De ligne en ligne n°4 jan/fév/mar 2011
De ligne en ligne n°4 jan/fév/mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque publique d'information

  • Format : (210 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : enquête sur les jeunes adultes et la presse magazine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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page 3 page 4 page 5 page 8 page 11 page 14 page 21 page 23 page 31 page 31 Vous avez la parole Voulez-vous parler avec moi ce soir ? En bref Actu Un bol de cacahuètes : les jeunes adultes et la presse magazine SoMmaire Ligne d’horizon Ado-compatibles : deux bibliothèques et des adolescents Au Centre Mondrian, les années-capitale Dossier : la création à l’œuvre Gao Xingjian, le passe-murailles Shocking ! Martin Parr Claire de nuit : Claire Denis Lire, écouter, voir Planète presse Venez ! Cinéma du Réel : derrière le Réel De Stijl, le style de la modernité Céline, réprouvé et classique Votre accueil S’associer aux associations BiblioSésame édito Lire le monde Jusqu’à la fin du XX e siècle les bibliothèques se sont employées à offrir une synthèse de ce que l’on savait ou éprouvait du monde. Chaque collection de livres condensait, comprimait, l’expérience humaine de telle manière que par un mouvement inverse de dépliement, la lecture permettait au voyageur immobile de se projeter vers l’extérieur suivant son parcours personnel. Nouvelle inversion de perspective : désormais le monde lui-même investit, directement et sans discontinuer, tous nos capteurs. Il devient notre expérience, concurrençant l’expérience différée du livre. Le livre dont la lecture se joue sur la scène d’un théâtre intérieur, retiré du monde pour mieux le représenter, le critiquer et y intervenir ultérieurement. Mais l’opposition n’est pas si simple. Le zapping, l’immédiateté, la stupeur ne substituent pas immanquablement à la pensée critique la drogue douce de l’émotivité et du consentement. Ils ouvrent aussi, en grand, nos fenêtres sur un potentiel d’informations, d’actions et de réactions qui porte encore plus haut la barre de l’exigence et face auquel, avouons-le, toute sélection de livres peut sembler limitée et, parfois, biaisée. Les bibliothèques se situent très exactement au point de rebroussement, là où les perspectives s’inversent, en miroir. C’est leur force. D’un côté, elles nous invitent au voyage intérieur, au-delà du miroir de la page, de l’autre, elles nous accompagnent dans le grand bain d’un monde saturé de signes et nous aident à le lire en direct. Encore faut-il qu’elles sachent éduquer notre regard personnel en cheminant avec nous, car le regard actif, dans sa mobilité, sa pluralité et son acuité croissantes, devient la forme ultime de la lecture. Lire le monde, porter un regard sur le monde, voilà un beau programme pour la Bpi. Un programme dont le Festival Cinéma du Réel, que la Bpi organise pour la trente-troisième année, est l’emblème, lui qui, précisément, pour mieux atteindre le réel, débusque, derrière le sujet, la qualité du regard. Patrick Bazin Directeur de la Bibliothèque publique d’information
vous avez la parole Atelier Atelier de français Radomir (23 ans, moldave) Un ami m’a conseillé de venir à la Bpi parce que c’est gratuit, j’y ai consulté le code de la route et j’ai vu qu’il y avait des ateliers de français. Je suis en France depuis novembre 2009, je travaille dans le bâtiment. J’ai appris le français tout seul, en travaillant. À part l’autoformation, j’utilise Internet et je regarde la littérature française : Proust… Kasuyo (30 ans, japonaise) Je passais comme ça, je venais utiliser un dictionnaire franco-japonais parce que je suis en train de faire une recherche J’ai appris un peu le français au Japon et j’habite avec une famille française. Mais je ne comprends pas bien quand les enfants parlent ! VOULEZ-VOUS PARLER AVEC MOI CE SOIR ? Atelier d’espagnol Stéphane (36 ans, français) Je me suis dit que c’était l’occasion de pratiquer, d’échanger avec des personnes qui viennent aussi pour cette langue, avec des personnes qui désirent progresser, et je ne suis pas déçu. Nicolas (23 ans, français) 1.‘L ; Ce qui est intéressant, c’est le côté humain, on se retrouve ensemble dans une même pièce, on échange, et on nous corrige tout de suite. En plus, c’est génial, c’est gratuit, il n’y a pas trop de monde, on n’est pas soixante-dix dans un amphithéâtre, et on peut compléter avec les ordinateurs. Je parle, tú hablas, we speak… la Bpi propose des ateliers de conversation en français, en espagnol et en anglais. Témoignages. d’anglais Abdelhamid (24 ans, algérien) Je suis venu pour parler l’anglais. La grammaire, le listening, je peux le faire tout seul. Mais pour parler, ce n’est pas facile de trouver des interlocuteurs. Ça m’a plu, c’était intéressant, très vivant. Non seulement on vient pour parler anglais, mais en plus on peut faire connaissance avec des gens différents, connaître d’autres cultures. Il y a des personnes qui viennent d’Iran, du Mexique, d’Italie… Une heure, c’est court, une heure et demie, ce serait bien ! Fabienne (59 ans, française) Je suis des cours à l’autoformation en anglais, informatique, allemand, espagnol, parce que je viens de terminer un CDD et que je suis en recherche d’emploi. Je fais ma recherche d’emploi le matin et je vais en bibliothèque l’aprèsmidi. Ce qu’on aimerait pour cet atelier, c’est que ça dure plus longtemps, plus que quatre séances. Propos recueillis par Philippe Berger et Cécile Denier 3 vous avez la parole Fin



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