De ligne en ligne n°25 jan/fév/mar 2018
De ligne en ligne n°25 jan/fév/mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jan/fév/mar 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque publique d'information

  • Format : (210 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : Edouard Glissant, poète-philosiphe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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sommaire page 3 vous avez la parole Récupérer, ça en jette ! page 4 en bref page 5 éclairage Édouard Glissant, poète-philosophe de la relation par Aliocha Wald Lasowski page 8 au Centre Sheila Hicks, la fibre de la couleur page 10 Objet choisi L’oiseau de Jakuta Alikavazovic page 12 dossier  : Reportage Une brève histoire du reportage par Myriam Boucharenc Enseigner le reportage, avec Nicole Gauthier On a rencontré le David Simon marseillais ! entretien avec Philippe Pujol Vivre de voyages et d’images avec Pascal Meunier Yasmine et Lisa dans la jungle entretien avec Lisa Mandel page 24 rétrospective Johan van der Keuken, Être présent au monde témoignages de Serge Toubiana, Annick Peigné-Giuly et Denis Gheerbrant page 28 lire, écouter, voir Qu’est-ce qui fait une nation ? page 30 venez ! Vertes nations, entretien avec Emanuele Coccia Jean Echenoz en trente minutes entretien avec Evelyne Loew Comment reconnaître une série scandinave ? page 34 actu Andréa Picard, le cinéma sans frontières page 35 votre accueil Fake News, même pas peur ! édito Un monde pluriel Une bibliothèque est une mosaïque de collections qui invite à investir tous les domaines, multiplier les croisements, favoriser les porosités, voire provoquer des collisions. En programmant des rencontres, lectures, ateliers, projections…, la Bibliothèque publique d’information a pour ambition de donner à voir, à écouter, à comprendre, sans se limiter à un champ disciplinaire ou un mode d’expression. En témoigne l’invitation faite au philosophe italien Emanuele Coccia dans le cadre du festival Hors Pistes du Centre Pompidou. Avec les armes de la philosophie, il interroge ce que les plantes ont à nous apprendre sur les vertus de l’échange. Se nourrir de l’échange, de la différence, c’est ce qui anime en profondeur la pensée d’Édouard Glissant. Les prochaines semaines seront l’occasion, à travers un cycle de trois rencontres, de découvrir ou redécouvrir l’œuvre plurielle du grand poète et philosophe antillais disparu en 2011. Aux nations repliées derrière des frontières, aux identités figées, il oppose le métissage, la rencontre imprévisible et fertile. À la mondialisation des échanges commerciaux, le Tout-Monde – une façon ouverte d’être au monde. La planète et ce qui l’agite, la bouleverse et la transforme, le documentariste Johan van der Keuken n’a eu de cesse d’en rendre compte. Une rétrospective de son œuvre riche d’une soixantaine de films est proposée par la Bpi, de janvier à mars, dans le cadre de la Cinémathèque du documentaire toute nouvellement créée. Le lancement d’une belle aventure qui se traduira dans les salles du Centre Pompidou par la programmation de projections quasiquotidiennes. Encore trop peu présent sur les écrans, le cinéma documentaire est une immersion dans une pluralité de mondes qui dit parfois autant de celui qui filme que de l’objet filmé. Le journalisme de reportage revendique, lui aussi, une part de subjectivité – « une subjectivité honnête », selon l’expression de Philippe Pujol. Le dossier de ce numéro, consacré au reportage, illustre cette tension entre narration et description objective des faits, entre fiction et réel, et fait ressortir la force du récit et du temps long pour « construire une vision intelligible du monde ». Bonne lecture ! Christine Carrier Directrice de la Bibliothèque publique d’information
Bpi vous avez la parole RÉCUPÉRER, ÇA EN JETTE ! Fin septembre, la Bibliothèque organisait le week-end Osez la récup’ ! avec, entre autres, un défilé de mode de la marque écoresponsable Les Récupérables, ainsi qu’un atelier créatif de « pnoufs » – pneus recyclés en poufs. Réjane, professionnelle de la mode et cliente des Récupérables Le défilé était très bien, la collection était cohérente en donnant envie de porter différemment un vêtement. Par exemple, la directrice artistique n’a pas mis les kimonos comme de simples vestes, elle les a noués dans le dos. Des mannequins de tous âges, de toutes morphologies ont défilé, on n’est pas du tout dans le mannequin que j’appelle « portemanteau », c’est chouette de voir ça. Ma génération, surtout dans mon milieu professionnel, est de plus en plus sensible aux projets écoresponsables. Des défilés en bibliothèque, on en a déjà vu. Mais qu’un défilé se fasse dans une bibliothèque publique française, au cœur de Paris permet de décloisonner la mode en montrant à tous des thématiques sociétales. Leïla, étudiante en école de cinéma Je suis venue au défilé parce que je connais un des mannequins. J’aime beaucoup le principe de récupérer des vêtements et d’en créer d’autres que les gens aimeront porter. C’est une autre manière de consommer, ça envoie un beau message à l’industrie de la mode qui est très polluante. Hamadou L’atelier Fabrication de « pnoufs » est très convivial, on apprend beaucoup. Pour moi, les démarches écologique et artistique sont liées. En récupérant, on voit qu’un objet a toujours une utilité et une durée de vie plus longue qu’on ne le pense. Je n’aurais pas eu l’idée de réaliser des poufs à partir de pneus. Franchement, je suis très étonné du résultat  : confortable, esthétique et écolo. Arthuro, sculpteur, et sa fille Lou On était déjà venus à un atelier Do It Yourself à la Bpi. Pourquoi le « pnouf » ? Bonne question ! On manque d’assises à la maison ! Blague à part, on préfère recycler et faire les choses nous-mêmes plutôt que de les acheter. À la maison, on fabrique des lampes avec toutes sortes d’objets  : compresseur à air, agrandisseur photo, machine à coudre, grille-pain. On va ramener nos « pnoufs » en Autolib’. Forcément ! On va jusqu’au bout ! Marie, étudiante en droit J’ai trouvé le défilé vraiment impressionnant. Je ne pensais pas qu’il aurait lieu dans la bibliothèque, mais plutôt dans les galeries du musée. Je viens souvent à la Bpi pour réviser, mais c’est la première fois que je participe à un des évènements proposés. J’entends pourtant toujours les annonces au haut-parleur ! Un défilé, ça fait du bruit, ça peut déranger les personnes qui travaillent, mais c’est de la culture aussi et un lieu de rencontre. Leïla et moi venons d’y faire connaissance ! Propos recueillis par Aymeric Bôle-Richard, Florian Leroy et Caroline Raynaud, Bpi 3 vous avez la parole  : Récupérer, ça en jette ! Fin



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