CNews n°1179 12 nov 2012
CNews n°1179 12 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1179 de 12 nov 2012

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Matin Plus S.A.

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : Hollande... six mois de hauts et de bas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Grand angle N°1179 LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 WWW.DIRECTMATIN.FR FRANÇOIS HOLLANDE TIRE DEMAIN UN PREMIER BILAN SIX MOIS EN DEMI-TEINTE LE PARALLÈLE AVEC SARKOZY Après l’élection. Dès le lendemain de son arrivée à l’Elysée, François Hollande a connu une baisse de popularité, passant de 58 à 51 entre mai et juin. Nicolas Sarkozy (dont la popularité n’avait pas été mesurée au lendemain du scrutin) était à 59% en juin 2007. Durant l’été. Comme nombre de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy avait bénéficié d’un état de grâce, culminant à 65% de bonnes opinions en juillet 2007. Cinq ans plus tard, François Hollande n’en a pas bénéficié, plafonnant à 54%. Le président de la République, François Hollande, au sommet Euro-Méditerranée, à Malte, le 5 octobre dernier. Six mois après sa prise de fonctions, le chef de l’Etat part en reconquête. Il veut faire oublier des débuts en deçà des espérances. L’heure de vérité. Tel pourrait être le titre de la pièce que François Hollande jouera demain après-midi à l’Elysée. Presque six mois après la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et lui, le 15 mai dernier, le chef de l’Etat recevra 400 journalistes pour une conférence de presse qui va clore son premier semestre. « L’un des grands enjeux est de rassurer son électorat en remettant en perspective l’action des six premiers mois et en réexpliquant sa vision d’avenir », explique Yves-Marie Cann, de l’institut CSA. Une popularité à reconstruire Le constat est cruel : seuls 39% des Français font confiance à François Hollande pour affronter les problèmes du pays. Le baromètre CSA-Les Echos traduisait jeudi un quatrième mois consécutif de baisse de sa popularité. Jamais un locataire de l’Elysée n’a été aussi bas aussi tôt. « La popularité dépend des résultats, et ils se font attendre. Le redressement, ce n’est pas en six mois », assume le chef de l’Etat, espérant un rebond en cas d’éclaircie économique et sociale. Une majorité à maîtriser « Couac. » C’est l’un des mots les plus utilisés par la presse depuis le début du mandat. On l’a évoqué pour les tergiversations au sein du gouvernement (nucléaire, contrôles au faciès, 35 heu - res…) ou pour les heurts avec les écolos. Ceux-ci ont fait se poser la question de leur départ du gouvernement. Si François Hollande l’a jugé « possible », il a dit « ne pas le souhaiter », dans les colonnes de Marianne publié samedi. Cécile Duflot a réaffirmé hier sa fidélité. Ce n’est pas le cas des communistes. L’opposition a beau jeu de moquer « une majorité en lambeaux ». Une méthode appréciée La majorité aime à rappeler qu’elle ne fait pas comme Nicolas Sarkozy. Sa méthode, c’est la concertation, qui a déjà permis aux partenaires sociaux de s’accorder sur le contrat de génération. François Hollande en retire aussi les fruits avec les rapports Gallois ou Jospin. « Le triptyque concertation-décision-projet de loi suscite des critiques à droite et peut amener de la confusion à gauche mais il est apprécié par les Français car pour eux, engager des réformes de fond demande le temps de la réflexion », juge Yves-Marie Cann. Des actions reconnues « On a sauvé l’euro, engagé l’assainissement des comptes publics mais on ne l’a peut-être pas assez dit. » Pour ce cadre du PS, le problème, ce n’est pas le Ce n’est pas seulement le 94 e anniversaire de l’armistice de 1918 que François Hollande a célébré hier sous l’arc de Triomphe, à Paris. Pour son premier 11 Novembre à la tête du pays, le président de la République a en effet rendu hommage à tous les soldats morts pour la France. Il a ainsi remis la légion d’honneur à quatre résistants de la Seconde Guerre mondiale. © B. LANGLOIS/AFP A l’automne. En quatre mois, la popularité des deux présidents a connu la même trajectoire. François Hollande a perdu 15 points de bonnes opinions (39%) , quand Nicolas Sarkozy en avait perdu 14 (51%) en novembre 2007. Source : baromètre CSA-Les Echos. bilan (retour de la retraite à 60 ans, augmentation de l’allocation de la rentrée scolaire ou baisse du salaire de l’exécutif), mais l’absence de pédagogie. François Hollande l’a bien compris ; il va désormais défendre lui-même ses réformes. Il a commencé jeudi en allant sur le terrain signer les premiers emplois d’avenir et, demain, c’est son pacte pour la compétitivité qu’il va devoir expliquer aux Français.• Sur Le décryptage complet d’Yves-Marie Cann, directeur d’études à l’institut CSA. SON PREMIER 11 NOVEMBRE C’est Nicolas Sarkozy qui avait souhaité l’an dernier que cette date permette « la commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France ». Un projet de loi auquel s’était opposé François Hollande, mais qui a été entériné par le Parlement au début de l’année après de vifs débats, certains craignant la disparition des autres journées du souvenir. © SOLAL/SIPA



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