De ligne en ligne n°5 avr à sep 2011
De ligne en ligne n°5 avr à sep 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de avr à sep 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque publique d'information

  • Format : (210 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,3 Mo

  • Dans ce numéro : portrait de Georges Aperghis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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page 3 page 4 page 5 page 8 page 10 page 12 page 21 page 24 page 31 page 31 Vous avez la parole Du slam à l’âme En bref Actu Réseaux sociaux : the place to Bpi Quand les Beaubourgeois parlent de Bob, par Philippe Galanopoulos Ligne d’horizon Idea Store, une nouvelle marque de bibliothèques SoMmaire Au Centre Une certaine idée de l’Inde : entretien avec Sophie Duplaix Dossier : en compagnie de l’inde Mad in India, par Cécile Cazenave Les langues de l’Inde : un modèle d’intégration ? par Annie Montaut Le kaléidoscope des littératures indiennes, par Dominique Vitalyos Cette apocalypse-là, interview d’Indra Sinha Lire, écouter, voir Krach, subprimes & Co : la crise entre les lignes Venez ! À votre portée ? Georges Aperghis, portrait Gérard Garouste, « un fils, un peintre, un fou » Mémoires de guerre, par Pierre Hazan Corps toujours ! par Mathieu Chausseron et Nelly Quemener (revue Poli) Votre accueil Météo wifi BiblioSésame édito Du côté de chez Bob La bibliothèque de Beaubourg, « Bob », fonctionne comme un véritable mythe individuel et collectif : l’enquête que livre ici Philippe Galanopoulos sur les communautés Facebook constituées autour la Bpi le montre bien. Ainsi, même l’attente dans l’interminable queue certains jours d’hiver est revendiquée comme un parcours initiatique permettant d’en parler comme d’une expérience réservée à quelques élus. Plus qu’une bibliothèque fonctionnelle, pourvoyeuse de livres et de connaissance, la Bpi est vécue comme un lieu magique où, par une sorte de courbure de l’espace-temps, des mondes habituellement parallèles se rencontrent. Des bulles d’intimité se forment en toute promiscuité, la culture standard jouxte la marginalité, la rêverie sans objet côtoie l’acharnement à réussir. La Bpi aura vu se préciser, interférer, diverger bien des destins en cette période de la jeunesse où l’on s’apprête à basculer dans le grand bain de la vraie vie. Parfois même, c’est tout au long de l’existence, jusqu’à un âge avancé, qu’elle aura façonné ses adeptes. Elle semble en garder partout les traces impalpables. Comment s’étonner, alors, qu’elle soit d’emblée vécue sur le mode de la nostalgie, comme si le simple fait d’y entrer pour la première fois faisait ressurgir les fantômes d’un passé que l’on a toujours connu, à l’instar du fameux temps retrouvé ? La Bpi est une institution culturelle qui ne possède aucun chef d’œuvre impérissable, mais, plus que beaucoup d’autres dans Paris, elle marque à jamais ceux qui la fréquentent. D’être elle-même, elle se rend indispensable, avec une façon incomparable de susciter les cohabitations les plus improbables et de construire un temps à part. C’est pourquoi les nécessaires évolutions auxquelles la Bpi doit consentir à présent pour rester la bibliothèque pilote qu’elle fut dès l’origine ne sauraient rompre le charme « du côté de chez Bob ». Patrick Bazin Directeur de la Bibliothèque publique d’information Le titre de cet édito est dû à Arielle Rousselle, responsable des Éditions de la Bibliothèque publique d’information.
vous avez la parole DU SLAM À L’ÂME La Bpi organise des ateliers d’écriture slam, ouverts à tous, animés par le collectif Slam tribu, et régulièrement ponctués par des scènes ouvertes. Paroles d’apprentis slammeurs… Elisabeth (51 ans) Comment êtes vous venue au slam ? Comme Sophie, ici présente, je fais partie des RASED [Réseaux d’aide aux élèves en difficulté]. Nous travaillons avec des jeunes de douze ans, qui ont des problèmes de comportement et ne trouvent aucun intérêt pour l’école. Nous voulions mener avec eux un atelier de slam, parce qu’il y a le corps, la voix, l’écriture. Cet atelier à la Bpi est pour nous une aide, un support. Vous l’utilisez donc plutôt à titre professionnel ? Oui, mais j’y trouve aussi un plaisir personnel. Ça me fait du bien de me lancer un défi, de me présenter telle que je suis. J’ai été très surprise par certains de mes textes : des choses sont venues dans l’écriture, spontanément. Pratiquez-vous aussi d’autres formes comme rap, le hip hop ? Non. Ce que j’aime dans le slam, c’est la grande diversité dans les tons et dans les références culturelles – pas exclusivement aux cultures des cités. Manon (27 ans) Comment avez-vous découvert ces ateliers ? Par la newsletter de la Bpi. Et comme j’aime beaucoup écrire, je me suis dit que ces ateliers correspondaient à ce que je recherchais. Y avez-vous trouvé votre place ? Oui, je commence à bien m’habituer, à connaître les gens. Je suis dans une recherche d’écriture, et ces ateliers m’ont permis de maîtriser beaucoup plus mon processus créatif. Mais il faudrait que je progresse encore pour pouvoir envisager un jour de gagner ma vie avec l’écriture. Venez-vous aussi à la Bpi pour vos études ? Pour mes études, non : je suis vendeuse – mais à temps partiel, ce qui me laisse un peu de temps pour venir. Mammy slam (66 ans) Vous êtes une habituée de ces ateliers ? Oui. Je suis passionnée ! J’ai vécu un divorce et, du coup, j’ai voulu faire autre chose de ma vie. Je me suis dit : tiens, le slam, c’est quelque chose pour les jeunes, pour les « nouveaux », donc quelque chose de nouveau pour démarrer une nouvelle vie. Pratiquez-vous le slam à l’extérieur ? Je fréquente un atelier théâtre où on s’endort à mourir, où c’est chaque fois le même plan de séance. Au bout d’une demi heure que je m’y emmerde, ça y est, je fiche la pagaille : je fais du slam ! Frédéric (46 ans) Propos recueillis par Catherine Geoffroy 4 3 Malheureusement, je n’arrive pas à libérer ma main pour écrire. Il faut le groupe il me faut la « consigne ». La consigne est une contrainte qui libère l’esprit l’esprit rebelle, l’esprit contredisant et la main s’anime, rature, essaye, écrit. Et puis, on lit. Sophie (38 ans) Slam tribu : slamtribu@hotmail.fr www.slamtribu.com Inscription aux ateliers : 01 44 78 44 52 verdeille@bpi.fr Comme Elisabeth, trouvez-vous dans cet atelier plus qu’un apport professionnel ? Oui. Il me donne une meilleure connaissance de moi-même, c’est un peu ma thérapie : dans les jeux sur les mots, ce qui sort, ce sont mes préoccupations profondes. Grâce aux contraintes d’écriture que l’on vous donne ? Oui, mais surtout dans ce que j’écris chez moi, entre deux ateliers. L’écriture slam me convient bien parce que c’est court, oralisé et qu’il y a un rythme, parlé et chanté. Ça procède de l’écriture automatique. Fin vous avez la parole



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