CNews n°1183 16 nov 2012
CNews n°1183 16 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1183 de 16 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : le casse-tête de la Corse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Grand angle N°1183 VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR FLAMBÉE DE VIOLENCE ENTRE ISRAËL ET LA BANDE DE GAZA LA DANGEREUSE ESCALADE © J. GUEZ/AFP Vue de la bande de Gaza depuis Sderot, après un tir de l’armée israélienne, hier. Israël poursuivait hier son opération dans la bande de Gaza, malgré les menaces du Hamas, faisant craindre un véritable conflit ouvert. Le Proche-Orient est entraîné dans une nouvelle spirale de violences. Depuis le lancement avanthier de l’opération israélienne « Pilier de défense », au moins treize Palestiniens ont péri dans des raids aériens et trois Israéliens ont été tués par des roquettes tirées de la bande de Gaza. La tension montait depuis des jours. Elle a explosé mercredi quand l’armée israélienne a tué Ahmad Jaabari, chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas (qui contrôle la bande de Gaza). En représailles, les Brigades ont promis l’« enfer » à Israël. Réunion d’urgence à l’ONU, appels au calme : face à l’escalade, le monde est sur le qui-vive. La population du Sud approuve Israël assume totalement son intervention. Le pays « va continuer à prendre toute action nécessaire pour défendre sa population », a affirmé hier le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, certains ministres n’écartant pas l’option d’une opération terrestre.L’armée israélienne a autorisé le rappel de 30 000 réservistes en cas de besoin et des dizaines de chars étaient stationnés hier à la frontière avec Gaza. La population du sud d’Israël, exaspérée de devoir se terrer dans des abris quand les roquettes pleuvent, applaudissait de son côté l’action de l’armée. « Nous attendons depuis longtemps cette riposte, et nous félicitons les autorités d’avoir pris enfin la bonne décision », assurait David Bouskila, le maire de Sderot. En cette période électorale – des législatives ont lieu en janvier prochain – une opération terrestre n’est pas à exclure. « Elle peut jouer en faveur de Netanyahou, si elle est précise et chronométrée », estime Wassim Nasr, journaliste spécialiste du Proche-Orient. Naji Charab, professeur de sciences politiques à Gaza, pense qu’Israël « a réussi à créer un dilemme pour le Hamas : soit une confrontation totale, soit une trêve sur des bases nouvelles ». Et pour beaucoup, le Hamas a tout à perdre.• Région sous tension Le groupe islamiste peut en tout cas compter sur le soutien – en paroles – du président égyptien, MohamedMorsi. Ce dernier a dénoncé l’« agression » perpétrée par l’Etat hébreu et rappelé son ambassadeur en Israël. L’arrivée au pouvoir de cet islamiste idéologiquement proche du Hamas en Egypte (premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël, en 1979) pourrait changer la donne. Le Caire ira-t-il plus loin ? Selon Wassim Nasr, « l’Egypte n’a aucun intérêt à s’impliquer dans le conflit car après des violences dans le Sinaï, elle craint que la situation ne lui échappe », avec l’arrivée de terroristes palestiniens sur son territoire. Cette étincelle au Proche-Orient intervient alors qu’Israël doit déjà faire face au récent débordement du conflit syrien sur son territoire, dans le Golan. Selon le spécialiste toutefois, difficile d’imaginer qu’une coalition se forme contre l’Etat hébreu, le « Hamas ayant quitté l’axe Damas-Téhéran en s’alliant notamment avec les Qataris ». Et ce alors que le Qatar soutient les rebelles syriens.• Sur Le décryptage du journaliste et spécialiste du Proche- Orient Wassim Nasr. LE DÔME DE FER À L’ŒUVRE Hier, une cinquantaine des 200 roquettes tirées vers le territoire israélien depuis la veille avaient été interceptées par le « Dôme de fer » ou « Iron Dome ». Ce système de défense antimissile (dont chaque batterie est formée notamment d’un radar et d’un lance-missiles) est censé repérer, puis détruire automatiquement en vol les roquettes et obus de mortiers tirés vers les villes israéliennes. Aujourd’hui, trois batteries de Dôme de fer sont déployées dans le sud du pays et une quatrième devrait bientôt être opérationnelle. Une protection coûteuse : chaque tir coûterait près de 50 000 dollars. © J. GUEZ/AFP



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