De ligne en ligne n°8 avr à sep 2012
De ligne en ligne n°8 avr à sep 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de avr à sep 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque publique d'information

  • Format : (210 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : interview d'Art Spiegelman, une icône de la BD.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
page 3 page 4 page 5 page 8 page 10 page 12 page 14 page 28 page 30 page 35 page 35 Vous avez la parole Non censurés… En bref Vu pour vous Dans le creuset du monde : l’atelier de Miquel Barceló Actu Les Français et la représentation politique, interview de Pascal Perrineau Ligne d’horizon Billy Som- Ireland Cartoon Library & Museum Au Centre Gerhard Richter : peintre, un point c’est tout Dossier : Avec ou sans bulles ? la BD La bande dessinée à la croisée des destins, par Thierry Groensteen Simplement complexe : interview d’Art Speigelman Comment notre cerveau décrypte les bandes dessinées par F.-Xavier Alario et Carlos-Miguel Hamamé OuBaPo mode d’emploi, par Étienne Lécroart MangAdos, par Christine Détrez Venez ! Georges Bataille : « vivre à hauteur de mort », par Jean-François Louette Une conférence sur rien (et trois paradoxes sur Cage), par Claude-Marin Herbert mai- Lire, écouter, voir Cabane et architecture mobile : du rêve d’enfant au signe du temps, par Maïta Luco-Brabant Alain Jouffroy à grands traits re Votre accueil Du levain pour les MIE BiblioSésame édito S’exprimer sans entrave S’il est une révolution culturelle qui touche à la vie de chacun et à laquelle le monde du livre et des bibliothèques doit être particulièrement attentif, c’est bien celle du numérique. La Bpi en est parfaitement consciente et mobilise toute son énergie pour rester en phase avec ce mouvement, voire l’anticiper. Mais derrière les multiples déplacements induits par la technologie se joue une mutation encore plus profonde, qui se révèle de façon évidente à chaque page de ce numéro : celle de l’expression. Qu’il s’agisse des tentatives d’Art Spiegelman d’explorer le rapport entre écriture et image jusque dans son jaillissement neurologique, du travail de Miquel Barceló, traquant l’origine de toute expression dans la matière même comme métamorphose sui generis de l’informe, ou encore de l’aspiration confuse de la démocratie moderne à dépasser les filtres de la représentation, il se trouve que les diverses approches présentées ici se font écho autour du désir croissant d’accéder à l’expression directe et continue de soi. De démocratiser, en somme, ce que l’aventure surréaliste avait initié et dont témoigne son dernier représentant vivant, Alain Jouffroy. La recherche d’une expression toujours plus immédiate ne peut qu’interpeller les bibliothèques, qui, traditionnellement, se situent plutôt du côté de l’expression différée transitant par la médiation du livre. Elle représente pour la Bpi un sujet de réflexion et d’action passionnant quant à son propre avenir. Patrick Bazin Directeur de la Bibliothèque publique d’information
vous avez la parole Depuis Alice 64 ans, chercheur spi I. Qu’est-ce qui vous a amenée dans cette exposition ? Je suis passée devant, je voulais travailler sur des livres, j’ai vu que c’était sur l’édition et ça m’a passionnée, parce que j’aime énormément l’écriture. Je trouve que le livre, c’est un cadeau que les auteurs nous font… Moi, c’est un des centres de ma vie. Qu’avez-vous pensé de l’exposition ? Je ne savais pas par où commencer. J’ai regardé d’abord ce qui se passait autour de la Guerre d’Algérie, dans les années soixante et puis, comme j’avais vingt ans en 68 et que l’on dit beaucoup de choses un peu schématiques et négatives sur cette effervescence, j’ai lu un peu… Je me suis rappelée Maspero, que j’aimais beaucoup quand j’avais vingt-cinq/trente ans. Je me suis dit que j’allais écrire le nom des livres parce que je m’aperçois qu’il y en a que je n’ai pas lus. C’est une très belle exposition. J’ai essayé de comprendre, en lisant ce que vous avez mis sur vos panneaux, comment la censure a évolué, si c’est une évolution un peu sauvage, un peu caricaturale, ou si au contraire il y a eu une vraie pensée. Et puis, ça nous fait réfléchir sur notre morale actuelle, nos valeurs, c’est passionnant : je vois qu’il y a le suicide là-bas avec le livre Suicide mode d’emploi. Et la sexualité aussi. C’est intéressant de se rendre compte si vraiment il y a une évolution ou une régression. Vous montrez des livres qui ont été des pierres blanches, des livres formidables, ils sont là, on peut les voir, on peut voir le titre, l’auteur, on peut comprendre la vie du livre, ils ont été censurés, pas censurés, et ça c’est précieux… Guillaume 29 ans Madeleine 62 ans Comment avez-vous découvert l’exposition ? Guillaume : J’ai vu l’affiche. C’est le thème qui m’a accroché. J’ai cru que c’était le musée Pompidou qui faisait l’exposition, j’ai demandé à l’espace Information du musée et ils m’ont redirigé vers la bibliothèque. Madeleine:Moi, je l’ai un petit peu suivi, mais les questions littéraires, éditoriales m’intéressent également. Je trouve la présentation assez didactique. J’ai retrouvé des auteurs, des œuvres, dont je savais qu’ils avaient été l’objet de censure ou de réticence, comme Régine Deforges, Henry Miller ou Salman Rushdie. Guillaume : L’exposition donne un très bon aperçu des problématiques juridiques, historiques, avec l’exemple des Éditions de Minuit. Une exposition dans les espaces de lecture, ça vous semble une bonne idée ? Madeleine : Ça permet de l’ouvrir au grand public, c’est plus accessible. Guillaume : Ça peut donner envie ; on est au milieu du fonds, on peut poursuivre l’exposition à travers les collections. NON CENSURÉS… quelques mois, la Bpi mobilise une partie de l’Espace Presse pour y présenter des expositions. Témoignages glanés dans l’exposition « Éditeurs, les lois du métier ». 471 Pascal 52 ans (lisant un journal) Est-ce que vous avez une idée du sujet traité par l’exposition ? Pas du tout ! J’en ai une petite vision à la lecture des différents panneaux qui sont devant moi… Je n’ai jamais fait d’expo ici, dans le Centre Beaubourg, je ne fais jamais d’expo, en général. Ici, à la Bpi, je viens pour lire la presse et les ouvrages qui sont à disposition, notamment dans ma spécialité, la comptabilité, pour continuer à me former. Pourquoi vous êtes-vous installé ici ? C’était juste pour m’isoler, pour lire mon journal, être tranquille. Les expositions dans une bibliothèque, ça vous paraît bien ? Oui, c’est une bonne idée. La démarche d’aller voir une expo peut être suscitée par l’emplacement. Et la présentation ? C’est très bien. Le gris métallique, c’est pas mal, et l’orange, c’est bien pour souligner. Ça vous donne envie de faire la visite ? Ça donne pas l’envie du contraire en tous cas ! Propos recueillis par Arlette Alliguié et Cécile Denier, Bpi 3 Fin vous avez la parole



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :