure en moins de 80 jours.• © N. CHEVEAU/SIPA ENGORGEMENT DES RÉSEAUX ORANGE BOOSTE LE WEB Orange veut fluidifier le réseau. Surfer toujours plus vite. C’est l’objectif d’Orange, qui vient de s’associer à un fournisseur d’accélérateur de contenus. Selon Les Echos hier, l’opérateur a signé avec le spécialiste mondial américain Akamai un protocole d’accord. Cette alliance doit permettre à Orange de doper le trafic web de son réseau, engorgé par la mise en ligne croissante de contenus multimédias. Concrètement, Orange va utiliser la technologie d’Akamai. Ce fournisseur d’accélérateur stocke une vidéo, un son… au plus près du consommateur et évite ainsi au contenu de faire à chaque fois des milliers de kilomètres à travers les réseaux de la planète pour arriver sur l’ordinateur, la tablette ou le téléphone portable. L’enjeu est crucial pour l’opérateur. Selon une étude d’Akamai, la moitié des internautes abandonnent le téléchargement d’une vidéo en cours de route dès que celui-ci dépasse les 8 secondes.•



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