CNews n°1181 14 nov 2012
CNews n°1181 14 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1181 de 14 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : une droite ferme et sereine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Grand angle N°1181 MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR FRANÇOIS FILLON, CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DE L’UMP « JE N’AI PAS DE COMPLEXES » SON PARCOURS François Fillon, ancien Premier ministre, dans son bureau à l’Assemblée nationale. A quelques jours du vote pour la présidence de l’UMP, François Fillon met ses dernières forces dans la campagne et défend sa vision de la droite. Le sprint final est lancé. Dans quatre jours, les quelque 300 000 militants de l’UMP désigneront leur président. Dans le match qui l’oppose à Jean- François Copé, François Fillon est le favori des sondages. L’ancien Premier ministre souhaite incarner une droite « ferme et sereine », une droite qui « n’a pas de complexes mais des valeurs ». Il y a six mois, Nicolas Sarkozy perdait la présidentielle. Avez-vous compris pourquoi ? A partir de 2008, le monde a connu une succession de crises économique et financière sans précédent depuis 1929. Les dirigeants politiques européens, de droite comme de gauche, qui ont dû affronter ces crises n’ont pas été réélus. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons été amenés à prendre des décisions difficiles, à faire des réformes qui nous ont permis de maintenir l’économie française la tête hors de l’eau. De son côté, la gauche a uniquement fait campagne sur l’antisarkozysme, aussi stupide qu’injuste. On en voit les limites aujourd’hui. La popularité de Nicolas Sarkozy peut-elle nuire à la légitimité du président de l’UMP ? Je ne le crois pas, car les adhérents et sympathisants de l’UMP ont compris qu’il s’agissait de deux notions distinctes. Les militants ne confondent pas celui qui sera dimanche prochain, suite à la décision de Nicolas Sarkozy de se mettre en retrait de la vie politique, le nouveau pré - sident de l’UMP, et l’homme ou la femme, qui en 2017, sera le mieux à même de nous faire gagner la présidentielle. « En cas de victoire, je tendrai la main à Jean-François Copé. » François Fillon Quel bilan tirez-vous du premier semestre de François Hollande ? En six mois, François Hollande a divisé les Français et montré son incapacité à être le président de tous les Français. Il a fragilisé l’économie en détricotant les réformes de compétitivité et a aggravé la situation du pays par une série de décisions idéologiques prises par son gouvernement. La récession est malheureusement à nos portes. Pour Jean-François Copé, la France a deux problèmes : l’économie et le communautarisme. Lequel est le plus grave ? Les deux, et cela exige des décisions fortes. Sur l’économie, le gouvernement a attendu six mois pour réagir. Malgré la lueur d’espoir du rapport Gallois, les choix du gouvernement sont inadaptés. Quant au communautarisme, c’est une menace pour la cohésion de notre pacte républicain. C’est pourquoi je suis opposé au droit de vote des étrangers ; il ne faut pas sectionner la citoyenneté de la République et cela entraînerait une dérive communautariste. Il défend une droite décomplexée. Et vous ? Je n’ai pas de complexes mais des valeurs. Je veux rassembler autour de valeurs aussi essentielles que fondatrices de notre pays : l’autorité, le respect, le travail et le mérite. Une droite ferme et sereine, une droite réformatrice qui n’a jamais cédé aux pressions de la rue. © F. BOUCHON/LE FIGARO 1981. Conseiller général de la Sarthe, il devient à 27 ans député de la 4 e circonscription, succédant à son mentor, Joël Le Theule. 1989. Réélu à l’Assemblée, il met ses pas dans ceux de Philippe Séguin chez les rénovateurs du RPR. 1993. A l’Enseignement supérieur, il connaît sa première expérience ministérielle. Il en vivra quatre autres avant 2007, dont ministre des Affaires sociales (2002-2004). 2005. Dominique de Villepin ne le reconduit pas au gouvernement. Il se rapproche alors de Nicolas Sarkozy et se met à son service. 2007. Début de son bail de 4 ans, 11 mois et 23 jours à Matignon, le plus long de la V e République après Georges Pompidou. 2012. Après 30 ans dans la Sarthe, il se fait élire député de Paris et se lance dans la course à la présidence de l’UMP. Vous avez dit dans « L’Express » que « seule une menace sur les libertés fondamentales (vous ferait) descendre dans la rue ». Est-ce le cas avec le mariage pour tous ? Je suis très hostile au mariage homosexuel et je m’y opposerai de toutes mes forces parce qu’il ouvre la voie à des modifications fondamentales de la filiation. Manifester ne suffit pas, même si je peux le comprendre. C’est pourquoi, si je suis élu président de l’UMP, j’organiserai un grand débat dans chaque département avec les spécialistes de la famille pour éclairer tous nos concitoyens sur les enjeux qu’on leur dissimule sciemment. L’UMP organisera le débat que le gouvernement refuse. En cas de victoire, quelle place accorderez-vous à Jean-François Copé ? Je l’ai déjà dit, je tendrai la main à Jean- François et lui proposerai évidemment de participer à la direction de l’UMP. Le 19 novembre, il s’agira de s’unir pour se mobiliser et se battre contre la gauche qui nous mène au déclin.• Sur L’intégralité de l’interview de François Fillon, candidat à la présidence de l’UMP.



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