Direct Matin n°1185 20 nov 2012
Direct Matin n°1185 20 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1185 de 20 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : Les Français dorment mal

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Grand angle N°1185 MARDI 20 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR DE L’INSOMNIE CHRONIQUE À LA SOMNOLENCE UN SOMMEIL TROP TROUBLÉ EN CHIFFRES 11% de la population déclarent avoir déjà consulté un spécialiste pour traiter leurs problèmes de sommeil. 9% des Français prennent habituellement des médicaments pour dormir, et 2,5% d’entre eux ont déjà eu recours à un enregistrement du sommeil pour le faire analyser. 4,9% des Français sont atteints d’apnée du sommeil, responsable durant la nuit d’interruptions ou de diminutions du flux respiratoire, qui augmentent les risques d’accidents vasculaires. Elle concerne 7,3% des hommes et 2,8% des femmes. La durée normale d’une nuit de sommeil s’établit autour de 7h30. Mais les Français ne dorment en moyenne que 7h13. © PETILLOT/SIPA 26% de la population déclarent faire parfois une sieste dans la journée. Les Français sont 9% à en faire une au moins trois fois par semaine, et 2% à la faire tous les jours de la semaine. (Source : Institut national du sommeil et de la vigilance) La majorité des Français de moins de 50 ans dorment mal ou de manière insuffisante. Un problème qui a des conséquences sur la santé. Teint grisâtre, poches sous les yeux, bâillements à la machine à café… le manque de sommeil est un mal récurrent. Entre 6 et 9 heures par jour pour les petits ou gros dormeurs, le repos nocturne des Français dure en moyenne 7h13, comme le constate l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) dévoilé aujourd’hui. Mais ce temps de repos est jugé insuffisant par l’immense majorité des personnes âgées de 15 à 54 ans, interrogées sur le temps de sommeil qui leur est nécessaire pour être en forme le lendemain. La population active est particulièrement touchée, avec notamment les femmes de 35- 44 ans qui estiment que ce déficit est de plus d’une demi-heure par jour. Problème le plus évident de ce manque, l’insomnie chronique, qui touche 16% de la population. Les femmes sont les plus touchées (19%) , et ce tout au long de leur vie. A l’inverse, les hommes le sont davantage en vieillissant. Elle concerne 3% des garçons de 15 à 19 ans, et grimpe à 18% chez les hommes de 45 à 54 ans. « L’insomnie est souvent due à des problèmes psychologiques, à un mal-être qui déborde sur le sommeil, note François Beck, sociologue à l’Inpes. Autres facteurs cités : les problèmes sociaux, comme le chômage ou la précarité financière, ou encore le stress au travail. Mais l’insomnie n’est pas le seul trouble constaté : les jeunes se couchent tard et le paient au réveil. Cumulant parfois console de jeu, télévision et smartphone dans leur chambre, ils perdent en moyenne, entre 11 et 15 ans, de 20 à 30 minutes de sommeil quotidien par an. Au final, les adolescents de 15 ans, qui dorment en moyenne 7h35, accusent près d’une heure de déficit sur ce qu’ils estiment quant à eux être leur temps de repos idéal. Le corps en danger Les conséquences de cette fatigue générale sont nombreuses. A commencer par la somnolence : un Français sur cinq avoue en souffrir au moins trois fois par semaine, selon des chiffres de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Pire, un Français sur vingt s’endort quotidiennement dans la journée sans pouvoir y résister. Un état de fatigue qui influe sur la productivité au travail ou sur la concentration en classe et, par ricochet, sur la réussite scolaire. Autre risque, connu, celui de la somnolence au volant. Selon la Sécurité routière, elle multiplie par huit le risque d’accident. Restent les conséquences directes sur le corps humain. Hypertension artérielle, obésité, diabète ou maladies cardiovasculaires comptent ainsi parmi les nombreuses pathologies pouvant être générées par des nuits mal gérées.• Sur Le décryptage complet de François Beck, statisticien et sociologue à l’Inpes. Un dîner trop lourd Les excitants Du sport trop tard À éviter Il faut éviter de manger des produits frits et des matières grasses lors du repas du soir. Le dîner, pas trop copieux, doit être pris au moins deux heures avant l’endormissement. Les produits excitants comme le café, le thé ou les sodas sont à proscrire après le début d’après-midi. Le tabac également, puisqu’il favorise les réveils durant la nuit. © S. SALOM-GOMIS/SIPA © MOOD BOARD/SIPA © P.WIDMANN/TPH/SIPA Mieux vaut éviter de pratiquer une activité physique le soir, particulièrement à l’approche de l’heure du coucher. En revanche, l’exercice physique durant la journée est bon pour l’endormissement.



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